‹ Thérapeutique infantile (volume 2)Chapitre 1 sur 58 · PREMIÈRE PARTIE Deatîtîon. — Ses accidents · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE Deatîtîon. — Ses accidents

Quelles que soienl les idées qu'on prolesse sur les aecidonls dits de denlition, que celle-ci eu soit la cause ou simplement l'occasion, il n'en est pas moins vi'ai que la période de la première dentition est une période critique chez l'enfant.

Les accidents ijii'on peut être appelé à traiter sont dus : i" soit à l'évolution des dents elles-mêmes ; 2° soit à des irritations locales de voisinage : stomatite, gingivite ; 3« soil à des infections accidentelles, comme certaines diarrhées, ou à des troubles nerveux réflexes.

r/évolution des dents, chez un enfant bien portant, est sujette à des variations assez grandes, quant à l'époque où elles apparaissent. En général, le premier groupe, formé des deux incisives inférieures médianes, apparaît vers six mois et demi et met une dizaine de Jours à sortir. Les autres groupes suivent: les deux incisives médianes supérieures vers neuf à dix inois; puis, presque immédiatement, les deux incisives latérales supérieures.

Au bout de deux mois environ commence l'évolution des deux incisives inférieures et des quatre i»rcmières molaires; la première canine apparaît vers

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dix-huil mois, les autres deuLs suivenl de telle façon que la première dentition tv.ngt dents) est r.r>mnlètevers26 mois.

' ^sion clans tordre .^apparUion des dents ne provoque pas une intervention thérapeutique quelconque- iï nen est pas de même du retarçU qu. doit fai^-e soupçonner soit le rachitisme, soit plus simplement une alimentation insutTisante par le sein ou âéfectueuse, s'il s'agit d'une alimentation artiflcielle et mal choisie. C'est de ce côte qu il faut dm- Ser la thérapeutique.

La gencive tendue, rougeoumeme indurée etd aspect corné, semble s'opposer à la sortie de la den ; fes phénomènes réllexes, dits de dentition, sont très accusés ; et, de fait, l'enfant semble souffrir beaucoup à ce niveau. Pour remédier à cette situation dou ou reuse, on a proposé une pratique sur laquelle d e.t bien difficile de se prononcer, puisque des médecins, faisant autorité, l'ont tour à tour prônée ou disqualifiée comme inutile : c'est l'incision des gencives. Quoi qu'il en soit, cette opération est simple, sans aucune gravité, à condition qu'on la fasse aseptiquement et non par un coup d'ongle. L'incis.on doit être faite parallèlement à la dent, ou en croix ; ou même, d'après Barthez et Sauné, en hachure si la gencive est cornée. L'hémorragie est insigndiante, et on n'observe jamais d'ulcération consécutive.

L'existence de dents, au moment de la naissance, constitue un phénomène plus rare. Hénoch a observe plusieurs exemples de ce genre. Les dents se présentent sous deux aspects : elles sont mobiles, mserees dans le repli de la gencive — le plus souvent, ce sont les deux incisives inférieures — elles peuvent même donner lieu, sur la face inférieure de la langue, à

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