MALADIES DE LA NLTIUTION
allons opérer sur des régions délicates, sur des organes importants.
Les préparations de fer et d'iode, l'huile de foie de morue paraissent moins efficaces dans les scrofulides muqueuses que dans les scrofulides cutanées. Bazin leur préférait la ciguë et le chlorhydrate de soude. Celte solution contenait quatre grammes de ce sel de soude pour un demi-litre d'eau distillée; elle était prescrite aux enfants de 10 à lo ans, à la dose d'une cuillerée à soupe d'abord, puis de plusieurs, jusqu'à concurrence de huit cuillerées par jour. D'une façon générale, les eaux chlorurées-sodiques, salines et surtout les eaux sulfureuses sont très utiles pour modifier les scrofulides muqueuses et laconstitution scrofuleuse. Nous aurons l'occasion de préciser, chemin faisant. Il ne faut pas négliger de combatlre l'élément inflammatoire par les antiphlogistiques, les dérivatifs et les révulsifs, tels que les applications de sangsues, les frictions avec l'onguent napolitain, les applications de vésicatoires volants, les purgatifs, parmi lesquels nous choisirons de préférence le calomel, l'huile de ricin, l'eau de Sedlitz, enfin les bains simples ou composés. On combattra la douleur et les spasmes qui accompagnent l'infiammationavec les préparations narcotiques.
Les modificateurs locaux diffèrent essentiellement de ceux qui sont communément employés dans les scrofulides cutanées. Les bains généraux et les pommades, par exemple, sont moins indiqués. Ici, les agents thérapeutiques s'emploient sous la forme liquide et consistent en lotions, en injections, en irrigations, en gargarismes, en pulvérisations, en douches. Notre conduite variera suivant que nous aurons à lutter contre une scrofulide catarrhale ou