‹ Thérapeutique oculaireChapitre 9 sur 130 · PROPHYLAXIE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE

faire sur le mécanisme de la contamination des idées assez précises qui entraînent des mesures prophylactiques des plus simples.

La transmission indirecte par l'air des micro-organismes qui, comme le bacille de Weeks, le gonocoque, le diplobacille, le bacille diphtérique et d'autres encore, peuvent végéter sur la muqueuse conjonctivale et y provoquer des inflammations transmissibles, est très peu vraisemblable. A l'exception du bacille diphtérique qui offre une assez grande résistance àla dessiccation et peut à la rigueur conserver sa virulence pendant un temps assez long en dehors de l'organisme humain, les autres microbes pathogènes que nous avons signalés ne peuvent végéter en dehors de la muqueuse et sont d'une telle fragilité que leur vitalité hors de l'organisme ne saurait dépasser quelques jours. On peut en déduire que la contagion doit, dans le plus grand nombre des cas, se faire d'une manière directe. L'étude de la transmission de l'infection blennorrhagique de la muqueuse uréthrale à la muqueuse oculaire a mis en évidence le fait que la contamination se faisait, dans la grande majorité des cas, par transmission avec les doigts du pus uréthral. La transmission par les linges, les éponges, peut évidemment se produire, mais elle constitue la très grande exception. Dans les affections oculaires contagieuses, c'est surtout à ce transport par les doigts qu'est due la grande dissémination de ces maladies. La simple observation montre en effet que les malades portent continuellement leurs doigts au niveau de la fente palpébrale soit pour en chasser les sécrétions, soit pour calmer les sensations prurigineuses; les doigts souillés transmettent leur souillure

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