DÉSINFECTION DES MAINS
bouillante pendant 15 minutes. On dispose le tout dans une marmite en tôle émaillée à couvercle et on laisse l'ébullition se produire pendant 15 minutes au moins. Le couvercle n'est retiré qu'au moment de l'opération.
Cette pratique est bien plus sûre et préférable à l'emploi des antiseptiques. Les solutions antiseptiques dans lesquelles les objets de pansement, les compresses et les tampons seront immergés si l'on ne veut pas recourir à la chaleur sont : la solution d'oxycyanure de mercure à 5/1000 ou la solution de sublimé à 1/1000. L'immersion devra durer un quart d'heure au moins et il faudra^ après l'immersion et avec des mains aseptiques, exprimer des tampons et compresses le liquide antiseptique qui serait trop irritant pour les muqueuses.
Oésinfectioii des mains.
Pour les instruments, objets de pansement, collyres, etc., nous avons pu parler de stérilisation et d'asepsie absolue : pour les mains de l'opérateur, pour le champ opératoire nous sommes forcés de parler de désinfection et d'asepsie relative.
L'épiderme n'est pas susceptible en effet d'une désinfection absolue et, quelle que soit la durée du brossage ou de l'immersion dans les liquides antiseptiques, il persiste toujours dans les replis cutanés, dans les conduits glandulaires, des micro-organismes divers. Mais ces hôtes normaux de la peau ne sont pas dangereux à l'état normal. Par contre, si le derme est enflammé, s'il existe des lésions pyodermiques, lymphangitiques ou autres, la peau renfermera, en outre, des organismes pathogènes et.
24 l'asepsie et l'antisepsie chirurgicales
quel que soit le procédé employé, la désinfection sera très problématique ; il sera préférable de différer l'opération tant que dureront ces lésions cutanées soit chez l'opérateur, soit chez l'opéré. Le but de la désinfection des mains n'est ni de détruire les parasites normaux du derme, ni de détruire les micro-organismes qui ont pu y développer des inflammations, mais d'empêcher le transport des micro-organismes pathogènes, qui, par suite des contacts multiples auxquels les mains et les doigts sont exposés, pourraient être apportés sur la plaie et y déterminer des complications septiques.
Grâce aux sécrétions grasses de la surface cutanée, ces micro-organismes de surface résistent souvent aux moyens employés pour les détruire, et la première précaution que devra prendre un opérateur sera d'éviter autant que possible, avant toute intervention chirurgicale, les contacts septiques.
Quant à la désinfection des mains qui précède l'opération, elle se fera de la manière suivante.
Les ongles étant coupés court, on commence par faire dans de l'eau chaude un savonnage et un brossage des mains et des doigts pendant quelques minutes. Les mains seront ensuite rincées dans de l'eau bouillie chaude, puis immergées pendant 1 à 2 minutes dans une solution d'oxycyanure de mercure à 5/1000 ou de sublimé à 1/1000.
Après l'immersion dans la solution antiseptique, la main et les doigts ne devront être mis en contact qu'avec des objets stérilisés et si l'on tient à se sécher les mains, on ne devra employer pour cela qu'une compresse ou une serviette stérilisée.
Tout contact avec un linge ou un objet non sté-