BRONCHITE, COQUELUCHE, LARYNGITE, OEDÈME DE LA GLOTTE, CROUP
Caractères de la Bronchite. — Toux plus ou moins intense, mais douloureuse et quinteuse, sèche d’abord puis accompagnée de l’expectoration d’une matière visqueuse, filante, très-adhérente parfois au vase, colorée plus ou moins par la bile. La douleur dans les bronches et la trachée est plus ou moins vive, surtout au moment des quintes où elle est le plus vivement ressentie. La respiration est d’autant plus gênée que l’inflammation occupe les petites bronches, et dans ce cas seulement on perçoit à l’auscultation des bruits variés qui semblent indiquer la marche et le caractère de la maladie : d’abord râle sec, sibilant ou ronflant, ou bien un râle humide, crépitant, sous-crépitant, muqueux, etc. En même temps, rougeur et gonflement de la face, céphalalgie plus ou moins considérable, bouche pâteuse, sentiment de courbature ; fièvre plus ou moins forte, peau chaude, urine rare et foncée. L’intensité plus ou moins vive de ces symptômes ou de quelqu’un d’entre eux fait toute la différence des divers genres de bronchite, tels que la Grippe, la Bronchite capillaire , la Bronchite
AFFECTIONS UES BHONCHKS, RTC. .H57
chronique, la Bronchorrhée, caractérisée de plus par une expectoration abondante d’un liquide semblable à du blanc d'œuf délayé dans l’eau et qui simule des accès d’asthme.
Caractères de la Coqueluche. — Toux convulsive revenant par accès, inspiration longue et sifflante suivie de nombreuses expirations, et terminées par des vomissements glaireux. Cette affection est contagieuse.
Caractères de la Trachéite. La trachée artère est quelquefois le siège d’ulcérations qui donnent lieu à de la toux et à des crachats muqueux, puis purulents et striés de sang ; il y a de la dyspnée, et du sifflement dans l’inspiration, la voix est rauque.
Caractères de la Laryngite. — Fièvre ou simplement malaise général, douleur au larynx plus ou moins vive, sensation d’un corps étranger dans cette partie; voix rauque, toux sèche d’abord, puis humide, fatigante. Quelquefois il n’y a point inflammation simple, mais tuméfaction, gonflement de la membrane : alors la respiration est sifflante et la toux a de l’analogie avec celle qui se fait entendre dans le croup. Cette tuméfaction du larynx peut s’accompagner d’une sécrétion abondante de mucosités : ces deux cas se présentent parfois chez les enfants. Parfois encore la membrane enflammée présente des ulcérations, et alors il y a sécrétion de pus ; les symptômes de la laryngite se retrouvent ici avec plus d’intensité, la voix est rauque, il peut y avoir aphonie graduelle; la toux est rauque, croupale, fréquente; les crachats contiennent parfois des débris de fausses membranes ; la dyspnée est souvent très-forte :
en même temps, si des symptômes généraux s’accusent avec quelque violence, on a affaire h la Plilhiste laryngée. Dans l'Œdème de la glotte, ce n’est plus une sécrétion, c’est une collection de pus qui n’a point été sécrété, et qui produit de la dyspnée ; l'inspiration est douloureuse et bruyante, la voix est rauque, sifflante; toux croupale; accès de suffocation qui emportent le malade.
Caractères du Croup. — Inflammation du larynx avec production de fausses membranes qui peuvent être abondantes et gêner la respiration au point de déterminer l’asphyxie. On a comparé la toux de l’enfant atteint du croup à l’aboiement du chien, au chant du coq; mais dans ce chant, il y a deux temps distincts, et c’est avec le second que l’analogie est plus grande : on l’a appelée toux croupale. La voix peut être entièrement éteinte ou se ressentir du genre d’accentuation de la toux : la respiration a aussi un caractère particulier, elle est ronflante ou sifflante; la toux est sèche, ou suivie de crachats blancs mêlés de mucosités et quelquefois de fausses membranes. La fièvre est intense dès le début : il y a de l’agitation, des mouvements désordonnés ou de la prostration. ' Les ganglions lymphatiques du cou sont gonflés. Le croup débute brusquement parfois, et sa marche est extrêmement rapide : la mort peut survenir en peu d’instant; ou bien c’est une petite toux, un petit enrouement auquel on ne prendra pas garde qui es seront les précurseurs.
Traitement général. — Dans ces diverses affections, le