‹ Thérapeutique infantileChapitre 26 sur 39 · TRAITEMENT DES SCHOEULIOES CUTANÉES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES SCHOEULIOES CUTANÉES

de sel et les bains de mer. Tous ces moyens thérapeutiques eonviennent ég;denient aux diverses formes de l'acné, aux scrol'ulides érythémateuses. Rn somme, les scrol'ulides cutanées seront traitées au début par les moyens doux, émoUients (lotions, cataplasmes, toile de caoutchouc vulcanisé, poudres simples de talc, d'amidon, hains répétés ou rares) ; ce n'est que plus tard qu'on devra recourir aux agents antiseptiques astringents ou irritants.

Le traitement hydro-minéral l'I ) joue un grand rôle dans le lymphatisme et dans les affections scrofuleuses. Contre les affections cutanées dont nous venons de parler, on devra conseiller les eaux chlorurées-sodiques, chloro-carbonatées, notamment les eaux deBex, de Louèche (bains), de Salies-de-Béarn bains et lotions), de Salins (bains), de Bourbonne,. de Bourbon-Lancy, de Lamotte, de la Bourboule, et enfin la mer. A propos du séjour au bord de la mer, Bazin exclut toutes les dermatoses sécrétantes ; Van Merris proscrit les bains, mais est partisan du bain d'air marin. Thibier^e (2) fait observer que l'impétigo peul guérir, mais recommande de le traiter au préalable à l'aide de moyens locaux appropriés. Pour Thibierge également, les eczémas secs se trouvent bien du traitement marin, que contre-indiquent les eczémas suintants, irritants ; le lichen, l'acné rosée, les affections érythémateuses, peuvent être aggravés parle séjour à la mer, où la ventilation détermine des congestions faciales plus ou moins intenses. —

(1) Traitement hydrotkérapique, climatique et thermal du lymphatisme et de la scrofule, par MM. G. Paul et Rodet (Rueff. 1894).

[2) Influence du traitement marin sur les (/enna/o.ses, par Thibierge (Communication faite au Congrès de Boulogne, 1894).

218 MALAIHKS llK LA M THI I IO.N

Corlainos eaux sLillureuses sunl Irès utiles dans ces diverses affeclions cutanées : felles sont les eaux de Barèges (traitement général et local,,, de Challes 'douches pulvérisées, lotions, fomentations), d Unage

(bains généraux, fomentations, boisson), de Saml- Gervais (boisson), de Luchon (bains), de Cauterets, d'Ax d'Amélie, de Vernet, d'Olette, d'AUevard, de Saini-Honoré, d'Kuzet, de Cambo, d'Enghien, de Greoulx, etc. Dans cette énuméralion des aflections cutanées lymphatiques et scrofuleuses, je n'ai fait que mentionner les adénites sympathiques, car le plus souventellesdisparaissentavecraffeclioncutanéeellemème- quelquefois cependant elles peuvent s'enflammer et'suppurer sous l'inlluence d'une infection locale due cà des streptocoques ou à des staphylocoques. Ces abcès ganglionnaires peuvent coïncider avec des abcès lymphatiques dus aux mêmes microbes : tous ces abcès doivent être incisés et traités avec des pansements antiseptiques.

Traiieinent des sciolnlides miiqiienses. -Lesscrofulides muqueuses qui doivent nous occuper .)nt ete étudiées par Bazin sous la dénomination de scrofulides primitives ou bénignes des membranes muqueuses, et ont reçu des appellations différentes suivant que l'élément éruptif existe ou fait défaut. Cet élément est la pustule. Ainsi donc, les scrotulide.s muqueuses seront ou catarrhales ou éruptives, suivant que l'intlammation s'accompagnera d un catarrhe ou d'une éruption pustuleuse. Les scrofulidescatarrhales,commelesscrofulides cutanées, sont tenaces, tendent à la suppuration, amènent 1 engorgement et l'induration des tissus sous-jacents. favorisent la production des granulations, des végétations verruqueuscs ou polypeuses et déterminent un pro-

TRAITKMIiM niiS SCKOFULIDKS MUQUliUSES 219

eessus ii'l'ilalir inllainmaloire sur les ganglions les plus voisins. Le catari-lu' scrofuleux peu!, êLre aigu ou clu-onique ; le calai-rhe peut èlre également chronique d'emblée; il se termine d'ordinaire par la résolution plus ou moins tardive, et laisse souvent des traces de son existence : telles sont les taches cicatricielles sur les muqueuses, tels sont les épaississements du tissu sous-niuqueux, qui peuvent occasionner le rétrécissement des cavités tapissées parla membrane elle-même et engendrer ainsi des troubles fonctionnels graves.

Les muqueuses ne sont pas également sujettes à ces atTections. Nous mentionnerons notamment la conjonctive avec toutes ses inflammations et ses complications : les conjonctivites, les kérato-conjonctivites phlycténulaires, la blépharite ciliaire, etc. ; nous mentionnerons également la pituitaire avec ses coryzas ; les membranes auriculaires avec leur catarrhe pharyngo-auriculaire, l'otorrhée ; la muqueuse (le l'arrière-bouche, avec l'hypertrophie des tissus adénoïdes du pharynx (angines glanduleuses, granuleuses, hypertrophie des amygdales), les tumeurs adénoïdes du pharynx (hypertrophie de la glande de liuschka), les catarrhes naso-pliaryngien et pharyngo-auriculaire ; la muqueuse bronchique ; la mu- <{ueuse de l'intestin... Quelle thérapeutique générale et quels topiques locaux pouvons-nous opposer à ces diverses scrofulides muqueuses, car nous ne devons jamais perdre de vue le terrain lymphatique sur lequel ces alfections évoluent exclusivement ?

La thérapeutique générale reste celle que nous avons déjà exposée ; mais latliérapeutique locale commande une pratique prudente et habile, car nous

Page 1