HÉMORRAGIES
Du moment que par l'action de la pensée, réagissant pendant le sommeil sur les nerfs vaso-moteurs, il résulte, selon l'idée positive ou négative formulée : soit une congestion des vaisseaux capillaires de la muqueuse utérine et, par suite, un écoulement de sang; soit encore l'arrêt d'une perte sanguine par la rétraction de ces mêmes vaisseaux, il y a toute possibilité à ce qu'une hémorragie se produise ou cesse, dans d'autres parties de l'organisme, par la- dilatation ou la contraction des autres canaux du système capillaire. On trouve, dans un ouvrage de Charpignon 1 , un exemple de suppression d'hémoptysie par le moyen suggestif des passes. Je n'ai soigné que desépistaxis par impression morale, à la manière dont on traite le hoquet, et le succès est venu confirmer l'efficacité de
1 Physiologie du magnétisme, p. 176.
ce traitement *. Du reste, celte dernière hémorragie doit être des plus faciles à supprimer par suggestion ; car les moindres révulsifs suffisent le plus souvent pour l'arrêter : une purgation, des linges mouillés appliqués sur les bourses d'après Fernel ; des lavements froids, d'après Sydenham ; de l'eau froide ou un corps froid sur le dos ou le cou d'après le vulgaire ; l'élévation brusque d'un bras, de manière à le fatiguer, d'après Négrier. Qu'y a t-il au fond de ces médications? Une révulsion morale ; et par suite une révulsion locale ; rien en deçà, rien au delà.