MIGRAINE
slrumiprive, dont les accidents peuvent être conjurés grâce à la greffe thyroïdienne.
La tétanie, dans certains cas également bien nets, est liée à la rétention ou à l'accumulation de produits nocifs dans l'organisme; ce qui tend à le prouver, ce sont ces observations chaque jour plus nombreuses, dans lesquelles on voit la tétanie succéder à la rétention de liquides anormaux, comme dans certaines dilatations de l'estomac, au cours desquelles le lavage fait disparaître les contractures (1).
Si le froid provoque des accidents analogues, ne peut-il intervenir en pervertissant certaines fonctions organiques, ou en favorisant certaines infections endogènes, qui revêtent parfois les allures franchement rhumatismales? Quoi qu'il en soit, l'infection a bien une action prépondérante sur l'apparition de la tétanie, au cours des diarrhées saisonnières, dans des affections spécifiques, comme la dysenterie, le choléra, dans la iîèvre typhoïde, et, fré-' quemment, au début des fièvres graves de l'enfance.
Migraine.
La migraine, comme l'asthme, avec qui elle alterne si fréquemment, n'a pas de traitement préventif. Le traitement curatif qui s'applique aux accès de celte névrose n'a qu'une eflicacité toute relative^ et qui s'use rapidement.
Toutefois, chez un enfant prédisposé à la migraine, il y a lieu de surveiller les fonctions stomacales, d'instituer une hygiène alimentaire des plus sévères afin de prévenir l'indigestion et l'embarras gas-
(1) BouvEiiET et Devic, ftev. mcd. 92, p. 48. Rémond, Gaz. hôp. 1891, p. 1225.
Irique, si fréquents cliez les enfants des villes.
Si l'on prévoit l'accès, il faut imposer le repos au lit et exiger la diète.
On prescrira l'antipyrine, à la dose de un gramme; il est inip rudent de dépasser la dose de 3 grammes, même chez des enfants de dix à douze ans. 11 est rare cependant que ces précautions puissent faire avorter l'accès, accompagné de nausées et de vomissements. Ces phénomènes marquent la fin de la crise, et sont suivis d'un lourd sommeil réparateur; mais, fait curieux, ce bon résultat doit être spontané, car on n'obtient rien de semblable en administrant préventivement le sirop d'ipéca, ou l'émétique.
11 est une forme spéciale de la migraine, importante à connaître, en raison de sa fréquence relative chez l'enfant: c'est la migraine ophtalmique, au cours de laquelle peuvent apparaître des désordres moteurs de la troisième paire, qui constituent la variété ophtalmoplégique .
Il est indispensable de songer toujours à un examen fonctionnel attentif de l'œil, car tous ces accidents peuvent être liés à la myopie ou à l'astigmatisme, et leur disparition coïncide fréquemment avec le port de lunettes spéciales.
Dans d'autres cas, il s'agit d'une afiection progressive, qui conduit à la paralysie de la troisième paire, en dépit de tout traitement antinerveux, de l'emploi du bromure de potassium à doses élevées, et longtemps continué.
Terreur» nocturnes.
Chez un enfant qui présente de l'agitation, qui se débat et crie, pendant le sommeil, il y a lieu d'envi-
TERUEUHS NOCTURNES --''^
sagerdeux élémenls: le tenipérameiiL de l'enlanl, d'une part, les causes provocalrices de ses hallucinations, d'autre part.
11 s'agit presque toujours d'enfants issus de parents nerveux; parfois, ces surexcitations anormales marquent le début d'une déviation fonctionnelle et organique, durable et progressive, l'épilepsie. En présence de ces tempéraments hyperexcitables, il faut imposer le repos intellectuel, la vie au grand air, les promenades, etc.; il faut éviter les récits terrifiants, les punitions corporelles et surveiller l'alimentation des petits malades, en conseillant des repas peu copieux et en proscrivant toutes les boissons excitantes, comme le vin pur, le café, les liqueurs.
Ce que nous avons dit, à maintes reprises, de la facilité avec laquelle les excitations gastro-intestinales provoquent la congestion cérébrale chez l'enfant, nous explique la genèse de ces excitations corticales, qui font les terreurs nocturnes, chez les enfants atteints de dilatation de l'estomac, à intestin paresseux, et nous indique le mode le plus rationnel <le traitement de ces accidents : l'hygiène et l'antisepsie intestinale. Chez les enfants névropathes, on conseillera l'hydrothérapie, ou les bains tièdes. Si on soupçonne l'épilepsie, on prescrira le bromure de potassium.