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tats qu’il avait obtenus par cette méthode sur 24 malades atteints d’orchite blennorhagique; comme avec l’usage du salicylate, il remarqua la disparition rapide de la douleur et la résolution de la tuméfaction épididymaire. Les malades n'étaient pas soumis au repos.
En juin 1884, le « The Therapeutic Gazette »
contient aussi une observation d’un rédacteur de ce journal et qui conclut dans le même sens.
Dans deux communications successives (1), le docteur Martel, chirurgien en chef de l’hôpital de Saint-Malo, donne le résumé de trois cas de guérison (1885), puis de 12 autres cas (1886), auxquels vient s’en adjoindre un treizième dù à M. le médeein major Cordier.
Le docteur Chambers, de Chicago, s’est aussi occupé de la question, peut-être même ses recherches ont-elles précédé celles du docteur Martel, mais nous n’avons pu nous procurer les détails suffisants pour établir cette priorité. Sa publication ne date en tout cas que de 1886 dans le « Chicago médical ».
Cependant toutes ces tentatives avaient eu peu de retentissement, quand, en 1886 également, M. Thiéry, alors interne dans le service de M. Humbert (suppléé par M. Bazy) au Midi, eut l’idée d'expérimenter de nouveau la teinture d’anémone
(1) Martel. —- Bull. de (thérapeutique, 16 février 1885-86.
pulsatille. Le résultat de ses recherches a fait l’objet de [a thèse de M. le docteur es médecin aide-major de l’armée.
Depuis, le docteur Tucker, du Texas (voy Bibl.), a de même consacré un article à cette médication. Pour appuyer ses conclusions, M. Thiéry s’est fondé sur un nombre relativement considérable d'observations, puisqu'elles sont au nombre de 48. relatées in extenso dans la thèse de M. Dormand et les résultats envisagés dans leur ensemble correspondent à :
GUOPISOMENTE OT Eee Amélioration considérable. . . . 10 (1) Guüérisons incertaines . . .... 9 Pas d'amelorauons Me TR
Le tout au moment de la sortie.
La durée moyenne du traitement a été de 11 jours au maximum, car il serait facile de réduire ce chiffre en ne faisant pas intervenir dans le totalles jours pendant lesquels, la guérison déjà obtenue, on a continué par prudence l'emploi du médicament.
Comparée avec la simple expectation, avec la médicaton topique par les Cataplasmes et l'onguent napolitain (durée moyenne 15 jours) la médication par la teinture d’anémone révèle ses
(1) La plupart de ces malades ont dû quitter l’ hôpital avant la guérison complète pour faits d'insubordination.
ne
avantages, Nous verrons plus loin en quoi elle est supérieure au traitement par le salicylate de soude bien que la durée d’hospitalisation relevée par M. Pigornet paraisse un peu inférieure.
Nous avons voulu nous rendre comptedes bons effets de ce procédé et nous pouvons publier 4 observations provenant de l’hôpital du Midi (1891) qui viennent s'ajouter aux 48 observations déjà publiées par M. Dormand. Les voici :
OB£ERVATION VI (inédite).
M., 18 ans, entre dans le service de M. Humbert le 2 octobre 1891. Blennorrhagie de date ancienne ayant déjà donné lieu à des poussées aiguës. Epididymite gauche datant de 4 jours avec épanchement abondant et très léger degré de funiculite. Le malade a appliqué chez lui des compresses imbibées de feuilles de sureau.
On prescrit dès l’entrée la potion de teinture de pulsatille (XXX gouttes) renouvelées tous les jours ; le 4 octobre la douleur diminue notablement, le 6 Ja résolution commence, la funiculite diminue concomitamment. Le 16 octobre le malade sort guéri.
OBSERVATION VIL (inédite).
V. X.. 44 ans, boucher,a déjà été traité en 1886 dans le service de M. Humbert pour une épididymite blennorrhagique. Il fait l’objet de l'observation XL VII de la thèse de
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Dormand. Entré le 11 octobre 1886, il était sorti le 30 octobre en bonne voie de guérison, mais conservant un épididyme volumineux quoique non douloureux. Il est ramené à l'hôpital du Midi le 15 octobre 1891 par une nouvelle épididymite (droite cette fois)datant de 8 jours, consécutive à une blennorrhagie avec signes de cystite datant de 4 semaines et soignée parles injections de pierre divine.
On n’institue pas d'autre traitement que la 1médication interne par la pulsatille. jointe au repos, étant donné les caractères qu'avait présentés la première orchite.
Au bout de ? jours d'administration du médicament, la douleur à tellement diminué que le malade veut se lever; 6 jours après il est impossible de le persuader qu’il y a intérêt à rester et il exige sa sortie :la résolution est en bonne voie, mais non acquise. La douleur est nulle.
Les deux observatious suivantes fort incomplétes par suite de notre départ à la fin de 1801 pro-
viennent de la statistique du service du Midi, re-.-
cueillies sous forme de notes.
OBSERVATION VII (inédite).
Garçon de 26 ans, revient des colonies où il a toujours été bien portant. Blennorrhagie contractée à Toulon. Orchite gauche datant de 5 jonrs. Teinture de pulsatille, Disparition de la douleur le lendemain de l'entrée bien qu’il n’ait pas gardé le lit. Nous n’avons pas de détail sur la sortie.
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OBSERVATION IX (inédite).
J. S.. 33 ans, journalier. Orchite blennorrhagique. Teinture de pulsatille. L’orchite aiguë et très douloureuse par suite d'un épauchement vaginal abondant est amendée après l'administration de XL gouttes de teinture pulsatille le 1°r jour et de XXX gouttes le lendemain. Le maladese” lève au 9° jour ; la résolution inflammatoire commence seulement. 1! n’avait pas encore quitté la salle au moment de notre départ. ;
Ces malades dont nous avons pu recueillir l'histoire rentrent donc dans le cadre des guérisons rapideset complèteset la méthode vaut d’être conservée : nous apprécierons plus loin sa valeur exacte, mais pour le moment nous voulons reproduire les conclusions de M. Dormand que l’on pourra ainsi rapprocher de celles de M. Pigornet.
1° La médication interne présente de notables avantages sur la médication externe dans le traitement de l’orchite blennorrhagique, car elle est toujours applicable quelle que soit la situation sociale du malade, :
2° Le traitement par lesalicylate desoude donne de bons résultats,
3 La teinture d’anémone à raison de XXX gouttes dans les 24 heures amène une diminution rapide puis la disparition de la douleur,
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4 Elle doit être préférée au salicylate de soude (dont elle offre tous les avantages et dont elle produit les effets à ce point de vue spécial) parce qu’elle est mieux tolérée par les malades et est applicable à tous les cas quels que soient les antécédents morbides du sujet,
0° Elle agit surtout sur l'élément douleur ; la résolution est plus lente à s'établir : s’il y a funiculite concomitante, la guérison est moins rapide,
6° Le traitement par la teinture d’anémone comme celui par le salicylate de soude n’exige point le repos du malade.
Nous en reférant à ce que disent les auteurs (1)
et à nos quelques observations personnelles nous concluons donc à l'efficacité du traitement. Cependant la conclusion V de Dormand contient une restriction qui nous démontre la bonne foi de ses observations : c’est en effet un des arguments que l’on peut opposer à la méthode, que la disparition de la douleur est rapide, mais qu’on ne saurait guère concevoir que la résolution del’engorgement épididymaire fut notablement plus précoce qu'avec les autres procédés. En appréciant la valeur de toutes les méthodes employées (voyez page 99) nous aurons donc à tenir compte de ce fait.
Pour le moment, nous nous contenterons d’indi-
(1) M. Reclus ne croit pas à l'efficacité de celte médication.
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quer la prescription officinale d’anémone pulsatille :
Teinture d’anémone pulsatille XXX gouttes.
Sirop desucre 120 gr.
àa prendre par demi-cuillerées à bouche. Une toutes les 2 heures. Cette dose représente environ 3 gouttes par heure de teinture d’anémone.
IX. — Aconitine. — L’aconitine et les préparationsd’aconitn’ont pointjusqu’alors été employées. M. Thiéry a ‘émis l'hypothèse que les préparations devaient agir sur l’orchite dans le même sens que l’anémone pulsatille. Cela reste à démontrer (1).
X,. — Mécicaments divers.— Enfin nous ne ferons que signaler certains médicaments complètement délaissés :
Sous nitrate de bismuth.
Sulfure de calcium.
Huile de Santal jaune.
M. Reclus (2) ne leur accorde aucun crédit.
(4) Nous croyons bien avoir dans nos lectures rencontré un article sur ce point, mais les recherches que nous avons entreprises pour le retrouver sont restées sans résultat.
(2) Traité de chirurgie sous la dir. de Duplay et Reclus, tome VIII.
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Tel estle bilan de la médication interne où nous avons trouvé, on le voit, des moyens assez précieux. I ne nous reste plus qu’à étudier le traitement chirurgical de l’orchite,