‹ Thérapeutique Médico-Chirurgicale de l'Orchite Blennorragique: Essai de Traitement MéthodiqueChapitre 40 sur 52 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

A.— Traitement des indurations épididymaires

persistantes.

Nous serons assez bref sur ce chapitre qui n’est qu’un appendice au traitement de l’orchi-épididymite blennorrhagique aiguë. Nous avons vu plus haut (voyez page 69) ce que l’on devait entendre par «guérison », et nousavons signalé le noyau épididymaire caudal qui persiste le plussouvent pendant des mois après la guérison, véritable amorce pour la récidive ou la localisation des tubercules. Plusieurs traitements ont 'été dirigés contre cette induration persistante. Nous ne ferons que les énumérer, car il faut l’avouer, la plupart d’entre eux ne sont guère plus actifs que lexpectation. Pour éviter des redites, nous supposerons mentionnées toutes les pommades déjà prescrites contre l’orchite.

I.— Iodure de potassiuin. — Administré à l’intérieur à la dose quotidienne et continue de 1 gr. à 2 gr., il semble avoir quelque action sur la résolion épididymaire.

EPQR te

II. — Les pommades mercurielles. — Le Vigo a déjà été signalé.

IT. — Les pommades à l’iodure de plomb n’ont qu'une action hypothètique.

IV. — Pommade fondante. — Ricord conseillait la formule suivante:

Extrait de belladone 4 er.

CAIDHTE PRET

Laudanum de Rousseau 4 »

Onguent mercuriel double 30 gr.

Enfin, s’il persiste un épanchement, Rollet conseille de passer un fil en séton dans la vaginale : la résorption se ferait par retour de la vaginalite à l’état aigu. Nous nous garderions bien d’imiter cette pratique !

Avec Fournier et Pigornet nous pensons « que le temps seul et l'hygiène suffisent à la résolution des noyaux épididymaires. » |

B. Prophylaxie de la récidive.

La guérison obtenue à l’aide del’un des procédés précédents, le malade est encore sous le coupd’une réversion possible des symptômes inflammatoires ou de l'apparition d’une orchite du côté opposé

(orchite à bascule). Il faut donc savoir prévenir la récidive.Ceque nous avonsdit dela prophylaxie de l’orchite chez le blennorrhagique est applicable ici. Si les prescriptions des topiques externes ou des médicaments peuvent être supprimées, tout le régime qui consiste à éviter le coït, les excès de marche, de fatigue, de boisson, certains exercices physiques doit être continué de 8 à 15 joursencore au minimum et comme la blennorrhagie n’est en général pas guérie, le malade trouve un double avantage à se conformer à cette ordonnance.

Nous allons même plus loin : tant que la blennorrhagie et « l’état blennorrhagique » qui lui survitun certain temps n’estpas absolument guéri, le suspensoir toujours étroitement appliqué doit être maintenu.

Ici la prudence et le régime sont les deux seuls guides que doit observer le malade en se soumettant à leurs exigences parfois sévères.

Que s’il y a récidive ou début d’orchite du côté opposé, le malade doit reprendre immédiatement le traitement choisi, assuré cependant que s’il obéit d'emblée à cette recommandation, la seconde atteinte sera plus légère que la première.

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