ANGINE DE POITRINE, PÉRICARDITE
Caractères de l’Angine de poitrine. — Cette affection est de nature névralgique, et son invasion est le plus souvent brusque. Une douleur extrêmement aiguë, constrictive, qui plonge le malade dans la plus vive angoisse, se déclare vers la région du cœur, soit en marchant, soit en montant ; elle disparaît pour réapparaître avec quelques mouvements violents, avec une émotion forte. A chacun des accès qui peuvent devenir très-multipliés, la suffocation est toujours imminente.
Caractères delà Péricardite. — Douleur au côté gauche en tout semblable à la douleur pleurétique; elle s’accompagne aussi de fièvre et d’oppression. Il y a soulèvement des côtes et des espaces intercostaux de la troisième à la huitième côte, et son mat dans toute cette étendue; le pouls est petit, irrégulier, intermittent. Une angoisse inexprimable, des convulsions, le délire, s’emparent du malade. Les battements du cœur sont quelquefois sensibles à la main, à la vue même, sauf dans les cas d’épanchements dans le péricarde.
Nous n’avons rien à dire, tant les caractères en sont obscurs et peu certains, de l’ Endocardite ni de la Car dite ;
presque rien à dire des Palpitations nerveuses, affection où les malades entendent, sentent môme leur cœur battre; de V Hypertrophie, où les battements du cœur sont tellement forts, qu’ils soulèvent les parois de la poitrine dans une grande étendue, d’une façon si visible parfois qu’on s’en aperçoit malgré les vêtements. I.a pointe du cœur se trouve quelquefois aussi déplacée, et l’on perçoit son battement en un lieu plus ou moins éloigné du point habituel. Les symptômes généraux se bornent le plus souvent à une forte coloration de la face, à moins que la maladie ne s’aggrave. Ce que nous pourrions dire sur les Anévrismes du cœur ou sur ceux de l’aorte, n’éclairerait point suffisamment nos lecteurs pour leur permettre de se prononcer dans beaucoup de cas sur l’existence de ces affections. Les symptômes de l’anévrisme du cœur, palpitations, anxiété, pouls faible, congestion de la face, se retrouvent dans toutes les maladies de cet organe. Ceux des anévrismes de l’aorte sont tout aussi obscurs.
Si le magnétisme n’était point une force qui secoue et remue les organes, si son action était constamment douce et tempérée, nous n’éprouverions aucun scrupule à en indiquer ici l’emploi général, et quel que fût le genre de l’affection. Une crainte qui ne m’a jamais quitté lorsque je traitais des maladies du cœur, c’était de voir surgir tout à coup un des phénomènes qu’on observe lorsqu’on magnétise, un homme en santé, c’est-à-dire devoir apparaître de fortes palpitations et un tumulte dans la circulation, toutes choses qui me faisaient pfcnser que les procédés magnéti-