‹ Thérapeutique magnétique règles de l'application du magnétisme a l'expérimentation pure et au traitement des malades par m. le baron Du PotetChapitre 39 sur 62 · AFFECTIONS 1)0 CERVEAU, ETC · texte numérisé non relu

AFFECTIONS 1)0 CERVEAU, ETC

contracture, ou avec convulsions partielles ou générales. Si la connaissance, au contraire, est conservée, l’intelligence restant néanmoins un peu obtuse, les mouvements volontaires peuvent s’altérer subitement ou insensiblement. Ces organes sont aussi sujets à Y induration générale , qui entraîne la mort, ou partielle, et alors la paralysie présente les mômes caractères que ceux du ramollissement, avec cette différence que la paralysie augmente graduellement On constate aussi dans ces organes la présence des kystes , des tubercules, des cancers, etc. Mais quelles que soient les affections qui envahissent ces organes, on retrouve en toutes, et à un degré de développement plus considérable, les caractères que nous venons d’exposer et ceux de la congestion : rougeur de la face, l’artère temporale bat avec force, yeux injectés, céphalalgie dont le siège varie, étourdissements, vertiges, somnolence, lassitudes insurmontables ou activité fiévreuse, fourmillements partiels ou généraux dans un ou plusieurs membres; les veines sont gonflées. Cas accidents peuvent cesser pour se renouveler plus tard et plusieurs jours de suite, pour disparaître pour un temps plus ou moins long. Ou bien il y a perte absolue et subite de connaissance et le malade tombe ; c’est ce que l’on a appelé coup de sang ; alors le malade, s’il ne meurt pas, revient graduellement à la santé ; ou bien il y a hémiplégie qui cesse aussi subitement qu’elle s’est déclarée, ou bien la sensibilité et la motilité sont affectées à la fois ou séparément, ou bien l’intelligence est troublée et alors le délire se montre; dans ce cas il peut y avoir développe-

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ment de forces musculaires, et si la face devient vultueuse, noire : mort. On retrouve dans V œdème du cerveau les symptômes les plus graves ci-dessus, et ils produisent ce que l’on a appelé f apoplexie séreuse. Il en est de même dans Y encéphalite, que l’inflammation porte sur le cerveau ou le cervelet ; seulement dans le premier cas il y a des contractions, des convulsions, une excitation générale, dans le second, état comateux et paralysie ; mais ces états peuvent exister concurremment ou se présenter alternativement. Les sens sont surexcités, l’œil est extrêmement sensible, l’oreille perçoit des bruits bizarres.

Dans la myélite, le désordre des mouvements est aussi ce qu’il y a de plus remarquable à noter ; il peut exister même dans ceux qui ne sont point soumis à la volonté. Ce désordre se manifeste à la fape, à la poitrine, à l’abdomen, par des douleurs extrêmement variées, selon que l’affection occupe des points correspondants dans le prolongement rachidien ; la sensibilité générale est ou abolie ou simplement diminuée. Dans la méningite, il en est tout autrement, la sensibilité est extrême, les sens s’affaiblissent, se troublent, et finalement sont abolis; il y a paralysie d’une partie du corps plus ou moins intense, ou bien encore certaines parties semblent être condamnées à un mouvement constant, mais non uniforme. 11 y a délire ou coma.

Ces affections sont pour la plupart insondables. Les altérations de substance que quelques-unes laissent apercevoir ne prouvent rien ; elles ne sont que l’effet d’une cause inconnue. Ce qui est certain, c’est que les excès de

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