JoFFnoY, ïhèise de Paris
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•chnine, soit sous forme de sirop de Trousseau, soit simplement on teinture de noix vomique. Le plus souvent on prescrit simultanément le massage et l'électrisation. On peut encore les combiner avec la balnéation et l'hydrothérapie, soit sous forme de douches, soit sous forme de bains sulfureux. — L'électrisation est d'un maniement difficile. Il faut s'en tenir à l'emploi des courants continus faibles, tout autre procédé amenant un véritable état d'exaspération fonctionnelle. Quant à la balnéation, c'est un adjuvant de la convalescence ; lorsqu'on la •pratique à la période d'état, on s'expose à compromettre la marche spontanément favorable de l'affection. Aux complications de l'état nerveux se rattachent encore les faits d'amnésie, de bizarrerie de caractère, de mutisme, de tristesse, qu'on rapporte trop aisément à tort, suivant nous, à l'hystérie. Ces manifestations accessoiresguérissent avec la chorée. L'hystérie peut nettement s'associer à la chorée; on a alors à traiter un choréique et un hystérique à la fois, et c'est affaire au clinicien de s'adresser plus spécialement à l'hystérie, quand elle prédomine. L'idée, trop répandue, de la chorée-névrose a fait confondre avec la maladie de Sydenham des hysté- .ries à allures choréiformes, d'où les succès apparents, qui ont été obtenus, grâce à un mode thérapeutique anti-hystérique tout moderne, la suggestion ; cette pratique peut guérir l'hystérie au môme titre que les miroirs hypnotisants, mais reste sans action contre la vraie chorée.
L'état infectieux^ k peine marqué dans certaines chorées, peut, cependant, occuper le premier plan. Sans aucun doute, nos ressources sont insufïisantes, puisque le salicylate de soude reste
-2(H) MALAniKS iir sysïi:me nkuvkox
sans effet dans les lormes qui semblent nettemenl rhumatismales. L'infection engendre des complications ; aussi, devons-nous nous elforcer de les dépister de bonne heure, afin de les traiter avec plus d'elTicacité. Les plus fréquentes, et par suite les plus importantes parmi les complications cardiaques, sont l'endocardite et la péricardite. Ces complications n'appellent aucune indication particulière et seront traitées comme toutes les déterminations cardiaques, quelle que soit leur nature. Il n'en saurait être de même du traitement de la chorée. Celui-ci variera suivant la complication cardiaque : le chloral et l'hydrothérapie, par exemple, seront rigoureusement interdits. A la période d'état appartient encore une complication qui relève à la fois de l'élément nerveux et de l'élément infectieux : \q rhumatisme cérèiral. Le plus souvent, celui-ci survient brutalement, comme un coup de foudre; quelquefois, au contraire, s'il est possible de le prévoir en se basant sur l'ascension graduelle de la température, sine materia, il faut le, traiter, comme toujours, par la balnéalion froide à 20".
Période de déclin. La chorée, arrivée à celte période, guérit seule; aussi, est-ce la phase de toutes les illusions curatives. Toutes les médications réussissent, même les plus opposées. Toutefois l'anémie subsiste avec son cortège habituel de symptômes. On peut alors appliquer les conseils formulés par le Professeur Grasset. On se sert également avec profit, pour hâl,er la convalescence, des adjuvants, tels que l'hydrothérapie, le massage, la gymnastique raisonnée, et un séjour dans une station hydro-minérale appropriée : Forges, Bussang, Pougues, Ore7,za,Saiut-Alban, Spa, Cransac, Andabre. Campagne, Sylvanès,Charbon-
TÉTANIE
niôres, Neyrac, Sainl-Pardoux, Scliwalbach, Pyrrniont, Saint-Morilz, etc., etc.
Choréc chronique. — Nous devons faire une réserve pour les cas mal connus encore où le spasme choréique se perpétue, constituant les cas de chorée chronique (1) ; ceux encore où il persiste exclusivement en certains points limités, dégénérant ainsi en « tics ». Quelque élément né vri tique se joindra alors à la chorée proprement dite. Ces tics répondent d'ordinaire à une altération nerveuse indélébile, car ils persistent malgré l'emploi des moyens les plus variés et les plus énergiques (2).
Tétanie.
Les notions étiologiques que nous possédons sur cette affection, le peu de gravité de ses symptômes font qu'habituellement, on se borne à l'expectation vis-à-vis de la tétanie qui, chez l'enfant, guérit spontanément. Si l'on se croit obligé d'intervenir, on appliquera à la contracture des extrémités un traitement banal antispasmodique. Dans la majorité des cas, l'abstention comme l'intervention, même empirique, sont suivies du retour à la santé. Toutefois, si le pronostic est rarement défavorable, il existe néanmoins des cas graves, et il y a lieu de tenter l'application de moyens thérapeutiques dont quelques-uns s'appuient sur des données pathogéniques précises.
(1) Chorée de Sydenham chronique — dont les liens de parenté avec la chorée chronique, dite ciiorée de Huntington, sont à discuter (voyez thèse de Iluet, 1889).
(2) Linioux. — Du tic postchoréique {llev. des mal. de l'enf., aûot1891).
TraUemeiit sj'uiptouiutique. — Le chloral, administré à des doses variables, suivant l'âge des sujets, est le médicament de choix, lorsqu'il s'agit de combattre un spasme, des contractures. Lorsque la raideur persiste, il ne faut pas songer à renouveler, ni à augmenter les doses de ce médicament ; il convient de recourir aux bains tièdes prolongés, durant plusieurs heures consécutives; ce moyen est bien préférable aux agents incertains comme le curare, ou la pilocarpine, en injections hypodermiques.
Traiteineni patliogénique. — Il se résume actuellement dans ces deux conceptions : ou bien une irritation périphérique, ou centrale, entretient un état d'excitabilité anormale, il s'agit alors d'une iètanie réflexe; ou bien le système nerveux est impressionné par des agents toxiques, les uns exogènes, poisons ingérés, les autres endogènes, sécrétions viciées ou déviées, d'origine organique ou d'origine infectieuse, c'est-à-dire microbienne ; telle est la tétanie d'origine toxique.
Contre la tétanie réflexe^ nous nous efforcerons de supprimer la cause irritante, quel que soit son siège; dans la pluralité des cas, elle réside sur le tube digestif et est due à la présence de vers intestinaux. Pour combattre l'influence des agents toxiques, nous songerons ou à éliminer ces poisons, ouàannhilerleurs effets grâce à des antitoxiques.
Dans le premier cas, le temps, l'emploi de quelques adjuvants comme les diaphorétiques et les diurétiques, au premier rang desquels nous plaçons les bains, sont à peu près nos seules ressources. Dans le deuxième, nous devrons nous inspirer des découvertes dues à la méthode expérimentale. Nous signalerons ces faits fort intéressants de tétanie