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IIL — CONSÉQUENCES DES INFLAMMATIONS DE L'IRIS

Les dififérentes inflammations de l'iris peuvent entraîner des lésions iriennes dont les conséquences sont les mêmes, quelle que soit la nature de l'inflammation qui leur a donné naissance. C'est pour cela que nous les réunissons dans un seul chapitre.

MALADIES DE l'iRIS

Nous étudierons les synéchies partielles ou totales et l'occlusion pupillaire.

Synéchies partielles. — A la suite de l'inflammation, il persiste souvent une ou plusieurs adhérences localisées du bord pupillaire à la capsule cristallinienne.

Ces adhérences localisées ne provoquent en général aucun trouble. Quelquefois, cependant, elles paraissent être la seule cause de phénomènes irritatifs récidivants et pénibles.

Dans ces cas, on essayera tout d'abord de rompre l'adhérence par l'instillation alternative d'un mydriatique et d'un myotique. On instillera tout d'abord de l'ésérine (à 0, 05 centigrammes pour 10 grammes eau) ; puis, lorsque la pupille sera contractée, on instillera de l'atropine (à 0, 10 centigrammes par 10 grammes d'eau). En cas d'insuccès, et si la synéchie provoque une gêne réelle, on aura recours à l'iridectomie, mais il faudra avoir soin de n'opérer que dans l'intervalle des périodes d'irritation.

Synéchies totales. — Lorsque l'adhérence, au lieu d'être localisée, est généralisée à toute l'étendue du bord libre de l'iris, qu'il y a séclusion pupillaire, l'intervention s'impose, même si les phénomènes irritatifs glaucomateux ne sont pas encore développés. Ces accidents sont presque certains, et l'iridectomie, en rétablissant la communication entre la chambre postérieure et l'antérieure, en préviendra sûrement l'apparition. On évitera soigneusement l'instillation d'atropine dans des yeux présentant ces lésions. On pratiquera, dans ces cas, une petite iridectomie à la partie supérieure de manière à en neutraliser les inconvénients optiques en la dissimulant sous la paupière supérieure. On pourrait

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