L’EXTASE
L’extase est de tous les phénomènes de la vie le plus singulier et le plus mystérieux : c’est celui surtout où le magnétisme triomphe, il fait naître l’extase à volonté, la fait cesser de même. Les magnétistes en font l’objet prin-
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cipal de leur démonstration, ils touchent au feu de la vie sans craindre de se brûler les doigts.
Il faut qu’il y ait une ignorance profonde ou un mépris bien affecté chez les savants de ce qui est grand et beau pour qu’ils ne soient point émus de ce prodigieux phénomène. Réduit à ce seul fait, le magnétisme offrirait encore une richesse incomparable, car il fait naître cet épanouissement de l'âme humaine, état dans lequel on peut lire comme dans un livre ouvert les secrets les plus cachés; état dangereux cependant, car il ne se produit naturellement que par des causes graves, et il précède souvent le déréglement de l’esprit et de la folie.
Voici le tableau succinct que sainte Thérèse, qui était, comme chacun le sait, une extatique religieuse, s’est plu à présenter du ravissement d’esprit et des causes qui le provoquaient :
• D’abord, attention concentrée par une lecture pieuse, puis recueillement profond, ou sorte de quiétude avec le sentiment d’une joie enivrante. Dans le troisième degré, jouissances les plus vives et les plus pures, essor d’un amour ardent, exaltation extrême; à un degré plus élevé, évanouissement et défaillance; quand le ravissement extatique est porté au plus haut degré de vivacité et de force, la respiration est suspendue, les membres sont imjnobiles, les yeux se ferment involontairement ; il y a perte de la parole, le pouls est insensible, et pendant que toutes les facultés morales s’élèvent au plus haut degré d’énergie, l’usage des sens est entièrement suspendu, il y a état ap-
parent de mort. Le ravissement saisit alors avec tant d’impétuosité qu’on se croit transporté dans le ciel, dont il semble que l’on goûte les félicités. »
Dans l’état naturel on peut devenir extatique en concentrant son attention ou toutes ses facultés, soit sur la religion, les beaux-arts, la philosophie, lessciences, la morale, ou sur Dieu et la nature. Ainsi Archimède, absorbé dans la solution d’un problème de géométrie, n’entendait point le tumulte de sa ville prise et saccagée par des soldats. Socrate restait vingt-quatre heures à la même place, immobile, malgré l’ardeur d’un soleil brûlant, livré tout entier à la recherche de la vérité. Saint Paul tombait en extase et se croyait transporté dans le ciel. Nous1 avons rapporté dans nos Annales une foule de faits d’extase de grands hommes, comme le dernier degré où peut s’élever l’âme humaine sans être absolument détachée du corps, bien que dans cet état le corps soit comme mort et qu’on puisse lui faire les plus profondes blessures sans éveiller la moindre douleur.
L’àmen’a pas seulement pour siège le cerveau, ses rayons sont parfois concentrés vers les plexus situés au centre de l’édifice humain, et nul ne peut les y apercevoir. Dans ces cas, le magnétisme peut servir d’aiguillon et distraire l’esprit de la contemplation des chosesravissantesque l'on voit dans l’extase, et reporter la vie dans l’ensemble du corps.
Les médecins ne doivent considérer l’extase que comme un phénomènê de pltysioiogie, sans y attacher plus d’importance.
l'extase.
Tous les révélateurs, dont quelques-uns étaient extatiques, tous les sectaires de religion enfin, ont considéré l’extase en elle-même ou certains de ses phénomènes, comme touchant au surhumain et recevant, dans tous les cas, des communications célestes. Plus clairvoyants que les médecins, les révélateurs religieux ont vu là des phénomènes qui ne pouvaient s’expliquer par les lois qui régissent la matière, et qui appartenaient par conséquent à un ordre plus relevé.
En effet, ce ne sont plus les yeux qui voient les objets, les sens qui fonctionnent, il y a des rapports inconnus, une science qui n’est point acquise, et sa profondeur est extrême, elle révèle l’inconnu, va jusqu’à la prophétie, et enfin touche à l’absolu.
De nos jours, le spiritualisme ou le spiritisme, comme on voudra le nommer, n’a point suivi cette route pour établir sa doctrine ; sa marche sera donc chancelante et incertaine, car les phénomènes qu’il est parvenu à produire sont inférieurs, à nos yeux du moins, dans tout ce qui touche aux affaires du ciel, à ceux qu’offre le ravissemefit de l’esprit ou l’extase.
Il y a beaucoup de nuances dans les degrés de l’extase ; tous les extatiques ne s’occupent point du même objet ni ne suivent une même route, les points de vue sont différents; de quelque façon qu’on envisage l'extase, la science n'offre aucune explication, et la raison doit s’incliner devant des faits qui la confondent.
il est clair cependant que cette crise est déterminée par
une irrégularité dans la circulation du fluide nerveux ou du magnétisme du sujet lui-même, ce qui peut expliquer pourquoi artificiellement nous produisons l’extase ; mais ceci ne nous dit point encore quel est l’être mystérieux qui est en nous et qui montre des capacités si grandes et si éloignées de ce qu’on constate dans la vie habituelle. Ce principe inconnu, qui agit de lui-même et semble se soustraire à la pénétration humaine, ne se révèle en aucune façon, les causes matérielles ou maladives ne disent rien, le transport au cerveau comme la rigidité des membres et la fixité des yeux n’indiquent point le travail de la pensée pas plus que l’œil ne nous fait comprendre ce qui se perçoit en nous : tant qu’un auguste messager du ciel ne viendra point nous révéler le code secret de l’existence humaine, la science sera bornée sur ce sujet à des appréciations sans valeur.
Il nous suflit aujourd’hui d’être bien supérieur à cette science orgueilleuse, car le magnétisme, qu’elle dédaigne, nous donne la faculté d’agir là où ses moyens sont impuissants. Notre pensée pénètre bien évidemment la chair et va trouver l’esprit. Nous savons établir des communications secrètes avec le principe intelligent qui incite l’extatique : il nous entend, nous obéit et consent à descendre.
La mort envisagée par le voyant ne lui paraît point redoutable, il aspire même à mourir; l’ûme fait comme l’oiseau dont les ailes sont poussées, elle quitte le nid dont elle n’a plus besoin. Où va-t-elle? On prétend le sa-
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voir, mais sur ce point nous nous taisons, n’ayant point de preuves physiques à donner.
Nous n’aurions point parlé de l’extase ni du somnambulisme naturel si ces deux étals ne cachaient point parfois des désordres très-graves, ou s’ils n’étaient au moins l’annonce d’un trouble de certaines fonctions et une menace de maladie.
Nous devons donner, en terminant, les procédés les plus simples pour rétablir l’équilibre et replacer daus leur état normal les êtres qui, pur un travail désordonné de la nalure, en ont été distraits. Je ne parlerai point ici des extatatiques buveurs d’opium. Il est dangereux de les troubler dans leurs rêves: j’ai failli payer de ma vie l’imprudente envie de guérir l’un d’entre eux. Quant aux crises semblables que nous produisons par le magnétisme, j’ai suffisamment indiqué comment il fallait procéder pour en abréger la durée.
Traitement. — Vous vous placez en face de l’extatique et vous le considérez un instant. Le premier point sur lequel vous devez diriger votre action, c’est la base du ci âne, à la racine du nez. Si vous êtes dans un état régulier vous-même, c’est-ii-dire froid comme un instrument, votre magnétisme agira et produira immédiatement une détente. On vous sentira, et ce qui avait résisté aux médicaments, aux pressions exercées, aux tentatives diverses, cédera comme par enchantement : l’action est d'autant plus précise que celui qui veut l’exercer est dégagé de toute crainte. La crise cessant, on rétablit
un complet équilibre en faisant des passes lentes jusqu’aux extrémités inférieures.
Lorsque le magnétisme sera généralement connu, on ne verra plus l’état extatique, chez certains êtres, durer des années avec l’apparence périodique de certaines fièvres.
11 est vrai que les prêtres, les savants et les lettrés perdront l’occasion de constater un singulier phénomène propre à exercer leur sagacité; les médecins également n’auront plus sous leurs yeux un fait qui montre leur impuissance, leur infériorité ; puisaue le premier magnétiste venu maîtrise cette crise, quelle qu’en soit la nature, en présentant ses doigts en pointe en face d’un des grands centres nerveux. Dans ce cas, le fluide magnétique se comporte comme le fait un réactif qu’on verse dans un liquide composé, il précipite les matériaux de la crise, en disperse les éléments, à la grande confusion des prêtres, ‘des lettrés, des savants, des médecins, car le magnétiseur n’a ni prié ni donné de remèdes pour opérer ce changement.
Combien de fois n’avons-nous pas lu dans les journaux des détails concernant des personnes dont le sommeil avait une durée considérable sans que les médecins aient pu en abréger la durée ! Ici de même, le magnétisme est appelé fi faire cesser ce trouble et à rappeler l’état normal.
Je ne puis dissimuler la contrariété que j’éprouvai souvent de voir qu’on n’empioyait point l’agent nouveau, dans ces cas surtout où son action bienfaisante se prouve immédiatement.
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Qu’on ne s’imagine pas cependant que ce soit une main bénévole qui détermine cet heureux changement. La main n’a de puissance que celle qu’on lui donne, et si le feu magnétique ne circule point en elle, rien ne se produira. Que doit-il se passer en nous, que devons-nous faire pour que nos doigts deviennent brûlants et transportent ainsi ce feu de la vie? L’énergie du vouloir ne suffit point encore, il faut un ébranlement de notre être pour que les forces entrent en expansion, une sorte de colère froide et sans démonstration ; il faut ce que je ne saurais faire comprendre, mais qu’on sent dés qu’on a résolu d’agir. Si vous avez la défaillance d’esprit de ces êtres qui se déclarent tout d’abord inhabiles à faire une chose qui leur serait cependant facile, qui écoutent la voix intérieure qui
leur dit : « Tu ne saurais faire cela un tel résultat est
impossible, » n’entreprenez point une semblable besogne : ces hésitants, ces incertains, ne réussiront jamais à rien qu’on n’ait changé leur caractère.
Lorsque j’expérimente ou que je magnétise un malade, ma main cesse d’être la main de tout le monde : il y a en elle quelque chose de frémissant. Agitée par le principe du mouvement que ma pensée y envoie, elle le fait rayonner ou pénétrer très-avant. J’ai vu souvent qu’en imprimant à ma main le mouvement d’une vrille, mon action était sentie comme si, en réalité, cet instrument eût pénétré dans la chair de mon magnétisé : cependant j’opérais sans contact et à une petite distance. Est-ce l’imagination chez le magnétisé qui produit cette sensation? Non; car,
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comme nous l’avons dit, la même chose a lieu sur des
êtres en sommeil naturel et sur des animaux.
Nous nous sommes suffisamment étendu sur ce sujet. De meilleures indications sans doute devraient être fournies à celui qui veut apprendre; mais ce n’est qu’au lit du malade, dans une clinique, sous ses yeux, qu’elles pourraient être fournies. Je n’ai point cette ressource, mais pour celle de mes assertions que je ne puis autrement démontrer, une carrière longue et honorable me permet d’espérer que l’on me croira sur parole.
Puissance merveilleuse et dont je sens si bien l’existence en rnoi! Agent subtil, divin Protée dont les mouvements, mêmes désordonnés, commandent la terreur ou l’admiration! Tes manifestations, par leur variété, leur mobilité, leur grandeur semblent défier les recherches des plus puissants génies I Tu offres à la méditation les problèmes les plus élevés de la vie. des mystères sans cesse renaissants, cependant les prêtres t’ont laissé tomber dans l’oubli et tu es également bannie du milieu des disciples de cette science froide que l’on appelle, je ne sais pourquoi, médecine rationnelle ! Mais on le trouve toujours chez celui que la douleur d’autrui émeut et rend compatissant, et non chez cet autre qui trace une ordonnance médicale d’une main glacée et qui semble peu se soucier de la vie du malade I On te trouvera bientôt partout quand sera venue ton heure; car, comme ces marées bienfaisantes que le mouvement des astres prépare, le magnétisme inondera l’humanité et brisera les bar-
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rières que la science officielle avait placées devant lui.
Je rentre dans mon sujet; et considérant sous une face nouvelle les phénomènes de l’extase, du somnambulisme et même du sommeil simple, je ne puis m’empêcher de faire une comparaison qui pourra paraître arbitraire, mais que le magnétisme fait naître dans l’esprit. Lorsqu’un vaisseau voit son lest déplacé par un accident de mer ou une autre cause, il se couche sur le flanc et va à la dérive ; de même lorsqu’en nous le iest vital, ce qui nous maintient en équilibre, est déplacé, l’organisation humaine fléchit d’un côté et les accidents graves commencent.
S’il n’en était point ainsi, que ce rapprochement singulier que nous faisons fût faux, nous ne pourrions, par le magnétisme, agir comme nous le faisons. En effet, comment agissons- nous lorsque nous voulons déterminer l’extase ou le sommeil? Nous portons tout le lest vital du vaisseau humain vers son extrémité supérieure, et la vie dès lors y surabonde, tandis que tout le reste du corps fléchit, qu’il n'est plus même senti. Quand nous voulons, au contraire, détruire ou faire cesser le même phénomène produit naturellement, nous forçons ce même principe spirituel à quitter la place qu’il occupe, et l’être humain retrouve à l’instant son centre de gravité : les extrémités inférieures redeviennent sensibles, la vie reparaît partout, le mouvement recommence, il n’y a plus de vision, le foyer d’où elle partait n’existe plus. Si nous voulons produire une paralysie artificielle, nous chassons l’agent de la vie de la partie qu’il occupe , et la sensibi-
lité ne reparaît que lorsque, par un acte contraire, nous y rappelons la vitalité : nous sommes maître absolu, et nous pouvons dès lors faire artificiellement ce que la maladie fait naturellement dans certains cas.
C’est donc le pouvoir le plus étrange, le plus merveilleux qui se trouve entre les mains de l’homme ; on n’eût jamais osé en soupçonner l’existence en lui si le magnétisme ne fût venu le révéler et le mettre hors de doute. Qu’on calcule maintenant l’avenir de cette découverte, la mesure du possible, on restera à coup sûr au-dessous de la vérité; car aujourd’hui le magnétisme est relativement à peine connu et trop de gens inhabiles se sont livrés à cette étude. Toutes ses propriétés n’ont point été aperçues; le peu que nous en avons découvert nous donne déjà l’immense avantage d’agir là où le médecin est impuissant, et de produire une série de phénomènes physiologiques capables, par leur nouveauté, d’effrayer la raison du savant; car c’est un nouvel horizon ouvert à l’intelligence, et qui déplacera de sa base le pivot des sciences officielles. Qu’importe donc les dénégations du temps présent sur ce qui nous occupe en ce moment et sur ce qui est vrai l. Les magnétistes verront un jour leurs idées justifiées.
L’extase s’alimente d’elle-même. C'est une lampe qui puise aux sources vraies de la vie le principe de sa lumière. Nous avons dit que cet état était un danger, mais il n’en est point ainsi dans tous les cas. Quelques exemples sont là pour attester qu’elle n’a pas empêché une longévité
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inespérée. Que se passe-t-il donc en nous pour qu’une semblable déviation des forces laisse subsister l’intégrité des organes? Ceci nous ramène à dire qu’on ne connaît point la vie, et que les ouvriers mystérieux qui sont en nous entendent autrement les choses que ne les entendent les savants.
Nous ajouterons une observation qui n’est pas sans importance et dont la justesse a été confirmée par l’observation des médecins, c’est que l’apparition de l’extase a produit parfois la guérison de certaines maladies; des extatiques se sont aussi guéris eux-mêmes par la force de leur volonté. 11 est curieux cependant que ces faits n’aient point exercé plus profondément les méditations des médecins.
Caractères différentiels de l’Extase et de la Catalepsie. — A ne considérer que la suspension des mouvements volontaires et de l’exercice des sens, l’extase ressemble à la catalepsie; mais dans cette dernière affection il n’y a ni l’illumination de la physionomie, ni l’exaltation des sentiments, ni le travail intellectuel que l’on rencontre dans l’extase. Dans la catalepsie toutes les facultés de l’âme sont dans un repos absolu.
CATALEPSIE
Caractères. — Rigidité des muscles générale ou partielle et plus ou moins complète : les membres conservent souvent la position qu’ils avaient avant l’accès, ou celle qu’on veut leur donner après; suspension plus ou moins absolue de l’intelligence et de la sensibilité. Les accès sont plus ou moins fréquents et d’une durée variable ; mais, quelle que soit leur intensité, l’intelligence n’en paraît pas sensiblement allérée. Ils s’annoncent par de la céphalalgie, des troubles d’esprit, des crampes, des palpitations, ou apparaissent subitement ; néanmoins, l'expression du visage reste naturelle, la face pâlit a peine ou se colore légèrement.
Ici encore la science ne nous décrit que des symptômes, elle se tait sur l'agent principal qui détermine ces phénomènes. Il ne peut être que fluidique ; mais d’où part-il? quelle est sa nature? quel chemin suit-il pour arriver au cerveau? et celui-ci est-il envahi tout entier ou seulement dans une de ses parties? Quand un sujet est rendu sensible au magnétisme, il est facile de produire sur lui la catalepsie; l’effet peut être aussi prompt qu’un coup de foudre, il en offre du moins une parfaite image : d’autres fois ce phénomène se produit par degré, les membres se
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roidissent , les yeux s’ouvrent , et la rigidité devient complète.
La condition humaine est bien triste, un événement imprévu qui nous est annoncé sans transition glace notre sang, suspend la vie ; la vue d'un reptile, d’un cadavre agit sur certaines natures avec une telle puissance qu’elle produit l’immobilité. Beaucoup d’animaux sont dans le même cas, la vue subite de leur ennemi suspend également chez eux la faculté locomotrice, et ils deviennent ainsi forcément la proie de cet ennemi. Chez l’animal comme chez nous, lorsque la vie reprend son cours, un tremblement d’un caractère particulier a lieu jusqu’au moment où le principe du mouvement, qui n’est plus retenu, s’est, de nouveau mis en équilibre.
Toutes les affections nerveuses sont sœurs, n’importe leur genre, et ce sont justement celles sur lesquelles le magnétisme exerce un souverain empire. Que ne doit-on pas attendre de cet agent, là où la médecine se trouve radicalement impuissante?
Traitement. — Le magnétisme est peut-être le seul remède infaillible : il déplace à l’instant les agents quels qu’ils soient qui ont envahi le cerveau et les fait circuler. Son aclion paraît toute physique. Un clou chasse un autre clou, dit-on ; le fluide magnétique chasse devant lui ce qui paraît être son semblable, mais vicié dans son principe.
Des passes longitudinales, partant de la base du crâne et dirigées jusqu’aux extrémités inférieures, suffisent communément pour faire cesser la crise; mois si l’état cata-
leptique résiste, on doit employer les procédés magnétiques qui font cesser le sommeil somnambulique : des passes rapides en travers faites à la base du crâne.
Si la catalepsie est le résultat d’un désordre organique, on cherche à reconnaître le désordre, et on le traite par des procédés qui lui sont appropriés et qui se trouvent sûrement décrits dans cet ouvrage.