‹ Thérapeutique Médico-Chirurgicale de l'Orchite Blennorragique: Essai de Traitement MéthodiqueChapitre 18 sur 52 · C. — Méthode récente · texte numérisé non relu

C. — Méthode récente

En 1891, le docteur Thiéry publiait dans la Gazette médicale de Paris en se fondant sur un nombre important d'observations recueillies tant par lui que par M. Fosse, à l’Hôtel-Dieu et à l'hôpital du Midi, un travail oùils’efforçait de prouver avec statistiques à l’appui la valeur du traitement de l’orchite blennorrhagique par les pulvérisations phéniquées. Depuis, nous avons entendu si souvent l’auteur vanter les résultats obtenus, les affirmer avec tant de conviction et nous avons été si séduits par les résultats qu'il neus a montrés que nous avons voulu nous faire une opinion exacte sur ce point.

Grâce à son obligeance, nous avons pu à plusieurs reprises suivre les malades traités dans le service de ses maîtres M. Verneuil, à l'Hôtel-Dieu et M. Tillaux, à la Pitié,

Ayant eu la bonne fortune derecueillir quelques observations inédites pour notre thèse, nous désirons consacrer un chapitre étendu à cette méthode encore peu répandue et, il faut l'avouer, beaucoup moins connue qu’elle ne le mérite,

Se fondant sur le raisonnement et sur les résultats remarquables que donne Ja pulvérisation dans toutes les inflammations septiques des téguments : lymphangites, furoncles anthrax et même des parties plus profondes (phlegmons profonds) l’auteur a pensé que les symptômes cardinaux de l’orchite : douleur et tuméfaction ne pouvaient que bénéficier de la mise en œuvre de la pulvérisation quiagit à la fois: &

1° par humidité.

2° par chaleur.

3° par pénétration.

Nous disons par pénétration car celle-ci est amplement prouvée par la coloration noire desurines qui suivent souvent après les deux ou trois premières séances de pulvérisation.

Ici un point se poseauquelil estdifficile derépondre actuellement: la pulvérisation phéniquée agitelle seulement en tant que pulvérisation inerte,

PPT) ou faut-il l’attribuer à l’acide phénique, comme l’avaient fait Drouet et Reliquet, outre le pouvoir analgésique que quelques auteurs lui ont reconnu une propriété antiseptique contreles micro-organismes que les travaux récents de Eraud et Hugounenq (1) reconnaissent dans l’orchite blennorrhagique ?

Nous serions tentés de croire d’après quelques essais auxquels nous avons assisté que le facteur pulvérisation est beaucoup plus important dans l'espèce que le facteur acide phénique. Cependant il serait prématuré de se prononcer à cet égard avant d’avoir expérimenté sur un grand nombre de cas, ce que nous n’avons pu faire ; nous nous en tiendrons donc à la pratique de l’auteur qui a donné de si bons résultats. Les voici d’ailleurs consignes dans les 25 observations personnelles dont MM. Thiéry et Foucard font suivre leur travail.

(1) Eraud et Hugounenq. — Recherches bactériologiques sur la pathogénie de l’orchite blennorrhagique et de cer-

taines orchites infectieuses. — ANSE in Semaine médicale 1893, page 163.

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