‹ Thérapeutique Médico-Chirurgicale de l'Orchite Blennorragique: Essai de Traitement MéthodiqueChapitre 17 sur 52 · SERVICE DE M. DU CASTEL · texte numérisé non relu

SERVICE DE M. DU CASTEL

4 Repos au lit,

2 Tenirles parties relevées sur le ventre,

3° Appliquer 12sangsues sur le cordon du côté malade, |

4° Cataplasmes de farine de din cuite dans une décoction de pavots,

3° Tousles deux jours prendre un grand baïn,

6° Prendre deux verres d’eau de sedlitz le jour où on ne prend pas de bain.

SERVICE DE M. BALZER (1893).

D'après des renseignements qu’a bien voulu nous donner l’interne de M. Balzer, ce chef de service traite ses malades de la façon suivante:

ae Es

1° Repos au lit,

> Tenir les bourses relevées à l’aide d’un ban-

dage;

3 Applications de compresses imbibées d’éxtrait

desaturne,

4 Si l’orchite est particulièrement douloureuse, avoir recours au stypage (L).

Avant de passer à l'étude des procédés plus récemment publiés, nous désirons direun mot des deux prescriptions qui reviennent uniformément dans les ordonnances précédentes :

1° Pour tenir les bourses relevées il suffit ordinairement d'employer, si le malade reste au lit, une fouille de carton épais échancrée, un calendrier, par exemple, où mieux une feuille de zinc échancréeet garnie de diachylon sur les bords pour éviter les blessures ; la feuille de zinc peut être ébouillantée, lavée et maintenue dans un état de rropretée parfaite.

Le malade doit-il se lever, une serviette passée au niveau du périnée rattachée à une ceinture et garnie d’ouate, le suspensoir de Jullien, ou Simplement un caleçon de bain ouaté assurent la contention des testicules.

90 Quant au repos il paraît être la condition sine qua non d’une guérison rapide ; ilest de plus

(4) M. le Protesseur Fournier, que nous ous sommes fait

le devoir d’aller consulter, nous a dit ne point employer de traitement.spécial.

HORUT Pre

une garantie contre l’inflammation du testicule jusque là resté sain.

Malheureusement il s’accommode peu avec les exigences professionnelles, car il est la plupart du temps fort difficile à obtenir des malades. La guérison peut néanmoins être obtenue en dehors de tout repos comme nous en citerons des exemples. En pratique civile, le médecin sera donc souvent obligé decomposer avec les intérêts du malade ; il pourra ne prescrire le repos que pendant la période très douloureuse laquelle variera suivant la méthode de traitement employée,mais en aucun cas il ne devra permettre la marche sans l’assurance formellequ’un moyen decontentionexactedes testicules sera appliqué etque cette marche restera modérée etscrupuleusement réservée aux exigences professionnelles.

C’est ainsi que Falkson a publié dans le n°3 du

Berl. Klin. Wochensch. de 1893 un mémoire sur letraitement de l’épididymite blennorrhagique sans repos au lit.

Avant de passer à l’étude d’un procédé assez récemment publié, nous devons mentionner un procédé qui aurait donnés au dire de son auteur, de beaux succès. C’est l’application sur les bourses d’eau chaude à 55°. Ce procédé aurait, dit M. Reclus qui l’a le premier employé, une efficacité presque constante. Il agit sans doute comme les

cataplasmes très chauds et a l’avantage dene point exiger la manipulation ennuyeuse et désagréable

de ces derniers.

XIV.— Eaux thermales. — C'est dans le même sens qu’agiraient certaines eaux thermales et les boues de Dax en particulier dont l'usage parait avoir donné de bons résultats, mais qui ne sont en général qu’à la portée des malades fortunés.

Le docteur Barthe de Sandfort, a démontré la possibilité de la cure de l’orchite par ces boues transportéesà Paris.

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