AFFECTIONS DU CŒUR, ETC
ques devaient dans ce cas être soigneusement étudiés, de manière à éviter un choc toujours fâcheux. Je dois déclarer cependant que jamais je n’ai vu un accident immédiat venir justifier mes craintes; cela vient-il de ce que j’ai constamment usé avec ménagement du magnétisme en m’arrêtant toujours avec une sorte de sagesse, ou bien le magnétisme n’aurait-il point l’inconvénient que je lui « suppose : ayant devant les yeux les propriétés trop souvent malfaisantes des remèdes, et le magnétisme en étant un, il ne m’a jamais été démontré rigoureusement qu’il n’eût point aussi ses inconvénients? Quoi qu’il en soit, on peut, dans certains cas, faire le plus grand bien au malade. Le magnétisme paraît même être le seul remède aux exagérations de sensibilité du cœur. J’ai moi-même fait cesser des désordres qui paraissaient incurables et semblaient constamment menacer la vie ; je n’espérais point guérir, et cependantj’ai rétabli la santé l;’i où des médecins avaient pronostiqué l’incurabilité de la maladie: c’est qu’ici l'on s’était trompé ; il n’y avait sans aucun doute ni épaississement des cavités, ni dilatation, ni atrophie, mais seulement une névrose. J’ai guéri une affection de ce genre qui durait depuis quinze ans et ne laissait aucun repos. A la troisième magnétisation bien doucement pratiquée, la malade est tombée dans un doux sommeil, ce qui ne lui arrivait jamais dans ses crises, et pour ne point entrer dans d’autres détails, je l’ai guérie en peu de temps. On attendait à chaque instant la mort avant mon traitement, la santé est venue pour faire mentir le pronostic des médecins, faire cesser le déses-
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poir d’une famille et prouver l’excellence du magnétisme.
Dans les affections du péricarde, on doit moins craindre de fortes magnétisations, et l’on doit espérer pouvoir agir heureusement, comme on le fait d’ailleurs dans toutes les affections nerveuses en forçant la circulation de l’agent du trouble, en le délogeant du point qu’il affecte et où il semble se jouer de tous les remèdes de la médecine. »
Nous passons légèrement sur une altération pourtant bien grave, par la raison que la lumière ne s’est point encore faite pour nous. On comprend que nous voulons parler de l’anévrisme. Nous avons eu pourtant des guérisons que nous avons relatées dans nos précédents ouvrages; mais ces guérisons sont des drames trop émouvants pour que nous osions engager les autres à faire de même; les médecins seuls, habitués à tout risquer, pourront, lorsqu’ils seront initiés au magnétisme, essayer ce qui nous a réussi. Pour nous, nous reculerions aujourd’hui devant des opérations qui font craindre de se rendre l’auteur ou le complice d’un meurtre.
Traitement général. — On doit débuter par une magnétisation faible, comme si l’on voulait s’assurer préalablement de la sensibilité magnétique du malade, augmenter ensuite lasaturation si rien nese manifeste de violent, cherchera produire du sommeil, toujours si efficace dans ces cas que j’ai même plusieurs fois quitté des ^naïades sans les réveiller, jugeant que ce sommeil était critique et qu'il ferait le plus grand bien, ce qui arrivait en effet. La durée de ce sommeil