‹ Thérapeutique magnétique règles de l'application du magnétisme a l'expérimentation pure et au traitement des malades par m. le baron Du PotetChapitre 31 sur 62 · AFFECTION S DES VOIES DIGESTIVES · texte numérisé non relu

AFFECTION S DES VOIES DIGESTIVES

nourriture la plus forte, d’autres fois l’alimentation la plus légère ne peut être supportée. Bien que la santé, en dehors des temps des digestions, ne soit point altérée, si l’affection se prolonge, le mauvais état des digestions amène l’épuisement. La ffow/rnte est caractérisée par l’exagération du sentiment de la faim. I.a Polydepsie, par celui de la soif.

Caractères de la Gastrite , — La Gastrite s’annonce par un malaise général, des douleurs dans les membres, de l’anorexie , le tout suivi bientôt de frisson auquel succède de la chaleur et une douleur qui varie depuis le sentiment de gêne ou de tension jusqu’à la douleur la plus violente, et qui a son siège à l’épigastre ou dans les parties environnantes. Cette douleur est comparée par les malades à celle qui résulterait de la compression de l’estomac, ou bien à celle d’une barre transversale qui pèserait sur cet organe ; la pression exaspère toujours la douleur. Le plus souvent les malades éprouvent des nausées, c’est un symptôme constant dans la gastrite chronique, et presque toujours des vomissements. La matière des vomissements est, ou de la bile, ou une matière filante, quelquefois du sang ou simplement des boissons ingérées. Il y a de la constipation, un léger mouvement fébrile, et en général de la céphalalgie.

C aractères de la Gastralgie. — Le symptôme principal de la Gastralgie, c’est la douleur à l’estomac, douleur plus ou moins vive et qui offre les nuances les plus variées : tantôt c’est une douleur sourde, tantôt un sentiment de

constriction, une sensation d’arrachement, de morsure, de déchirement, tantôt c’est une douleur lancinante, et tantôt enfin une sensation analogue à celle que ferait éprouver le mouvement d’un reptile dans l’estomac. En général, la pression apporte quelque soulagement h la douleur dont la durée et les retours sont variables. Il y a parfois vomissements des matières alimentaires, mais plus souvent ces matières sont glaireuses et présentent plus ou moins de consistance. Plus souvent encore les malades sont sujets à des rapports ou nidoreux, ou aigres. Ce dernier cas a reçu le nom de Pyrosis; il donne lieu, le iong de l’œsophage, à une sensation brûlante qui va se fixer à l’arrièregorge.

Caractères de la Gastrorrliée. — La Gastrorrhée peut exister sans inflammation de l’estomac; elle consiste dans une sécrétion surabondante de la muqueuse gastrique. Les malades éprouvent un sentiment de pesanteur à la région épigastrique. Les aliments mucilagineux rendent la digestion pénible, lente; les aliments excitants sont mieux supportés. L’appétit est nul et la bouche est fade et pâteuse, quelquefois amère. Il y a des vomissements de matières filantes et transparentes; la langue, sans présenter d’inflammation, est recouverte d'un enduit blanchâtre. S’il y a malaise général avec fièvre continue, c'est la fièvre muqueuse qui s’est déclarée.

Caractères de la Tytnpanite. — Cette maladie se caractérise par des émissions de gaz par la bouche. Assez souvent il y a de la douleur à la région épigastrique, mais le

AFFECTIONS DES VOIES DICESTIVES. 321 phénomène constant, c’est le ballonnement et une certaine déformation du ventre produite par la présence des gaz, dont la sortie, d’ailleurs, n’a jamais lieu dans ce cas par en bas. 11 n’y a point de borborygmes ni de mouvements dans le ventre, et l’oreille appliquée entend un murmure assez semblable au murmure d’un ruisseau. Avec l’aggravation de la maladie, le ballonnement augmente au point de simuler une grossesse, une hydropisie ; la percussion, alors, produit un son de tambour fêlé ; la dyspnée, la suffocation surviennent avec des palpitations, des défaillances, des sueurs froides.

On conçoit que ce n’est que sommairement que nous allons aborder le traitement de ces diverses affections, car comment pourrions-nous en un volume entreprendre de donner une thérapeutique complète lorsque chaque maladie exigerait d’abord une description de l’organe, non de sa forme seulement, mais des divers tissus qui le composent et des maladies propres à chacun d’eux. 11 faudrait montrer en outre comment tout se lie dans une organisation humaine, où aucun organe ne peut être affecté sans en affecter un autre ; puis rassembler encore tout ce qui a été dit sur le traitement de chacune de ces maladies, les effets que le magnétisme a déterminés, etc. Ce serait un travail d’encyclopédiste médical bien utile sans doute; mais qui le fera? Aurais-je le talent que comporte une telle besogne qu’il me faudrait encore le temps devant moi, et je ne l’ai point. Que chacun fasse sa science ; je me borne à faire connaître l’outil, C agent, l' instrument, et à indiquer les

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plus communs effets que j’ai obtenus pendant plus de quarante ans d’une pratique sans relâche, que je n’avais point, comme je l’ai dit déjà, l’intention de rendre publique. Ce qui, d’ailleurs m’eût détourné, je dois le dire, d’une telle fantaisie, c’est que je ne vis jamais deux effets identiques se produire dans deux affections à peu près semblables; c’est que le magnétisme, développant l'instinct plutôt que la science, il faut s’en rapporter souvent aux vertus propres de l’agent employé, qui paraît lui-même plus intelligent que nous ne le supposons ; c’est qu’enfin il suffit presque toujours de posséder la prudence la plus vulgaire pour ne point commettre d’erreurs. S’arrêter dans les traitements lorsque les phénomènes obtenus montrent de la violence ; reprendre doucement son œuvre et s’arrêter encore ; surtout écouter le malade qui peut fournir, soit éveillé, soit endormi, de précieux renseignements, telle est la marche à suivre d'abord dans cette voie nouvelle pour faire toujours du bien. Mon esprit, confondu par les ressources infinies qu’offre le magnétisme, ne me permet point de dire ce qu’il est, ni de trouver aucun terme pour le peindre; pour l’apprécier, il faut s’enfoncer dans la pratique pure, sans trop raisonner, s’identifier avec la maladie quelle qu’elle soit, pour en faire cesser les tristes effets ou tout au moins en corriger l’âpreté.

Dans la dyspepsie, la cause de cette maladie peut être ailleurs que dans l’estomac, dans le cerveau, par exemple; car nul ne sait l’action que peut exercer l’esprit sur la matière, ni ce que sont ces deux choses pourtant si dis-

AFFECTIONS DES VOIES DIGESTIVES. 323 semblables. Une contention d’esprit seulement peut jeter la perturbation dans plusieurs dos fonctions organiques et faire naître des lésions lîi où tout à l’heure tout était sain et régulier. Qui peut connaître les produits viciés qui résultent de ces dérangements, puisque tout en nous est chimie ou alchimie? On croit avoir trouvé sur le cadavre la cause de la maladie parce qu’on aperçoit des dégénérescences de tissus, des lésions dont le caractère physique est déterminé, et on leur attribue la mort de l’être humain ; c’est le commencement de ces phénomènes qu’il serait important de connaître: ce sont les agents mystérieux qui se portent sur tel ou tel point et qui en causent l’altération première qu’il faudrait surprendre dans leur travail pour arriver à en neutraliser l’effet. Oh ! c’est une bien vaine science que la médecine ; elle ne peut parvenir, malgré ses constants efforts, à construire un édifice qui dure plus d’un jour ; tout est énigme pour elle malgré son labeur, et si elle arrive à guérir parfois, le hasard plus que le génie peut revendiquer ce succès. Jugez par les petits effets les grandes altérations, et vous arriverez à concevoir que l’homœopathie peut être fondée dans quelques-uns de ses principes. J’ai connu un général qui faisait transpirer son nez h volonté, l’eau se montrait en grosses gouttelettes sur sa surface, il n’avait pour cela besoin que de manger quelques petits morceaux de fromage de gruyère, et s’il répétait deux ou trois fois de suite cette innocente ingestion, son nez se tuméfiait et devenait douloureux. Je dis ceci pour indiquer comment un rudiment de nos humeurs altéré

peut produire dans nos tissus les désordres les plus grands sans que nous puissions en deviner la cause. Bienfaisant magnétisme, tu viens au secours de notre ignorance, tu nous donnes la puissance de neutraliser l’action des poisons qui se forment en nous et de les chasser au dehors ! Je sens que je vais faire naître le doute et qu’on taxera d’exagération tout ce que je signale comme cause des accidents les plus graves; mais il me suffit de savoir que je suis dans le vrai et de penser qu’un jour on me rendra justice.

L’organisation humaine est tellement constituée, tellement compliquée de ressorts, qu’il n’est pas une de ses parties qui ne puisse devenir le siège d’une maladie ou d’un dérangement; mais parmi tous ces organes, il y en a de plus essentiels les uns que les autres, l’estomac, par exemple, est une des pièces principales, celle dont l’action est constante, et qui par là peut aussi être atteinte plus fréquemment et subir de plus nombreux dérangements. L’estomac n’est point passif, comme on l’a cru ; il a sa vie propre ; je dirai plus, il a sa mémoire, ses sympathies et ses antipathies; ses opérations sont multiples et ses dérangements réagissent sur toute la machine humaine. C'est l’estomac qui fournit à l’observation les cas les plus nombreux de maladies; il est aussi le plus difficile h guérir. Il complique toutes les autres maladies, altère l’action des remèdes qui doivent le traverser et subir son action. Lorsqu’il est malade, tous ses produits sont mauvais; il altère et corrompt les substances nutritives et jette ainsi

AFFECTIONS DES VOIES DIGESTIVES. 325 dans l’économie de nouveaux poisons. La première dénia de d’un médecin à un malade est celle-ci : Digérezvous bien? Voyons votre langue? C’est qu’en effel, lorsque la langue est en bon état, le médecin est presque tranquille et conserve de l’espoir.

J’ai souvent fait d’excellente médecine sans le savoir, car les résultats seuls venaient me montrer que j’avais été grand médecin ; mon intelligence était restée à l’écart, l’émanation de mes mains avait tout fait. C’était elle qui fournissait les vertus curatives; j’expectais seulement, comme l’aurait fait un étranger, les singulières choses qui naissaient de cette mise en œuvre. Faites comme moi, vous tous qui voulez guérir les malades : soyez simples instruments de la nature; si vous voulez raisonner, comme ce temps n’est point venu encore, vous vous perdrez, mais celui de magnétiser est arrivé pour tout le monde: chacun a la puissance magnétique en soi, l’homme illettré comme celui qui est instruit. Les règles seules de la pratiques sont incomplètes, et tous, les efforts que je fais pour les perfectionner se réduisent à fort peu de chose, je le sais; cependant, prenez les éclaircissements que je vais vous donner, peut-être pourront-ils vous servir.

Traitement général. — Renouvelons un avis très-important : c’est que toute magnétisation, pour être efficace et devenir curative, a besoin d’être pratiquée avec une attention soutenue, une pensée constante ; l’émission doit pénétrer profondément dans les tissus afin de pouvoir s’y accumuler. 11 ne faut pas oublier un seul instant que la

sensibilité primitive des organes malades a été singulièrement modifiée, et que par ce seul fait l’agent magnétique s’incorpore difficilement dans les tissus malades. Si l’on ne tient pas compte de cette vérité, l’on ne fera que des efforts mous et par conséquent impuissants. On n’a plus affaire ici à de pures affections nerveuses, à un agent mobile que nous avons vu influençable par le magnétisme dès les premiers instants, et cela devait être ; mais à de véritables désordres difficiles à faire cesser par des remèdes, et par le magnétisme même. Lorsqu’il y a une perversion de la sensibilité, il en résulte intérieurement ce que nous constatons sur notre peau quand, par des brûlures ou autres accidents, sa contexture intime a été détruite ou altérée; une seule chose alors peut faire que les forces médicatrices, qui ne s’occupent plus, il le semble du moins, à refaire ce qui a été soustrait à la règle générale de conservation, reviennent forcément dans le centre des parties altérées y apporter les germes rudimentaires d’une reconstruction nouvelle, c’est le magnétisme seul. On pourrait croire, nous répétons ceci à dessein, que nous rêvons des possibilités qui ne peuvent exister, et qu’enfin de telles œuvres sont irréalisables tant elles sont merveilleuses; il n’en sera pas moins vrai que l’idée que nous venons d’émettre contient le secret qui brise les obstacles opposés par la nature même au rétablissement de la santé.

Dans les maladies que nous venons de désigner, on doit magnétiser par contact et ne pas changer précipitamment la position des mains. Cette application doit se faire dans

AFFECTIONS PICS VOIES DIGESTIVES. 3‘27 la direction de l’organe alïecté, jusqu’à ce que des déplacements de gaz, ou une vive chaleur se soit produite. Cette pratique doit être poursuivie jusqu’à la production de phénomènes physiologiques, tels que, par exemple, l’exaltation de la sensibilité; alors on magnétise à une petite distance, les doigts en pointe. On ne manquera pas de s’informer chaque fois que l'on verra le malade, de ce qui s’est passé dans l’intervalle des séances. Les transpirations, les garde-robes, s’il en est survenu, seront un sûr indice qu’il s’opère une modification dans la maladie, qu’ enfin la nature consent et qu’elle accepte votre traitement. On aura, du reste, les indices donnés par le malade, car il ne manquera pas de vous dire si ses incommodités habituelles ont disparu ou seulement changé de caractère. On devra se reporter à ce que nous avons dit déjà des affections chroniques, car si elles ne se ressemblent point toutes, il y a un fonds commun de symptômes que le magnétiseur attentif observe toujours.

Si j’écrivais pour des médecins, mes descriptions embrasseraient tout un ordre de choses que mes lecteurs ne connaissent point, ces mille modifications que l’œil exercé du médecin aperçoit lorsqu’une maladie se modifie, et je ferais connaître par des détails d’anatomie pathologique la contexture des organes altérés, et je chercherais à peindre l’altération elle-même. Ainsi' le pouls varie considérablement pendant une magnétisation, et rien que pour apprécier ses changements, il faut une main bien exercée ; la respiration également est rare ou fréquente, faible ou pro-

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fonde, etc..., et les magnétiseurs, jusqu’à présent du moins, si ce n’est par rares exceptions, ne se sont point occupés de saisir ces détails si essentiels qui caractérisent la marche d’un traitement en donnant aux sens une preuve physique de ce qui se produit profondément.

On sait maintenant à n’en pouvoir douter que, dans la maladie des os et quelquefois dans leur destruction même, si le périoste, ce tissu fin comme de la dentelle, a été respecté par la maladie ou conservé par l’art, des portions d’os disparues complètement peuvent se reproduire dans leur intégrité. Qui donc peut se flatter de connaître les véritables propriétés de chacun de nos tissus, que la nature s’est plu à multiplier en donnant à chacun une spécialité distincte, une charge à remplir, et tout cela selon les desseins d’une Providence infinie? Plu3 j’avance, plus je suis pénétré de ma courte vue, et plus je sens en moi l’éveil du besoin de connaître. Les maladies prétendues incurables ne sont telles qu’en raison de notre faiblesse ; chaque pas que fera la science, si elle veut s’éclairer par le magnétisme, lui fera connaître combien elle- même a à g8gner à cette étude, car ce que je n’ai point vu n'échappera point aux savants. Dans tous les désordres que nous avons signalés, et dont plusieurs cèdent au magnétisme, il est certain que quelques-unes des parties de l’organisation humaine ont été reconstruites; mais nous ne connaissons que le résultat du travail caché de la nature.

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AFFECTIONS DE L’ŒSOPHAGE, Dl! VOILE DU PALAIS, DE LA LANGUE, DE LA BOUCHE, DES GLANDES SALIVAIRES.

CESOPHAGITE, lESOl’HAGISHE ; ANGINES; GI.OSSJTE; STOMA- TITES ; PAROTIDITE.

C aractères de l'OEsophugite. — Sentiment de douleur le long de la colonne vertébrale, plus ordinairement entre les deux épaules ou h la partie inférieure du pharynx. La souffrance, qui augmente au moment de la déglutition et particulièrement lorsque les aliments ou les boissons arrivent sur le point enflammé de l’œsophage, ne permet pas de confondre cette affection avec les altérations de la colonne vertébrale, qui produisent le même sentiment douloureux. La soif est très-vive, le hoquet se montre et quelques vomissements de matière filante et sanguinolente. Phénomènes généraux nuis ou presque nuis.

Caractères de l’QEsophagisme. — Le spasme de l’œsophage se produit brusquement sans que rien annonce son invasion; c’est lit son caractère essentiel. S’il affecte les parties supérieures, les substances ingérées sont rejetées immédiatement, et le malade sent h cette partie comme une boule. S’il affecte les parties inférieures, le rejet des aliments ou des boissons se fait avec un peu plus de len-

teur, et la sensation de boule est ressentie vers le sternum ou à l’épigastre. S’il affecte un point intermédiaire, la douleur se fait sentir entre les deux épaules. A ces caractères se joignent des nausées, le hoquet, la dyspnée et la soif.

Caractères de l'Angine. — Il y en a de plusieurs sortes : l'Angine simple ou gutturale s'annonce par la gêne de la déglutition; bientôt après la voix prend un accent nasillard. La luette tuméfiée, chatouillant incessamment la base de la langue, provoque et le besoin continue) d’avaler et la toux, et par cette dernière le rejet d’un mucus filant ; r^ftjrtne tonsillaire ou Amygdalite , caractérisée par l’inflammation des amygdales: déglutition difficile, toux rauque et gutturale, respiration pénible; l'Angine pharyngée- au Pharyngite , dans laquelle on sent de la chaleur ou de la sécheresse a la gorge : le pharynx est enflammé et recouvert sur quelques points d’un mucus très-adhérent, difficile à détacher; la déglutition est douloureuse, la voix presque pointaltérée; la formation d’un abcès succède parfois àcette inflmmnation. Mais, parmi toutes les angines, celle qu’il importe le plus de reconnaître à cause de sa gravité, c’est l'Angine diphthéritiqne ou angine maligne, couenneuse, etc., dont le caractère principal est la production de fausses membranes qui, sous forme de couches plus ou moins épaisse?, faciles à détacher quand la maladie est avancée, tapisse la muqueuse du pharynx; leur couleur est jaunfttre, blanc jaunâtre ou grise. Les fausses membranes envahissent parfois l'oesophage et souvent les voies

AFFECTIONS DE l’(KSOPHAGE, ETC. 331 aériennes; c’est alors que cette affection acquiert de la gravité. Celte production est précédée d’une légère fièvre et d’une douleur modérée à la gorge; bientôt les ganglions sous-maxillaires et cervicaux se tuméfient et deviennent douloureux, la déglutition en devient d’autant plus pénible. Cette maladie est contagieuse. Vient enfin Y Angine granuleuse, caractérisée par des points rouges qui ont le plus souvent la forme et le volume de grains de chènevis, qui couvrent la muqueuse du pharynx et qui s’étendent parfois au voile du palais, à la luette. Cette maladie affecte les personnes qui sont obligées de faire un grand usage de la voix ou qui vivent au milieu de la poussière. La marche de cette maladie est lente et le début en est très-peu marqué. Les douleurs qui caractérisent toutes les angines se retrouvent ici, mais sont à peine ressenties; la voix seule est toujours plus ou moins altérée.

Caractères de la Glossite. — La glossite peut se présenter avec des caractères divers. Avec le caractère érythémateux, sa face dorsale surtout laisse voir une teinte continue d’un rouge écarlate; les papilles ne sont pas considérablement gonflées; il y a sensation âcre, comme poivrée ; la langue devient, dans certains cas, si molle, qu’elle conserve l’empreinte des dents et de leurs intervalles; elle peut être dépouillée de tout ou d’une partie de son épithélium, alors le contact des substances, même douces, est extrêmement douloureux ; elle se fendille parfois aussi plus ou moins profondément. Avec la forme apht/ieusc , l’épithélium se soulève sous la forme d’une petite

bulle, crève et laisse voir à découvert une petite ulcération. La forme pustuleuse se présente surtout dans la variole. Dans la forme papuleuse , les papilles de la base de la langue sont tellement saillantes et rudes parfois, que dans l’acte de la déglutition la gorge se trouve être péniblement chatouillée ou rabotée. Mais quelquefois celte affection est plus profonde, la langue peut acquérir un volume tellement considérable qu’elle remplisse la bouche et paraisse même au dehors. Ce dernier cas est grave, parce que l’asphyxie peut survenir ou des accidents apoplectiques.

Caractères de la Stomatite. — Cette affection se présente aussi avec des caractères divers : simple ou érythémateuse, elle se borne à l’inflammation de la bouche; ce sont des points rouges, disséminés par plaques et non d’une manière uniforme, qui rendent la bouche extrêmement sensible l\ tous les contacts. La stomatite aplithcuse (ou aplithes) peut revêtir les formes papuleuse , vésiculeuse, pustuleuse ; elle peut être de plus discrète ou confluente ; celle-ci est très-commune dans les pays humides; elle s’accompagne de frissons, de fièvre, de céphalalgie et de vomissements. L’aphthe simple ne donne guère lieu qu’à un sentiment de gène dans la bouche. La stomatite crémeuse (ou muguet) est caractérisée par une exsudation qui se borne, le plus souvent, à former de petits points blanchâtres de la grosseur d’une lentille, sur la langue; ou bien, en se généralisant, cette exsudation forme de petites masses sur la face interne des joues et des lèvres, et comme des feuillets à la voûte palatine et au voile du palais. La matière qui forme

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ces points est molle et s’écrase sous les doigts comme du fromage frais, sa couleur est jaunâtre et elle se produit parfois en si grande abondance que les points se rapprochent et ne forment qu’une seule couche. La fièvre s’allume dès le début de la maladie et augmente à mesure qu’elle se développe ; il y a agitation, des mouvements désordonnés, des cris aigres et rauques, ou voilés si l’exsudation envahit le pharynx.

Caractères delà Parotidite. — Douleur à la région parotidienne qui rend la mastication pénible. Au-dessous de l’une et même des deux oreilles se développe graduellement une tuméfaction plus ou moins considérable qui peut se propager jusqu’aux glandes sous-maxillaires, aux amygdales, aux parois voisines du pharynx, et par là rendre la déglutition douloureuse. Parfois cette tumeur se développe sans symptômes inflammatoires, sans douleurs.

Ces maladies sont si variées dans leurs formes et dans leurs symptômes que, forcé de me restreindre, je ne vous en donne que l 'étiquette. Toutes peuvent être influencées par le magnétisme et en ressentir la bienfaisante action. Il est facile de comprendre, d’après tout ce que nous avons dit, que, pour que la terminaison en soit prompte et heureuse il faut traiter ces maladies à leur début ; sans cela, quoi qu’on fasse, elles parcourront certaines périodes, et quoique adoucies par le magnétisme, la durée ordinaire de ces affections en sera peu changée. Mais prises au début, nous le répétons, une transformation subite a lieu, le prin-

cipe de la maladie est divisé, si bien que le danger évité, on méconnaît l'efficacité du remède, on n’y croit pas. J’ai beaucoup d’exemples de maux de gorge, se présentant avec des symptômes menaçants, où le magnétisme a adouci tout à coup ce qu’il y avait d’àpre et de poignant et même d’insupportable dans ce qu’éprouvaient les malades. Mais comment le magnétisme agit-il? Selon nous, c’est en localisant le mal d’abord, en faisant circuler le sang et les humeurs qui affluent toujours vers les points irrités ou enflammés. Dans une foule de cas où tout semblait désespéré, où la suffocation et l’asphyxie étaient imminentes, nous avons vu, après la magnétisation, les breuvages supportés, ce qui n’avait point lieu avant l’emploi du magnétisme. Nous avons vu des fausses membranes, des couennes, se détacher d’elles-mêmes et laisser plus de liberté à la respiration. De tels résultats seraient précieux pour un médecin dans quelques-unes de ses opérations sur cette partie du corps. Il n’est pas douteux que lorsqu’ils le voudront, les médecins perdront infiniment moins de malades et que les convalescences seront moins prolongées. Oh ! la belle science que la médecine lorsque les médecins le voudront bien ! car, nous qui ignorons presque leur art et qui ne savons du magnétisme et de la nature que l’A, B, G, nous affirmons cependant avoir produit des espèces de miracles. Citons le plus marquant. Une personne qui m’était bien chère fut, à la suite de plusieurs maux de gorge successifs, atteinte d’une angine d’un caractère des plus graves. Magnétisée dès le début sans quelle cessât

AFFECTIONS DK l’oKSOPHAGE, ETC. 335 pour cela de suivre les prescriptions d’un médecin des plus distingués, il arriva néanmoins, au bout de quelques jours, que la gorge s’obstrua presque complètement, aucun liquide ne pouvait passer. La langue était sortie de la bouche et ne pouvait y rentrer, la couleur en était noire; la face était tuméfiée ; tout annonçait de moment en moment une terminaison funeste par asphyxie, car le volume d’air respiré ne représentait pus la douzième partio de ce qo’il faut pour vivre. La malade, sentant combien je lui étais nécessaire, s'accrocha à moi dans son désir de vivre. Je la magnétisai donc constamment, et je parvins à produire d’abord quelque légère rémittence dans les symptômes; puis le seizième jour de cette cruelle maladie, une crise eut lieu, des tissus se déchirèrent et laissèrent échapper un litre au moins de purée composée entièrement d’humeurs purulentes: ni les médecins, ni moi, en appréciant cette quantité d’humeurs, ne pûmes bien savoir où tout cela avait dû être logé. La malade fut dès lors en voie de guérison; la convalescence fut si peu prolongée que l’on eut à peine le temps de s’en apercevoir. Ici l’on avait débuté par le magnétisme il est vrai; mais je dois dire que de nombreuses émissions sanguines avaient eu lieu : qu'avant même cette dernière maladie, pour d'autres maux de gorge de la malade, on avait usé largement des saignées, et qu’il est bien probable que son sang en avait été altéré profondément, c’est pourquoi le magnétisme, rencontrant non la force, mais l’épuisement, fut lent dans son action, mais cependant il sauva la malade.

Je me rappelle qu’5 cette même époque deux autres dames traitées par la médecine sans le magnétisme moururent derla même maladie : les soins cependant n’avaient point manqué, l'une de ces dames était de sang royal et l’autre appartenait à l’une des familles les plus riches et les plus distinguées de Paris.

Dans deux autres cas qui débutèrent aussi avec des symptômes menaçants, j’enrayai la maladie, et les médecins constatèrent ce fait que l’haleine, qui présente un caractère particulier, dans ce cas seulement, une odeur sut generis bien connue des praticiens, avait complètement changé de nature et perdu sa signification. Ce fait est pour moi d’un grand prix ; il montre combien ce magnétisme a de propriétés, et combien il est véritablement l’agent purificateur de notre sang et de nos humeurs.

Traitement général. — On doit rechercher d’abord si le malade est sensible au magnétisme ; cinq ou six minutes suffisent pour s’en assurer. Il ne faut point compter sur le sommeil magnétique, car la douleur, la gêne, le besoin d’expectorer, la difficulté de respirer librement, l’éloigneraient s’il commençait à se produire. Mais si la sensibilité se montre, ne craignez point l’excitation, car elle est propre à mettre le sang en mouvement et à produire de la transpiration, ce qui est bien nécessaire. Dès que vous avez produit ce phénomène, une dérivation salutaire s’établit, au moyen de laquelle la maladie perdra beaucoup de ses éléments d’activité ; les sinapismes produiraient cent fois moins. On a dit: divisez pour régner:

AFFECTIONS DE L’OESOPHAGE, ETC. 337 c’est surtout en médecine que cette maxime est vraie. Ce qui diminue le pouvoir du médecin, et tous le savent, c’est qu’il n’a point à sa disposition de ces dérivatifs puissants, certains dans leur action, c’est, par conséquent, qu’il ne peut agir comme il le voudrait : les vésicatoires sont une faible ressource, leur action ne s’étend pas toujours jusqu’aux tissus engorgés; tandis que le magnétism'’ v pénètre, qu’il produit une sorte de tumulte dans ce qui 't le fond des engorgements, et que, par une loi qui nous est inconnue, il repousse ce qui est impropre vers des émonctoires chargés de rejeter le superflu de nos humeurs. Dans tous les cas spécifiés, procédez donc lentement, que votre action ne soit point superficielle, mais profonde; n’arrivez aux organes principalement affectés que lorsque vous serez à peu près certains d’une saturation complète, et alors dirigez vos doigts en pointe vers les parties principalement affectées et terminez votre magnétisation par des passes longitudinales et une sorte de léger massage sur les membres inférieurs. Comme le magnétisme détermine presque toujours des faits, différant entre eux comme le tempérament des malades, il est inutile d’en désigner aucun, car ils ne pourraient servir daDS un cas particulier. Ici il faut encore que la science magnétique se fasse : nous savons que nous guérissons, que nous soulageons quand nous ne pouvons guérir, et que, nous en devons l’aveu, nous rendons l’action des médicaments plus certaine et plus efficace lorsqu’ils ont été bien indiqués ; mais c’est là tout.

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THÉRAPEDTIQUE MAGNÉT1QDB.

PLEURÉSIE, HYDROTÜORAX, PNBÜMOTHORAX.

Caractères de la Pleurésie. — Cette affection s’annonce le plus souvent par une douleur, vulgairement appelée point de côté, qui a en général son siège au-dessous de l’un des seins. A la fièvre qui la précède ou l’accompagne, se joignent de la dyspnée, de la toux, une toux particulière, et du côté où la douleur existe on peut presque toujours constater que le bruit respiratoire est devenu plus faible. Si la maladie se développe, la plèvre devient le siège d’un épanchement, et la percussion fait reconnaître que la sonorité de la poitrine a diminué du côté où il existe. Au début, cette diminution se constate en arrière et en bas de la poitrine, le son est mat. A l’auscultation, on remarque que le bruit respiratoire du côté de la douleur est d’autant plus faible que la douleur est plus forte, tandis que du côté opposé ce bruit a acquis un plus grand développement. L’épanchement devenant très-considérable, ce bruit cesse de se faire entendre soit en avant, soit en arrière, soit dans tout l’un des côtés de la poitrine, et il est quelquefois remplacé par le bruit de respiration bronchique. Alors que l’épanchement n’est pas encore ?rès-abondant, si l’oreille est appliquée sur le côté affecté,

AFFECTIONS DE tA PLÈVRE. 339

si l’on fait parler le malade, l’on perçoit un son de voix assez semblable à celui de la chèvre, d’où lui est venu le nom d 'égophonie, qui présente une variété de nuances que nous ne pouvons indiquer ; mais, dans tous les cas, on ne peut leur accorder de signification qu’autant qu’elles n’existent pas dans le côté non encore atteint par la maladie. Le côté de la poitrine où s’est formé l’épanchement se dilate plus qu’il ne l’était auparavant.

Nous n’avons rien dit des variétés que présente cette affection, il reste encore beaucoup trop de points obscurs dans leur diagnostic, et nous avons dû ne nous attacher qu’à ce qui présente un degré plus ou moins grand de certitude. On ne confondra pas la douleur pleurétique avec la douleur intermittente et sans fièvre, occasionnée par la névralgie intercostale. On trouvera d’ailleurs par la lecture attentive des caractères que nous donnons les moyens de ne pas confondre cette maladie et les autres entre elles.

Si la fièvre cesse et que la respiration devienne plus libre, bien que les forces se maintiennent, la maladie doit avoir une fin heureuse, mais ce n’est pas toujours sans que quelques phénomènes critiques ne se soient déclarés, soit une métrorrhagie, soit des sueurs abondantes ou un flux bronchique.

Caractères de f Hydrothorax. — Dans l’hydrothorax les intervalles qui séparent les côtes où siège l’épanchement deviennent assez considérables, surtout dans le bas de la poitrine, pour permettre de sentir la fluctuation; le

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mouvement des côtes est beaucoup plus faible pendant la respiration, et si le malade parle, on ne sent sous la main* aucune vibration.

Caractères du Pneumothorax. — Son siège est plus souvent à gauche qu’à droite ; il occasionne une dyspnée plus ou moins forte, la poitrine se bombe le plus souvent, le bruit respiratoire est nul en même temps que la résonnance de la poitrine augmente dans la partie supérieure du côté malade ; respiration caverneuse et gargouillement qui va en augmentant si elle diminue, et qui indique que les liquides sont en plus grande quantité que les gaz.

On n’a presque jamais recours au magnétisme dans les cas aigus de maladie, et pourtant ce sont les seuls où il guérisse quelquefois subitement, en faisant disparaître comme par enchantement tous les symptômes alarmants qui menaçaient la vie. En effet, on doit concevoir qu’au moment où rien encore n’est altéré, qu’il n’existe seulement qu’un afflux considérable de sang, il est concevable, disons-nous, qu’en forçant ce sang à circuler par la surexcitation artificielle qu’on éveille, l’on doit arriver à déterminer un changement subit et un soulagement notable. Dans les cas qui sont passés sous nos yeux, nous avons vu des transpirations s’établir au bout de quelques instants, la fièvre diminuer et la douleur devenir supportable. Par quel mécanisme la nature parvenait-elle à produire ces changements? Il est évident qu’elle déplaçait le sang, que par l’absorption elle ramenait dans les vaisseaux celui qui avait pris un autre cours; il est évident que la transpi-

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ration en diminuait la masse et faisait l’office d’une saignée, • sans pourtant diminuer la force propre du malade. L’on a vu quelquefois même le trop plein du sang, chassé par la nature, sortir contre toute attente par les fosses nasales ; peut-être y a-t-il encore d’autres voies d’expulsion, la transpiration insensible, etc. . On conçoit que si l’on parvient réellement à produire une transpiration naturelle chez un malade qui, le plus souvent ne doit sa maladie qu’à une suspension des fonctions de la peau, à une transpiration répercutée, à un refroidissement, on conçoit, dis-je, qu’il puisse être guéri presque instantanément. C’est ainsi que nous avons vu le magnétisme diminuer à l’instant ou faire cesser les angoisses du malade et lui permettre de reprendre des travaux à peine interrompus. Je sais bien qu’on ne peut adopter sans contrôle mes assertions, mais en raisonnant sur des faits passés j’indique ce qu’on peut faire sur des maux présents. Commune dans les campagnes, leurs habitants s’exposant aux intempéries des saisons sans aucune prudence, l’instinct indique que pour guérir la pleurésie il faut saigner ou faire transpirer. Que l’on magnétise sans crainte, et l’on verra se produire ce dernier résultat. La magnétisation doit être pratiquée à grands courants; on doit généraliser son action en touchant légèrement les membres : comme il ne s’agit point d’un mal profond, le magnétisme arrivant dans un moment de tourmente, sera comme l’éclair qui traverse les nuages et fait tomber la pluie. Mais qu’importe l’explication, bonne ou mauvaise, le fait reste : l’on

ne sait pas comment agit l’opium, ni le nitre, ni aucun des médicaments, on constate seulement les résultats.

Cependant certaines maladies ou indispositions no guérissent pas, bien qu’il semble que la nature dût semontrer facile; c’est que trop souvent, instruments de leurs maux, les hommes s’obstinent dans des habitudes contraires à la santé, suivent des régimes tout opposés à celui qui leur conviendraient. Pour eux la médecine est plutôt un danger qu’un bien, car ils paralysent les effets salutaires de la médication, qui ne fait plus dès lors qu’ajouter à la tourmente du corps et aggraver quelquefois la position du malade.

Traitement de la Pleurésie. — J’ai guéri des points de côté par des applications de ma main sur les parties douloureuses; je la plaçais comme un topique, et les malades sentaient bientôt une douce chaleur envahir non-seulement le point affecté, mais tout le corps, et ces applications répétées parvenaient à guérir. J’ai fait cesser des crachements de sang menaçants, sans employer aucune drogue, par cette magnétisation locale que je faisais durer de vingt-cinq à trente minutes.

Le magnétisme n’empêche point la médecine d’agir : les breuvages doux, émollients de cette dernière, sont au contraire favorables : mais les vésicatoires sont inutiles. La nature n’en a pas besoin : presque toutes ses opérations se font en dedans, elle sépare ce qui est impropre à la vie, le rejette au loin ; des humeurs, elle conserve ce qui est utile et fait en peu de temps ce que la science ne pourrait jamais réaliser.

Quelquefois, dans les soudures des plèvres costales avec les membranes qui tapissent le poumon, j’ai pu faire disparaître ces soudures, et j’ai détruit ainsi les entraves qui gênaient considérablement la respiration. Voici comment j’opérais : je trempais d’abord ma main dans l’eau froide et la posais toute mouillée sur l’endroit d’où partait la gêne; je la laissais ainsi juxtaposée jusqu’au moment où la chaleur devenait très-vive, je retrempais alors ma main et la réappliquais de nouveau. Ce procédé, dont l'efficacité m’a été démontrée, feraient rire les médecins, mais ce n’est pas pour les médecins que nous écrivons, ndus ne songeons point à changer leur manière de voir. Nous engageons ceux qui souffrent de ces altérations à user de nos procédés, ils s’en trouveront bien.

Traitement de l’Hydrothorax et du Pneumothorax. — Nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons dit du traitement de l’anasarque, des hvdropisies et de la tympanite. Que l’on ait affaire à des accumulations gazeuses ou liquides, le traitement ne diflere pas, il ne s’agit que de le diriger sur le lieu de l’affection.

PNEUMONIE (rmxios df, poitrine), EMPHYSÈME PULMONAIRE, PHTHISIE, ASTHME.

Caractères de la Pneumonie. — Première période : Dyspnée plus ou moins intense, selon le siège de l’inflammation, sa violence et son étendue, ou seulement quelquefois respiration courte et accélérée qui ne laisse au malade aucun sentiment d’oppression; douleur pleurétique vive au début et qui disparaît ensuite peu à peu ; fièvre légère ou violente, selon l’invasion brusque ou lente de la maladie ; petite toux non quinteuse, sèche d’abord, mais qui, dès le troisième jour, est accompagnée d’expectoration. La matière expectorée est mêlée à du sang; et, selon la (juantité de ce dernier, les crachats sont couleur de rouille ou d’un rouge vif et de consistance visqueuse : à l’auscultatio-' on perçoit du côté où la douleur s’est manifestée une Sv.. e de rôle sec, un bruit assez semblable à celui que produit ou du sel jeté dans un brasier, ou un parchemin froissé, et que l’on a appelé râle crépitant ; à la percussion, la résonnance de la poitrine est aussi légèrement diminuée. Deuxième période : Dyspnée et fièvre plus intense, parole haletante ; la consistance des crachats devient telle qu’ils s’attachent fortement au vase ; la bronchophonie succède

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au râle crépitant, la matité du son de la poitrine a augmenté. Troisième période : La face devient pâle, cadavéreuse ; l’expectoration devient aqueuse et d’une couleur de rouille brune, elle est assez semblable à du jus de pruneaux. Les deux premières périodes de la pneumonie peuvent, à la suite de crises telles que des diarrhées et surtout des sueurs, terminer heureusement; il n’en est pas ainsi, de la troisième qui est toujours fatale.

Il n’est pas toujours aisé de démêler les symptômes de la pneumonie, qu’il y ait ou non complication d’autres maladies; les symptômes ne sont quelquefois ni aussi bien ordonnés, ni aussi tranchés, ni les mêmes absolument que ceux que nous avons décrits; et d’ailleurs il y a des cas oïj aucun des symptômes ci-dessus ne peut être constaté, comme dans la pneumonie latente, et où ils manquent en grande partie, comme dans la pneumonie des nouveau-nés.

Caractères de l’Emphysème pulmonaire. — Cette affection consiste dans la dilatation des vésicules pulmonaires; elle est caractérisée par une dyspnée qui augmente peu à peu d’intensité, au point de simuler parfois des accès d’asthme ; à la dyspnée se joint la toux avec expectoration de matières liquides, semblables à une dissolution mousseuse de gomme. La poitrine est déformée, elle est plus développée et aussi plus sonore là où l’emphysème est plus prononcé, mais le bruit respiratoire y est diminué, et l’on perçoit ou un râle sifflant ou un râle sous-crépitant. L’on sent des douleurs vagues dans la poitrine, des palpitations surviennent et l’œdème des membres inférieurs.

Caractères de la Phthisie. — Première période : Toux sèche, déchirante, fatigante la nuit surtout; si quelquefois il y a expectoration, la matière en est visqueuse, jaune ou verdâtre et d'une odeur fétide; la gêne de la respiration ne se fait guère sentir qu’avec le mouvement; fièvre légère, brisement des membres, perte des forces, amaigrissement. Deuxième période : La toux devient plus violente et cause de l’insomnie; l’expectoration plus abondante, les crachats sont écumeux et striés de sang ; ils sont mêlés d’une matière purulente qui forme de petits globules d’une grande consistance; ils sont désagréables au goût, et prennent un aspect cendré à mesure du développement de la maladie; la fièvre augmente, le soir surtout; pendant l’accès, un rouge vif colore les pommettes des joues des malades, leurs lèvres et les glandes situées aux angles des orbites ; ce n’est que le matin que la fièvre disparaît à la faveur d’une sueur abondante qui se déclare et amène un peu de soulagement et de repos.

L'amaigrissement, rapide que l’on observe, les forces qui déclinent rapidement ne permettent pas de partager l’erreur du malade, qui se croit mieux parce que l’expectoration est devenue plus facile, la toux moins fatigante, la tête et la poitrine moins souffrantes; d’ailleurs tous les symptômes semblent bientôt s’aggraver à la fois : les yeux perdent de leur éclat, les ongles se contournent à l’extrémité des doigls, l’haleine est d’une odeur insupportable; respiration précipitée, toux plus fatigante, expectoration extrêmement abondante, fièvre hectique, sommeil

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presque nul, sueurs colliquatives. Troisième période : Diarrhée, œdème des extrémités inférieures, anéantissement moral et physique, perte de la mémoire, lipothymie, hoquet, syncope.

Caractères de l'Asthme. — Sentiment subit de resserrement de la poitrine; la respiration est impossible dans la position horizontale, le malade demande qu’on ouvre les fenêtres pour respirer l’air frais, mais les extrémités deviennent froides; la face est violette, et, comme la poitrine, se couvre de sueur; les muscles de la poitrine se contractent , l’inspiration est extrêmement difficile , et l’expiration lente , ronflante ou sifflante. L’accès commence par une toux sèche et fréquente et dure d’une à trois et quatre heures ; pendant ce temps l’anxiété du malade et son agitation sont extrêmes, il y a menace constante de suffocation : h l’auscultation, on perçoit un râle sibilant, surtout dans l’inspiration; le râle muqueux annonce la fin de l’accès; à la percussion, la poitrine rend un son plus clair que d’habitude. Le pouls, néanmoins, reste plus calme, et ne se développe que vers la fin; la santé, du reste, ne paraît point trop affectée si les crises ne se renouvellent pas trop souvent.

Nous nous contenterons d’une simple mention des autres affections de cet organe, telles que l’apoplexie pulmonaire, l’hypertrophie du poumon, l’œdème, les hémorrhagies qui donnent lieu à V apoplexie foudroyante, dont l’un des caractères est l'expectoration d’un liquide noir analogue à du suc de réglisse, etc.

Lorsque le scalpel a mis à nu sur le cadavre les ravages causés par les maladies ci-dessus, et que notre œil les perçoit, effrayés de ces dégénérescences de tissus, de ces cavernes purulentes, de ces boursouflements bleuâtres, violacés, etc..., l’idée de la possibilité de les empêcher de se produire ou de les guérir ne peut nous venir. Effrayés de leur vue, nous devenons sceptiques, et j’ai vu des magnétistes, en considérant ces plaies, perdre leur foi. Il est temps de les rassurer et de leur dire : Ces maux qui vous frappent par leur étrange énormité et qui causent sûrement la mort, ne deviennent mortels que parce que le médecin ne sait les empêcher de croître. Au début ils sont petits, légers, ils n’affectent que de minces surfaces ; s’ils grandissent, c’est qu’on ne sait les arrêter. Ne vous laissez donc point alarmer lors même que vous sauriez que ces altérations existent déjà sur le malheureux dont vous voulez entreprendre le traitement; considérez que votre magnétisme peut parfois tout changer. D’abord il est un fait certain, c’est qu’un grand nombre de malades, gravement atteints et dûment condamnés, se sont rétablis par les seules forces de la nature, au grand étonnement des médecins, peu familiarisés avec les moyens secrets et les puissantes ressources dont elle dispose. Si la nature a pu, dans certains de ces cas, opérer seule, que ne ferat-elle point lorsque vous viendrez à son secours et que vous lui donnerez abondamment le principal agent dont elle a besoin? Pour être convaincu de ce que peut le magnétisme sur les déchirures intérieures, sur des bourgeons

purulents, il n’y a qu’à considérer un instant ce qu’il produit sur les plaies externes qui ne peuvent se cicatriser faute de puissance, et qui, blafardes, inertes, changent à l’instant même de caractère et deviennent superbes lorsqu’on introduit l’agent magnétique dans ces parties épuisées : la bonne suppuration se fait bien vite, les bourgeons charnus se développent, la plaie devient sensible, la cicatrisation a lieu. Ce qui complique les maladies internes, c’est la résorption des matières purulentes et des sérosités qui n’ont pu autrement trouver d'écoulement; le sang s’altère bien vite, la fièvre se développe et les complications dangereuses se montrent. Et que voulez-vous que fassent dans ces extrémités, les tisanes, les sirops, les juleps, les vésicatoires et les cautères? k peine peuvent-ils, rarement même, contribuer à l’extraction de ce que le sang charrie. Les anciens médecins appelaient à leur secours le grand Archée, c’est-à-dire l’agent qui veille aux clarifications des humeurs et à leur extraction ; ils avaient des compositions propres à tirer de leur assoupissement les agents intelligents qui, manquant d’impulsion, avaient cessé de fonctionner. On croit généralement que la médecine des écoles a fait un grand progrès, mais cela n’est vrai que relativement : elle sait mieux les formes des maladies, mais elle ne sait pas mieux qu’autrefois les moyens de les guérir.

La vie est menacée quand le poumon est atteint, que l’air aspiré ne peut plus pénétrer dans ses profondeurs et devenir ainsi un des premiers éléments de la vitalité. Ce

qui ajoute encore à la gravité de ces affections, c’est qu’il n’est pas toujours facile, même au plus habile médecin, de porter un diagnostic certain dans ces affections si diverses de caractère ; si le mal est chronique, la difficulté augmente; aussi n’est-il pas rare de voir des malades condamnés, survivre, et d’autres dont la gravité du mal avait échappé, mourir.

Il faudrait donc un bien grand discernement chez le magnétiseur pour oser promettre, assurer le succès; mais il peut toujours magnétiser, et sous cette influence, souvent la nature parle et révèle elle-même la cause des désordres et leur gravité. Je ne crois pas que l’on puisse guérir des affections du poumon lorsqu’il y a des cavernes dans son tissu et que l’on expectore du pus. On ne peut guérir non plus l’asthme lorsqu’il a pour cause l’ossification des vaisseaux ou une affection du cœur; ce dernier symptôme est facile à reconnaître, mais l’ossification ne se dévoile point.

Voici ce que j’ai observé pendant ma longue carrière sur le traitement de ces différentes affections par le magnétisme. (Quelle que soit leur origine, leur gravité et leur ancienneté, le magnétisme soulage d’abord, l’expectora tioa devient plus facile, un dégagement instantané a lieu et un bien-être se manifeste. Le magnétisme donne du sommeil, réchauffe les extrémités, il revivifie les organes languissants qui, retrouvant artificiellement l’agent nécessaire à leurs fonctions, reprennent un peu plus d’élasticité et d’énergie ; mais ces heureux effets ne sont pas tous dura-

blés, ils ne peuvent point l’être, on le comprendra sans peine. Et pourtant il est très-certain qu’on a guéri des asthmes, des phthisies ; qu’on a fait cesser des crachements de sang ; tous maux que l’on croyait incurables et qui l’étaient véritablement pour les médecins. Il est probable que l’engorgement du poumon dans ces cas, et tous les symptômes alarmants qu’on avait constatés, venaient d’humeurs qui s’étaient jetées sur cet organe et l’avaient envahi ; que le poumon était seulement le lieu où la nature avait déposé des matériaux qu’elle n’avait pu jeter autre part : il est certain que souvent, en rétablissant les règles chez les femmes, ou les fonctions d’autres émonctoires, en faisant reparaître à la peau des dartres ou d’autres exanthèmes, il est certain, dis-je, que le magnétisme a rendu à la santé bien des gens que l’on croyait devoir mourir de la poitrine.

Il est des cas où ma raison me conseillerait de ne pas essayer l’action du magnétisme, mais ici l'expérience me servirait de flambeau, et je ne puis la transmettre par écrit ; elle s’acquiert et ne se donne point. Il faut donc, jusqu’à ce que l’on soit éclairé, essayer avec prudence l’action de ce remède sur tout ce qui affecte la poitrine.

Nous allons indiquer comment on peut éviter quelques erreurs de jugement et fixer les idées sur certains points.

Nous avons dit que le magnétisme favorisait toutes les sécrétions, qu’il activait la circulation du sang et qu’enfin il augmentait considérablement les forces médicatrices : en faut-il davantage pour rendre possibles une foule de guérisons là où l’inefficacité des remèdes est constatée,

car ceux-ci diminuent généralement les forces de la nature. Mais par cela même que le magnétisme exerce une telle action, il rentre dans le domaine des forces, des agents qui doivent être dosés, et son administration, son emploi, exigent un petit nombre de connaissances pratiques.

Ainsi tout afflux de sang vers la poitrine, lorsque le poumon est en partie désorganisé, doit y produire une gêne plus forte, une respiration plus fréquente : c’est ce qu’en effet on constate dès les premiers instants. Si la substance du poumon n’est point remplie de tubercules, si les nombreux crachats viennent seulement des membranes qui tapissent les conduits aériens, le magnétisme doit produire un grand bien, le malade doit expectorer avec facilité; toutes les parties malades seront ainsi revivifiées par le sang nouveau apporté, et les conduits seront plus libres, car le sang altéré par les humeurs se trouvera forcé de circuler. Mais dans le cas où il y a altération profonde de la substance du poumon, le mouvement imprimé au sang doit être dommageable, car il pénètre dans les cavernes produites par ulcération et y détermine une excitation trop grande : on constate ce fait par les symptômes de suffocation, par la rougeur de la face et par des stries de sang mêlés aux crachats; il faut donc dans ce cas magnétiser très-légèrement, s’arrêter souvent et ne donner que ce que la nature peut supporter de nouvelle vie. Avec ces soins, les malades pourront être grandement soulagés, mais on ne doit pas conserver l'espoir de les guérir.

Nous le répétons, l’engorgement du poumon, sa matité

même peuvent faire croire à l’existence d’une phthisie, mais ce diagnostic n’est pas toujours justifié. Le poumon peut être dégorgé, purgé des humeurs qui s’y étaient jetées, comme cela peut arriver à d’autres organes, et l’on peut être radicalement guéri ; c’est pourquoi, lors même que le doute existe, on doit toujours essayer l’emploi de ce moyen.

Nous avons parlé de ‘l'asthme, maladie qui tourmente une foule de personnes, et pour laquelle on n’a trouvé jusqu’ici aucun remède efficace, mais seulement des palliatifs dont l’action momentanée n’agit qu’en détériorant encore l’organe de la respiration. Les causes de cette maladie sont presque toujours inconnues, et c’est justement parce qu’il en est ainsi que le magnétisme peut être le plus bienfaisant des remèdes; il agit en détergeant l’organe, en faisant, circuler les fluides qui s’y accumulent ; et si, comme on le pense, les nerfs parfois jouent un rôle dans les désordres, on se rendra plus facilement encore compte de la supériorité du magnétisme. Notre intention n’est point de citer des cures parfaites et d’entrer dans des détails circonstanciés, nous nous contenterons de fournir des indications à ceux qui cherchent un soulagement à leurs maux, h ceux qui veulent essayer le pouvoir qu’ils ont de guérir les malades. Ces indications serviront à reconnaître les divers symptômes que fait naître le magnétisme, et apprendront à distinguer ce qui est le produit de la maladie ou de l’agent employé.

Traitement général des affections ci-dessus. — Malgré notre désir de bien établir les procédés curatifs du magnétisme, leur peu d’étendue relative laissera sans doute

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beaucoup à désirer; mais, nous l’avons dit déjà, il faudrait pour chaque cas de maladie un travail particulier que nous ne pouvons faire, malgré notre bonne volonté. Il est certain aujourd’hui que le magnétisme a été appliqué avec succès dans tous les maux , mais nul n’a tenu compte des faits physiologiques qu’il a produits, qui seuls pourraient jeter quelque lumière et m’aider dans l’occurrence où je me trouve. Je dirai simplement ce que j’ai vu. ce sera au magnétiste éclairé de venir ajouter à ma thérapeutique. Dans la pneumonie , et nous ne tenons pas compte ici des différents degrés, le magnétisme oppresse, opprime d’abord, il semble que la respiration va être suspendue. On ne doit rien craindre de ce symptôme qui paraît fâcheux, car il est au contraire une preuve manifeste de l’action exercée par le magnétisme; il faut seulement doser le magnétisme, l’introduire petit à petit, laisser à la nature le temps de se l’assimiler.

Le magnétisme agit comme excitant ; une sorte de tumulte en résulte dans la circulation. Les passes doivent se faire longitudinalement et quand la respiration paraît accélérée, l’on doit cesser pendant quelques instants, puis reprendre. Une opération magnétique dans ces cas doit durer une demi-heure, et doit être divisée en trois ou quatre périodes de temps. Les phénomènes observés consistent en sueurs partielles ou générales, en mouvements d’intestins; puis, quelquefois on observe la disparition subite de la chaleur, une expectoration plus abondante suivie bientôt d’un mieux sensible. Dire ce qui se passe

dans les tissus affectés est impossible, et le magnétiste, comme le médecin, a un bandeau sur, les yeux. 11 est certain du moins que le vide se fait dans les vaisseaux et que le magnétisme peut parfois remplacer la saignée. Une évaporation considérable par la peau indique sûrement que des particules insaisissables sont rejetées, car les émanations ont une odeur particulière. Toutes boissons douces autant que les malades- peuvent les supporter, sont utiles; elles diminuent l’ardeur du sang, et comme leur absorption et leur circulation sont rendues plus faciles, elles font un grand bien : j’ai tiré un très-grand avantage de l’emploi de l’eau panée. Il ne faut donc rien brusquer, ne point chercher de crises, elles viendront d’elles-mêmes; mais il faut s’astreindre h une grande régularité dans l’heure des magnétisations, tant que le danger existe. Comme on a pu le voir dans le courant de cet écrit, je n’emploie point l’insufflation sur les parties malades, la regardant comme une pratique fatigante et dangereuse, et qui laisse des doutes sur son efficacité.

Toutes les affections de la cavité de la poitrine sont sœurs, se lient, s’amalgament entre elles, et c’est pourquoi le traitement que nous venons d’indiquer doit peu varier dans son application. Si beaucoup est laissé au discernement du magnétiseur, la faute en est au peu d’observations recueillies, car le magnétiseur a été rarement appelé pour des cas semblables.

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