‹ Thérapeutique du magnétisme et du somnambulisme appropriée aux maladies les plus communesChapitre 3 sur 21 · MAGNÉTISME HUMAIN · texte numérisé non relu

MAGNÉTISME HUMAIN

Ce serait tomber dans une profonde erreur d’admettre que le magnétisme peut guérir toutes les maladies qui existent, on peut dire qu’il aide à leur guérison, et soulage presqu’en tous les cas: mais en faire une panacée, c’est généraliser ce qui ne peut l’être.

La définition que nous avons essayé de donner de cet agent, dit assez sa vertu primordiale. C’est une vigueur , une électricité , un propulseur de la vie en général. C’est par conséquent un stimulant, applicable à tout ce qui en a besoin; c’est pourquoi l’emploi du magnétisme humain est d’un succès presque certain dans tous les maux causés par la stagnation du sang, des liquides, des fluides, et des troubles nerveux. A l’exemple du fluide électro-galva-

nique, il dissout parfois des tumeurs, des bubons et des embarras sanguins, il cicatrise également, dans certaines circonstances, les tubercules pulmonaires, ‘à leur naissance , les ulcères'des intestins, des voies urinaires, des

parties extérieures du corps.Il est moins

puissant dans les obstructions du foie, les squirres, et les agglomérations de corps pierreux dont sont affectés tant d'hydropiques, de graveleux, de goitreux, etc., etc. Pour ce qui est du domaine de notre observation personnelle, nous n’avons pas à mentionner d’insuccès dans les cas suivants :

< ongestions cérébrales, dans leur début.

Fluxions de poitrine également dans leur début.

Embarras intestinaux.

Suppression des menstrues chez les femmes. *

Feux des voies urinaires.

Agitations nerveuses de l’estomac, déterminant des spasmes, des syncopes, enfantés par des gaz ou vents qui provoquent des convulsions très prononcées de cet organe.

Le magnétisme est également d’un grand secours contre l’épilepsie, les douleurs rhumatismales et les sciatiques. Dire à combien de maux les magnétistes l’ont appliqué nous serait impossible, nous conseillons d’avoir recours sur ce sujet aux ouvrages qui relatent ces guérisons, l’on sera aussi étonné des per-

sévérantes tentatives des magnétistes en ce genre que de la multitude de guérisons obtenues par cet agent : mais dans un grand nombre de cas ; les médicaments somnambuliques y jouent un rôle auxiliaire qui n’offre pas moins d’admiration à l’esprit humain. Aussi, pour être juste, il ne faut généraliser quoi que ce soit et ne pas se passionner pour un agent qui s’il a .sa puissance, à également des limites.

Nous n’en sommes encore sur cette question qu'au début; qu’aux premières observations, espérons que de savants magnétistes nous succéderont et fortifieront, par une pratique plus heureuse que la nôtre, la croyance à ce nouveau moyen thérapeutique qui peut prendre une place honorable parmi ceux de la médecine officielle, ce qui annulera les fâcheux effets de cette pommé de discorde jetée par.

les passions entre la médication diplômée et celle populaire.

Chaque fois que nous avons pu le faire nous avons employé le magnétisme dont nous traitons, allié à l’eau magnétisée, au souffle et à la salive.

Nous employons l’eau magnétisée, dans les embarras intestinaux, les feux des voies urinaires, qui ont une place très marquée dans les maladies qui nous assiègent, nous employons le souffle dans les congestions cérébrales, en soufflant à quelques pouces de distance sur le front et sur les tempes du congestionné. A

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plusieurs reprises, nous lésons également des passes lentes, surtout chez les enfants, partant de la tête, allant j usqu’aux pieds auxquels nous nous arrêtons en en prenant un dans chaque main,leur intérieur touchant laplante des pieds que nous tenons ainsi quelques minutes ; cè genre de magnétisation est nommé bain de pied magnétique, et s’emploie surtout dans la lièvre typhoïde chez les enfants, comme dans toute agitation du cerveau.

Dans les syncopes qu’éprouvent les femmes hystériques sujettes aux strangulations, nous plions un linge blanc que nous posons sur la gorge, nous soufflons à travers ce linge les lèvres collées dessus, et en pensée nous nous figurons inonder d'une douce chaleur cette partie que nous savons être contractée par les ramifications nerveuses qui l’étreignent. Ce qui sature ces dernières d’un fluide onctueux et chaud qui les facilite à se détendre. Ce genre de convulsion de l’œsophage, était nommé autrefois boule hystérique, on l’attribuait à la matrice qui remontait jusque-là... ce qui ne peut être. Ce trouble doit êtré attribué à des convulsions de l’estomac et non à cet organe. Des gaz contenus dans l’estomac ainsi que dans les intestins produisent souvent ces convulsions.Nous soufflons encore, dans ce cas de la même manière sous le sein gauche, avec la môme intention de dilater l’orifice de cet organe nommé pylore, qui se trouve être con-

vulsé et ne laisse plus un libre passage à l’air contenu dans les intestins... nous posons aussi la main à plat sous le sein gauche les doigts un peu élevés vers le creux de l’estomac, l’intérieur de la main appuyé à peau nue ou sur la chemise contre les fausses côtes, quelques minutes suffisent pour rendre le calme au malade.

Dans l’action du soufde, nous désirons qu’il entre dans l’estomac de haut en bas c’est-àdire qu’il descende vers les intestins... lorsque les gaz sortent par le haut ou par le ba,s, nous •faisons quelques passes à une faible distance en partant du cou, passant sur le sein gauche, revenant vers le creux de l’estomac par une courbe, puis contournant vers le flanc gauche, avec l’intention de toueher là rate qui se trouve placée dans cet endroit e', descendre jusqu’à l’aine gauche afin de faciliter leur descension vers le rectum.

Nous n’avons jamais vu une syncope de cette nature insister cinq minutes à ce genre d’insuflation et de magnétisation. Si la personne n’est pas au lit il sera plus facile de poser les main en opposition dans cette circonstance, c’êst-à-dire, l’une sur le creux de l’estomac et l’autre sur les reins, en leur faisant suivre à toutes les deux le même trajet dans leur parcours.

Si la syncope est causée par le séjour des

aliments dans l’estomac, ils passeront bientôt dans les intestins.

Dans les emballas intestinaux nous soufflons de la même manière sur le ventre, toujours avec l’intention de calmer. C’est dans l’intention de détruire ces troubles que nous faisons boire au malade, le matin à jeun; un verre d’eau magnétisée, le verre d’eau manquera rarement de provoquer une selle convenable; des centaines de faits de ce genre nous ont prouvé l’efficacité de cette eau, surtout quand on a eu la pensée, en la magnétisant, d’obtenir un tel résultat. .

Trois ou quatre insufflations sur cette eau, ou sur les parties du corps dont nous venons de parler, suffisent pour obtenir le résultatdésiré.

Dans les accès d’épilepsie, nous soufrions à cinquante centimètres du crisiaque dans la direction du front, étant animé par une très forte volonté de dominer le mal, c’est-à-dire de faire pénétrer le souffle jusqu’au cerveau, afin de le calmer en le rafraîchissant, car presque dans toutes ces crises il y a congestion momentanée, occasionnée par la tension des rameaux nerveux, sur les artères et les veines qui les avoisinent.

Nous soufflons égal unent sur le creux de l’estomac comme nous l’avonsenseigné, les lèvres collées sur un linge, afin de détendre les nerfs étreignant cet organe, vu qu’il joue un grand rôle dans ces crises.

et du somnambulisme

Nous ne laissons personne toucher l’épileptique, que pour adoucir ses mouvementsen glissant clés coussins, ou de la paille sous les parties de son corps qui sont agitées. Nous avons remarqué que plus on employait de force pour tenir les membres des crisiaques en repos, plus ces derniers en obtenaient et en déployaient; ce qui nous a fait présumer qu’ils absorbaient à leur profit la force qu’on prodiguait à les tenir en repos et qu’ils en étaient plus agités. Ce qui nousa confirmé dans cette opinion, ce fut une voisine prise un jour d’une telle attaque auxquelles elle était très sujette ; à chacune d’elles, son mari (homme qui portait un fardeau de neuf cents livres), ne pouvait tenir en repos un de ses membres, trois à quatre hommes se trouvaient ainsi épuisés avant que cptte femme fût calmée, ses crises durant deux à trois heures.

Uu jour qu’elle était dans ce triste état, nous entrâmes chez elle, et nous nous plaçâmes au pied de son lit, la fixant avec une forte envie de la calmer, nous eûmes l’idée de souffler de cette distance vers sou front, a un moment où elle s’asseyait dans son lit, et où elle gesticulait avec force, notre souffle la renversa sur le dos comme un faible roseau se courbe sous l’ouragan; nous priâmes alors les personnes qui la tenaient delà laisser libre, après quelques minutes, elle était rentreé dans son état normal. Nous eûmes le bonheur, dans d’autres crises,

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de la calmer en nous y prenant de la même manière enfermé seul avec elle. Nous ignorons si ce souffle est généralement aussi puissant chez et sur tous les êtres, mais pour ce qui nous concerne, nous ne connaissons rien audessus de sa force.

Notre lucide, Adèle Maginot, à laquelle nous avons laissé la liberté d’appréciation, de discussion, et d’action dans ses sommeils magnétiques comme à tous les lucides que nous avons faits, liberté que nous eussions désirée pour nous-même, en profita un jour à la suité d’unealtercation quenous avions eue ensemble dans son sommeil, pour se lever de dessus son siège sans permettre que nous la rendissions à son état normal, voulant s’en aller dans cet état! Comme nous savions que sa vue dans ce moment, ne lui permettait pas de se conduire dans la rue, nous ne crûmes pas devoir céder à ce caprice. Après.avoir usé inutilement la patience que nous possédons pour la faire revenir sur son idée par des paroles démonstratives et concluantes, elle nous délia de l’empêcher de s’en aller, nous nous trouvâmes placé ainsi devant la nécessité de nous prendre corps à corps avec une femme de première force, ou de l’abandonner dans cet état sur la voie publique où nous savions qu’elle ne pourrait se conduire, vu qu’elle ne voulait pas être réveillée, nous essayâmes vainement de notre volonté et de notre force magnétique, nous

ET DN SOMNAMBLISME

nous posâmes alors résolument devant elle, pensant qu’elle ne passerait pas outre, nous ne tardâmes pas à avoir la preuve du contraire en nous voyant jeté brutalement de côté, ainsi que le bouton en cuivre de la porte qu’elle avait arraché! une bonne pensée s’offrit à notre esprit, nous sortîmes aussitôt par une autre porte donnant par un corridor sur le palier de l’escalier, quitte à nous y voir jeter, nous nou 3 trouvâmes ainsi lui faire face à nouveau, malgré une distance de deux mètres environ qui nous séparait, nous lui soufdâmes vers le front, avec une telle fore' 1 , qu’elle chancela à l’instant, et nous n’eûmes que le temps de la recevoir dans nos bras! grande fut notre surprise alors de voir cette femme, si irritée et si volontaire, porter la main à son front, comme si elle venait d’y recevoir un coup quelconque, le calme revint dans ses pensées; nous profitâmes de ce succès, la menace entre les lèvres, et la colère loin du cœur, pour lui signifier que si jamais elle voulait, comme en cejour, ne pas apprécier nos sages et dévoués conseils, elle s’en repentirait. Les lucides ont parfois de ces caprices qui mettent leur magnétiseur dans un fâcheux embarras, nous conseillons de ne pas leur céder, surtout dans le cas précité.

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