II. — I*éi"îocle de l'infection intestinale aiguë
liidieaiioiis diététiques. — Les indications diététiques sont tirées de la pathogénie des accidents dus à l'infection intestinale, et des troubles de sécrétion et de motricité qui les accompagnent; elles nécessitent la diète, dès le début de la période suraiguë, sinon d'une façon absolue, du moins par suppression temporaire du lait, puisque c'est dans cet aliment que les microorganismes trouvent d'abord les éléments de leur développement.
L'intolérance complète du tube digestif justifie cliniquement cette indication rationnelle. Il est cependant nécessaire de soutenir l'enfant et de lui donner une certaine quantité de blancs d'ceuf battus dans de l'eau bouillie sucrée. L'albumine du blanc d'œu'f jouit d'abord de joroprié tés bactéricides ; elle ne fournit pas ensuite d'éléments à la fabrication des toxines. Le café léger, le thé léger, les infusions stimulantes de camomille, l'eau bouillie additionnée de cognac ou de rhum, peuvent y être ajoutés. Il ne faut pas limiter la quantité de liquide, sous prétexte que les boissons augmentent la diarrhée, car nous avons à lutter contre la déperdition séreuse que la diarrhée fait subir à l'organisme, et nous devons favoriser l'élimination, par les reins, des poisons qui sont absorbés et (jue le foie détruit insufTisamment dans les cas graves.
Cette diète devra être continuée rigoureusement, tant que les accidents locaux ou généraux ne se seront pas amendés. Le plus souvent, après un laps de temps de deux ou trois jours, on pourra revenir à l'alimentation lactée, mais avec quelles précautions ! Le lait de vache doit être rejeté, sinon très étendu d'eau iDOUiilie sucrée, et additionné de lactose, à raison d'une demi-cuillerée à café pour un biberon de cent grammes. Souvent môme on est obligé de nourrir les enfants à la cuiller. Il est préférable que le lait provienne de la mère ou de la nourrice : les tetées seront modérées et exigeront une grande surveillance. A défaut de ce genre d'alimentation, ilconvlendraitd'adopter le laitd'ânesse fraîchement trait. Si les phénomènes gastro-intestinaux reparaissent, il faut prescrire de nouveau l'eau albumineuse, et ainsi de suite.
Nous recommandons au médecin d'insister, auprès des parents, sur la valeur nutritive de cette eau et sur les inconvénients de l'alimenlation lactée. Les parents sont naturellement enclins à attribuer à la diète l'affaiblissement causé par la maladie ellemême, et à reprocher au médecin les prescriptions alimentaires qu'il a établies à un moment où l'enfant était relativement bien portant.
La diète est la base du traitement: le médecin doit la prescrire et l'imposer; lorsqu'elle doit être prolongée, il est permis défaire une nouvelle tentative et de donner à l'enfant du képhir n" 2, c'est-à-dire un lait qui a subi la fermentation lactique et que l'estomac supporte quelquefois. iAlalheureusement son goût et sa saveur en rendent l'administration incertaine, diflicile.
La rigueur de cette diète est entièrement subor-
S6 TIUITEMENT DES MALADIES DU TUBK DICKSTIK
donnée à la gravité des cas qu'on a sous les yeux. C'est au médecin de la diriger convenablement selon les lndicationsparticulières:à mesure que les symptômes s'améliorent, on revientpelit à petit au régime lacté ordinaire, mais en substituant de préférence au biberon, si l'enfant était élevé artiGciellemeut, une bonne nourrice.
Traitemciii paihoséiiiqae : aniisejjsie, irrigation (jastro-inlestinale, lavage de r estomac.
Ce traitement est le complément de la diététique que nous venons d'étudier, et complète le traitement pathogénique. Il a pour base l'emploi des substances antiseptiques internes qui arrête la vie des micrùorganismes, ou la modifie ; l'élimination rapide du contenu intestinal toxique, soit par le lavage de l'estomac, soit par les irrigations intestinales ; la neutralisation in situ des produits de fermentation, qui, en dehors de leur action toxique générale, peuvent avoir une action irritante locale. La réaction alcaline ou acide des selles permet de se guider dans cette voie avec quelque certitude.
Au premier rang de ces antiseptiques, il faut placer le calomel qui agit à la fois comme évacuant et comme antiseptique. On le prescrit à la dose journalière de o centigrammes, mélangé à de la poudre de sucre, jusqu'à un an ; de 0 gr. 10 jnsqu'à 2 ans. On le fait prendre en une fois, à jeun, ctconL-urremment à l'eau albumineuse, ou en deux doses. Ce médicament réussit en général très bien, dès le début des infections intestinales.
L'acide lactique a été préconisé par M. Hayem et regardé comme le meilleur antiseptique des diarrhées infantiles, du moins dans les formes aiguës. D'après M. Thiercelin (thèse citée), il est à la fois
microbicide et antiloxique, puisqu'il tue les germes infectieux et diminue la toxicité des poisons microbiens auxquels on le mélange. Ses indications seraient donc limitées à ces cas aigus, car il réussirait beaucoup moins bien et serait même nuisible dan.s les formes chroniques, avec dilatation de l'estomac, dans lesquelles il ralentirait encore les phénomènes digestifs. Sa dose est d'environ 2 grammes dans les 24 heures, au-dessous d'un an.
10 Acide lactique: 2 ou 3 grammes.
Sirop de coings 30 grammes.
Eau. 123 -
20 Acide lactique 2 grammes.
Sirop de gomme 20 —
Eaul 80 -
On emploie également, avec succès, les médicaments suivants :
Le salicylate de bismuth, 1 gramme par 24 heures
ou davantage.
Le salol (0,30 à 1 gramme) ; le benzoate de naphtol ■p ou benzonaphtol; le salicylate de naphtol |5 ou bétol (l gramme), le sous-gallate de bismuth ou dermatol (0 gr. 25) (Comby), la résorcine (0 gr. 30 à 0 gr. 50)
Ces médicaments peuvent être avantageusement combinés entre eux, en particulier les sels de naphtol ^ avec le salicylate de bismuth. Selon la judicieuse remarque de M. Le Gendre, ils doivent être administrés à doses fractionnées et répétées dans les 24 lieures, conformément aux règles de l'antisepsie intestinale, formulées par M. Bouchard.
11 n'est pas mauvais d'adjoindre aux potions, comme véhicule, de l'eau de chaux : l'action précipitante bien connue des sels de chaux sur les ptomaïncs
et les alcoloïdes, permet d'envisager ce médicaiDenl comme un anli-toxique d'une réelle valeur. On ajoute donc au sirop oO grammes d'eau de chaux médicinale.
A ces substances chimiques antiseptiques ou antitoxiques il estbon d'ajouter lesirrigationsintestinales, et, danscertainscas, le lavage del'estomac.Cen'estpas là d'ailleurs une médication simplement évacuante ; les lavements permettent, en efifet, l'absorption d'une certaine quantité de liquide, dans les cas où il existe des déperditions aqueuses abondantes du fait de la diarrhée; bien plus, lorsque les lavements sont donnés froids, ils stimulent l'activité hépatique.
On se sert pour ces lavements, soit d'infusions de camomille, de racines d'ipéca, d'eau amidonnée cuite, soit de solutions antiseptiques légères, eau boriquée saturée, eau naphtolée (1) de solutions contenant, pour 100 grammes d'eau, par exemple, 2 à3 grammes de benzoate de soude, de salicylate de soude, etc. Quelquefois on a eu recours au nitrate d'argent (5 centigrammes pour 100 d'eau).
Le lavement doit être poussé doucement, l'enfant étant couché sur le dos; la quantité d'eau doit être assez abondante pour permettre un lavage très étendu dans l'intestin. Au-dessous de deux ans, 100 grammes d'eau sont suffisants; cette dose s'élève en moyenne de 20 à iiO grammes par année d'âge. On se sert soit d'une seringue, soit d'un irrigateur. La seringue, qui peut être démontée et stérilisée, est de beaucoup préférable, car elle entraîne la suppression des tubes en caoutchouc et comporte un dosage plus précis du liquide employé. On y adaptera naturellement une canule en caoutchouc mou et un peu
(1) relire bouillir 20 ccntii;r;iinmcs cle naplilol (5 dans 1000 grammes il'cau et lillrer (Le Gendre).
INFECTION INTESTINALE AIGUK
lonj^iie. Il l'auL rejeter l'usage des poires en eaoutoliouc, dont le nettoyage est à peu près impossible et qui sont des réceptacles à fermentation, surtout lorsqu'on emploie des lavements mucilagineux. La seringue en étain, en verre, ou en gutta-percha, reste le meilleur instrument.
Les lavements peuvent suffire dans les cas bénins; ils doivent être remplacés dans les éventualités graves par les irrigations intestinales, préconisées par Monti. On sait que les liquides introduits dans le rectum peuvent lorcer la valvule iléo-caicale et pénétrer dans l'intestin grêle et jusque dans l'estomac. On se serre d'une sonde molle n° 25, de la litière Charrière, qu'on introduit de 12 à 15 centimètres dans le rectum de l'enfant, légèrement incliné sur le côté droit. On maintient l'orifice anal avec les doigts et l'on réunit la sonde, par un tuyau en caoutchouc, avec un bocal élevé de 15 à 20 centimètres au-dessus du plan du lit, et contenant un litre au plus d'eau bouillie ou d'eau antiseptique. .\'ous verrons plus loin les indications particulières à l'irrigation froide ou tiède.
Le lavage de l'estomac est enfin un précieux moyen d'évacuation mécanique des matières toxi- (|iics, contenues dans cette cavité. 11 est indiqué, lorsque les vomissements sont incessants, et il est >usceptible de mettre un terme à une situalion Ifsespérée. A cet effet, on se sert d'une sonde en r;ioutcliouc rouge n° 8 à 12, à laquelle est adapté un i ntonnoir en verre. On mesure la distance qui -'■pare les arcades dentaires du cardia, selon le pro- ' ''dé de M. Picot, en mesurant celle qui sépare le liont, en son milieu, de; l'appendice xyphoïde : l!S centimètres environ chez le nourrisson.
L'introduction se fait comme cliez l'adulte, et le lavage s'opère soit avec le simple entonnoir, soit avec une pompe. On peut se servir d'eau bouillie, d'eau salée (5 0/00), d'eau boriquée à 4 0/0, d'eau additionnée de borate de soude, ou de benzoate de
soude à 3 0/0.
indicaiions cliniques : forme pyrétique^ forme al-
(jidc.
Jusqu'ici nous n'avons eu en vue que les indications thérapeutiques rationnelles de la maladie, tirées de la pathogénie des infections intestinales, abstraction faite du malade lui-même. Il nous faut maintenant envisager les effets produits chez l'enfant par ces fermentations intestinales anormales et les moyens d'y remédier, d'après les indications fournies par l'examen des formes cliniques.
Or, si la diarrhée et les vomissements sont des symptômes communs à celles-ci, il n'en est pas moins vrai que leur intensité et leur aspect diflërent et que, d'autre part, l'action des poisons absorbés diffère également selon la dose, selon la nature, selon les résistances individuelles propres, dans lesquelles le foie par son action d'arrêt et de destruction des poisons, le rein par sa perméabilité plus ou moins grande, jouent un rôle des plus importants.
Enfin, il y a lieu de tenir compte de la résistance aux poisons, variable également, que présentent les différents sujets, en particulier de la résistance des éléments nerveux. 11 y a là des indications à intervention plus ou moins énergique et qui sont lie nature à violenter ou à modérer le zèle thérapeutique du médecin.
Si nous envisageons les symptômes généraux
qu'elles provoquent, les infections gastro-intestinales se présentent sous deux formes :
1" une forme avec élévation de température : entérites aiguës des auteurs, diarrhées dites par Marfan toxi-infeclieuses fébriles, diarrhées à forme pyrétique ;
2° une forme avec algidité, dénommée communément choléra infantile, depuis Trousseau. Celle-ci peut s'établir d'emblée, ou être une terminaison de la précédente; elle est d'ailleurs beaucoup plus grave.
Chacune de ces formes comporte des indications thérapeutiques spéciales et des contre-indications qu'il faut connaître.
1" t'onne pyrétique. —La fréquence des selles, les douleurs intestinales, les vomissements, nécessitent souvent une intervention thérapeutique dont l'opium fait la base. Cette médication, employée dans des limites raisonnables, a sa justification dans l'action bien connue de l'opium sur les contractions intestinales, et sur les sécrétions glandulaires; et, d'autre part, dans le soulagement qu'elle procure aux enfants tourmentés par les douleurs abdominales, menacés quelquefois de ce chef de phénomènes nerveux plus ou moins graves : agitation, insomnie, convulsions. M. J. Simon emploie le laudanum de Sydenham : une goutte chez les nourrissons, dans une potion gommeuse pour 21 heures, ou l'élixir I)arégorique à la dose de cinq gouttes prises de la même façon. L'usage, dans tous les cas, devra en être surveillé, en raison de la susceptibilité excessive des enfants vis-à-vis ce médicament. L'envelop- I)ement ouaté du ventre, recouvert d'un corps gras «•liaud : huile de camomille camphrée, vaselinti
TIlÉRArEUTlQUE INFANTILE. — T. II. 4 ,
6^ ÏKAITEMliNT DES MALADIES DU TUlil': DIGESTIF
Loriquôe, huile de jusquiame, etc., est encore un moyen anodin d'éviler les coliques inleslinales que lé contact du froid sur le ventre réveille si facilement.
• Le régime diététique et antiseptique des enfants sera celui que nous avons étudié plus haut. Insistons ici sur l'importance du caloniel donné de bonne heure. ICn raison des déperditions séreuses, ■là soif des malades est intense; on ne devra pas •leur refuser les boissons sous forme de grogs, et de thé légers, de préférence glacés, surtout si les vomissements sont tenaces.
Les lavages intestinaux concourent au même but. Outre leur action évacuatrice, ceux-ci ont encore l'avantage, lorsqu'ils sont donnés froids, comme dans le cas qui nous occupe, d'exciter les fonctions hépatiques, de relever le pouls par absorption d'eau, et d'abaisser la température. Lorsque celle-ci est très élevée, au-dessus de 39°, 5, par exemple, que la langue est sèche, les urines rares, le pouls faible et qu'on observe des phénomènes nerA-eux dus à l'intoxication (excitation, convulsionsl, les bains froids à 25 degrés sont absolument indi([ués. Ces bains peuvent être répétés plusieurs fois dans les vingl- ([uatre heures, lis i)euvent être simples, salés ou sinapisés.
Certains auteurs américains ont insisté sur les niancruivj-es hydi'o[liéra[)iques praliquées dans le i.icmj but et sous forme de {Viciions éncrgi(]ues failes avec d(> l'alcnol cl de l'eau glacée (Gross., de ^'ew-Vork).
-." !<\)rmo aUj'uU [rhoUra iiifa)iliie). — L'aspect des ■•^''lles (>L les phénomènes généraux cnraclériseni foiuplrUMuenl celle forme heaucouj) plus grave. De
IM'liCTION IN'ïESTIiN'ALK AlOUK <i:^'
verlos qu'elles étaient, les selles deviennent aqueu-; ses, séreuses, incolores ou grisâtres, incessantes. En outre, l'amaigrissement, l'aspect cholérique, la prostration, le relroidissement sont les caractères fondamentaux de cette forme.
Ici, il ne faut pas perdre son temps, il faut agir bien et vite. La médication pathogénique passe au. second plan, la gravité des symptômes prime toute autre indication thérapeutique.
La meilleure pratique locale est l'évacuation rapide du tube digestif par le lavage de l'estomac et les irrigations intestinales, qui devront être tièdes, ;i 38 degrés, contrairement à ce cju'on fait dans la forme pyrétique. Si les vomissements ne sont pas trop violents, on administrera du café, du thé, du grog, des infusions aromatiques chaudes; certains auteurs recommandent cependant des boissons glacées.
Ceci fait, il faut parer au danger résultant de la Hon-élimination du poison résorbé et des déperditions exagérées d'eau, causées par la diarrhée : torpeur du foie et des reins, aiïaiblissement des contractions cardiaques, collapsus du système nerveux, algidité.
Les irrigations intestinales contribuent, pour leur part, à rendre au sang une partie de l'eau qu'il a, perdue, mais on peut être anuMU' à praliquerdcs injections de sérum artificiel, ainsi ([ue Lut(ui le fU, le premier, dans le ciioléra infantile [Arrii. (/ni. de tnéd., 1884). On emploie, soit une solution de sel de cuisine à 7 pour 1000, soit le sérum artiliciel de M. |[ay(!ni.
Eau 1000 grammes.
Sulfate fie soudo: 10 —
Chlorure de sodium 5 —
soit la solulion de Lulon :
Eau 100 grammes.
Phosphate de soude n-istallisé. . . . 5 — Sulfate de soude 10
soil enfin la solution de Ciiérou, tout en faisant des réserves, à cause de l'acide phénique qui est dangereux pour les enfants.
Acide phénique neigeux i trramme.
Chlorure de sodium pur 2
Phosphate de soude cristallisé. .. . 4
Sulfate de soude S
lîau 100 —
Des applications de ce traitement ont été faites dans le service de M. Jlutinel (voir thèse de Marois, 1893). Dans les cas foudroyants, il conseille les injections sous-cutanées avec la solution salée; si elles ne se résorbent pas, il conseille d'injecter dans le péritoine, d'un seul coup, 150 grammes chez les enfants de un à deux mois, 200 à 250 grammes jusqu'à un an.
Si les accidents ont une marche moins rapide, on peut faire des injecLions quotidiennes de 2o grammes, le matin et le soir, chez les enfants de un à deux mois; de 50 grammes, chez ceux de trois mois, et de 7.J grammes, de ([uatre à six mois. ^ On diminue les doses à mesure que les accidents s'atténuent.
L'injection se fait aseptiquement, au moven d une longue canule, dans les muscles de la région lombaire ou fessière.
Lorsqu'on fait l'injection dans le péritoine (Thiercelin), il ne faut employer que de l'eau salée, le sullatedc soude déterminant des accidents mortels.
<-'<>ntre l'algidilé l.-s phénomènes cardio-ner-
IM'ECTION INÏliSTlNALE AlCUi-: 05;
VL'ux, on aura recours aux bains chauds sinapisés, aux bains de vin chaud, à l'urlication, aux frictions stimulantes, à l'enveloppement ouaté sinapisé, etc.
Tous ces moyens physiques forment la base du traitement. On peut y joindre les injections d'éther et de caféine, les inhalations d'oxygène.
Si l'on vient à bout des phénomènes d'algidité, il faut continuer l'évacuation intestinale, et refaire une antisepsie rigoureuse du tube digestif. Â ce propos,, un certain nombre d'auteurs rejettent l'emploi du calomel, qu'il vaut mieux, en effet, réserver aux formes pyréliques. 11 en est de même de l'usage de l'opium.
Infections secondaire.s et accidents lT intoj'ication générale. — Les infections secondaires et les accidents d'intoxication à distance, dans le cours des affections intestinales, comportent un autre ordre d'indications thérapeutiques, qu'il faut saisir pour chaque malade. Les érythèmes fessiers sont le plus souvent observés, associés ou non à des éruptions cutanées diverses; on notera la stomatite et surtout le muguet, etc.
Chacun de ces accidents devra être traité par les moyens appropriés, sans oublier qu'ils ne sont euxmêmes qu'au second ])lan : l'antisepsie intestinale restant la pierre angulaire du traitement.
Quant aux phénomènes nerveux et rénaux, ils seront combattus par les moyens dont nous avons, parlé plus haut : les bains, la stimulation cutanée les frictions, l'usage des diurétiques (M. Simon prescrit la digitale , les stimulants diffusiblcs, l'électricité.