DES AFFECTIONS OCULAIRES CONTAGIEUSES
aux mains des personnes qui sont en relations avec le malade et comme il arrive constamment que l'on se frotte les yeux, le microbe finit par retrouver sur la conjonctive le terrain de culture qui lui convient. 11 suffît d'avoir été atteint d'une affection oculaire pour savoir combien il est difficile de ne pas porter les doigts aux paupières et d'éviter toutes les circonstances dans lesquelles la transmission de la sécrétion de main à main peut se faire. L'emploi du mouchoir pour enlever la sécrétion est tout aussi défectueux, car c'estencore un moyen de se souiller la main et les doigts avec lasécrétion conjonctivale. Le seul procédé pratique pour éviter lasouillure des doigts et l'éviter d'une manière à peu près certaine consiste à remplacer le mouchoir par du coton hydrophile ; lorsqu'on veut enlever lasécrétion, on se sert d'un petit tampon, que l'on jette aussitôt après l'avoir appliqué sur l'œil. Nous avons vu que les micro-organismes qui provoquent les ophtalmies contagieuses ne peuvent pas végéter en dehors de l'organisme et qu'il n'y a pas à craindre que l'application de cette mesure provoque une diffusion de la maladie.
Le savonnage fréquent des mains est aussi un^des meilleurs moyens prophylactiques. Est-il nécessaire de faire la désinfection des mains au moyen d'un antiseptique ? Au point de vue pratique, cela nous paraît absolument inapplicable et inutile. Inapplicable, parce que dans les classes pauvres, où ces ophtalmies se propagent je plus souvent, l'antisepsie est un luxe que l'on ne peut exiger; inutile, parce que la faible vitalité des micro-organismes contre lesquels on veut se préserver ne leur permet pas de résistera l'action delà solution savonneuse alcaline. Il est en outre facile de se procurer du savon et le