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TRAITEMENT DE LA PÉRIODE SPASMODIQUE

Pi-endre III gouttes, malin et soif, en élevant progressivement la dose de 1 goutte par jour, jusqu'à concurrence de X à XVI gouttes en 24 heures.

Au lieu de se servir du sirop, de la teinture et de l'extrait de belladone, qui n'ont pas une fixité parfaite de com]iosition, Arcliambault préfère l'alcaloïde de la b(!lladoue, l'atropine. Il préconise une solution au millième de sulfate neutre d'atropine :

Sulfate neutre d'atropine 0 gr. 01

Eau 10 grammes

Ou donnera, trois fois par jour, dans une cuillerée à café d'eau sucrée ou d'un julep :

à \ an I goutte

à 2 ans II gouttes

do 2 à 3 ans III à IV gouttes

La vogue récente de l'antipyrine a fait perdre du teri-ain à la médication belladonée. Dubousquet-Laborderie a soigné parl'antipyrine plus de 300 coqueluches; dans 197 cas le médicament s'est montré très efhcace; 13 fuis seulement, il a provoqué des. phénomènes d'intolérance gastrique. Voici la formule qu'il a employée :

Antipyrine l gramme

8irop de framboises 20 »

Eau de Vichy 80 )i

par cuillerées à dessert après les quintes. •Marfan prescrit la solution suivante :

Antipyrine 3 grammes

Sirop de fleurs d'oranger 2o »

Eau distillée 100 »

Chaque cuillerée à calV' contient 20 centigrammes (l'antipyrine. Les noui'riss(»iis doivent ])r(!ndre 1 à 2 cuillerées à café ])ar jour. Au-dessus de 2 ans, les

|;J8 MALADIES C.KNÉHALKS INKKCTIKUSKS

(MirauLs en pi-eiidronL 5 cL même davanlage. Lors- (jue radminislralion par la ijoiiclie esl impossible, (111 peuL employer celle soliilion en lavemenl, à condilion d'augmenler la dose: au-dessous de 2 ans, ^2 à 5 cuillerées à café ; au-dessus de 2 ans, 3 à 10 cuillerées à café. Pour que l'anlipyrine i-éussisse, il i'aul donc employer des doses élevées; niais ce fait n'a pas grand inconvénient, les enfants supportant très bien ce médicament, peut-être même mieux que les adultes. Je dois avouer que dans mon service de l'hôpital Trousseau, oîi les enfants atteints de la coqueluche sonl entassés dans des pièces étroites, insuiTisamment aérées, et vivent dans des conditions désespérantes de promiscuité, l'anlipyrine, prescrite même à des doses élevées, ne me semble pas avoir jiroduitles effets salutaires annoncés par ces divers auteurs.

La quinine a été successivement recommandée dans la coqueluche comme tonique, comme antiseplique et comme antispasmodique. Elle a une action incontestable sur les quintes, à condition d'être employée à haute dose. La dose habituelle est de 1 décigramme par année et de 1 centigramme par mois: ainsi, à 3 ans, on donnera 30 centigrammes; à.

ans, 50 centigrammes. En thèse générale, cette dose ne saurait être déjtassée chez les enfants. Les sels les plus usités sont le sulfate, le tannale, le chloi-hydrale et le chlorhydro-sulfate de quinine. Le grand inconvénient de la quinine esl d'être difficilement acceptée par les enfants. On peut alors l'administrer en suppositoires ou en lavemenl.

Valêrianate de quinine " liécii,'. suivant l'âge

Infusion de valériane 100 yraninies

(RlCHARDIKUlî.)

•ntAlTK.HLvNT UE LA l'ÉKlOnE Sl'ASMODKJlIK là'ô

Le laveinenl médicamenteux, sera donné après un premier lavement d'eau simple. Bartli (1) emploie le suppositoire suivant pour un enfant de 6 mois ou un an :

Snll'ale île cniiiiine 0 gr. 23

Heiin-e de cacao I gramme

Ouelques auteurs associent la quinine à l'antipyriuc :

Bisulfate de quinine 0 gr. 03

Antipyrine U » O'j

pour un paquet (à dissoudre dans une petite quanlilé d'eau); on peut donner quatre paquets par jour Jus(iu'à 2 ans, et six paquets de 2 à i ans.

Aucun des médicaments antispasmodiques que nous venons d'étudier (belladone, anlipyrine, quinine) n'est soporifique; la belladone produit même |)arroisde l'insomnie et de l'excitation. Lorsque les eulants ont des nuits agitées, il est utile de leur l)rescrire une légère potion calmante, le soir, au moment du coucher (1 à 2 cuillerées à café de sirop diacode, 0 gr. 2.^ à 1 gramme de bromure de potassium).

Si, après 8 ou lU jours de ce traitement, on n'obtenait pas de diminution dans le nombre et la violence des quintes, il faudrait recourir aux médicalions d'exception que nous allons exposer.

Médication d" exception . — On a cherché à anesthésier les l'égions tussipares par les applications externes de cklorhydrute de comme. Labric, Barbillion, d'Heilly

I) Dans le volume de ceUe inbliotlicqno, consacré aux maladies des organes respiratoires, HAn i ii a. réservé à la coqueluche iK, chapitre des plus intéressants :

1/lU MALADIES GÉNÉRALES INFECTIEUSES

badigeonnciiL les amygdales, li; pliarynx el le larviix avec une solution de chlorliydrate de cocaïne à 5 ()/(). Comme ces badigeonnages exigent une grande docilité de la part de l'enfant, on a préféré les remplacer par des pulvérisations de cocaïne (Forsler), ou par des inlialations (X gouttes d'une solution à G 0/0 dans du chloroforme: Emmet-Halti. La cocaïne modère la violence des quintes et les espace dans une certaine mesure; souvent, elle prévient les vomissements.

Le bromure de jwtassium^ àladose de 1 à 4 grammes, trouve surtout son indication dans les cas où la violence des quintes empêche le sommeil. Variot l'a employé systématiquement dans les coqueluches moyennes et préconise la formule suivante :

Eau distillée 2ort gramme^;

Bromure de potassium 8 »

Teinture de valériane 8 w

3 cuillerées à café par jour aux enfants âgés de moins de deux ans ; 3 cuillerées à dessert aux enfants de 2 à S ans, et à soupe aux enfants de 5 à 10 ans.

Le drosera à été tour à tour vanté et délaissé dans le traitement de la coqueluche ; il a au moins l'avantage d'être inoflfensif. J. Simon le considère comnu' une substance absolument inerte, et a pu en administrer à de très jeunes enfants 200 gouttes sans aucun effet. Barth persiste à prescrire la teinture de drosera « et toujours avec un succès incontestable». Il donne comme dose initiale, 3 fois par jour, aulaul de gouttes que l'enfant compte de mois ; tous les deux jours, il augmente les doses de II gouttes pointes enfants au-dessous de 2 ans, de V gouttes poulies enfants ])liis grands; il progresse ainsi jusqu'au triple de ladose initiale.

■:i!.viTi:.Mi:iNT ué la i"i;hiuuk spasmodiouk lil \:,ijilam a éU; piTCUiiisù sous loiiUïs les formes. A v\W (11- ropiuiu, nous placerons oL nous préférerons 11- cliliiral.

On aura recours à ce médicament,, surtout dans lescixiuelucliesgraves.etonremploieraalors', comme Ir recommande Cadet de (îassicourt, en prescrivanL une dose sutTisanle pour produire le sommeil : l'entant prendra, toutes les heures, une cuillerée à dessert d'une potion contenant 3 à -4 grammes de cliloral dans un julep de 100 grammes. Ce savant clinicien ctierche ainsi à obtenir la sédation du spasme par un coup brusque.

Dujardin-Beaumetz associe le chloral aux bro-

inui'cs :

Hrumure Je potassium |ii-(jinure de sodium . . .

Hromurc d'ammonium

Sirop de chloral

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