‹ Thérapeutique suggestive, son mecanisme propriétés diverses du sommeil provoque et des étatsChapitre 18 sur 44 · MALADIES OU ÉTATS MORBIDES ANALOGUES AU SOMMEIL · texte numérisé non relu

MALADIES OU ÉTATS MORBIDES ANALOGUES AU SOMMEIL

Il vient d'être parlé des maladies affectant les filets nerveux qui servent aux perceptions et, par conséquent, à la formation des idées dans la mémoire, maladies pour le traitement desquelles la thérapeutique du sommeil a été employée. Dans ces affections, il a suffit, pour amener du soulagement et môme la guérison, de diminuer par suggestion l'excès d'attention qui se portait aux nerfs sensitifs •et y nourrissait le mal ; ou bien au contraire, de diriger sur ces mêmes nerfs peu stimulés un excédent de cette force, afin de leur rendre plus ou moins leur faculté per- -ceptive. Il est encore d'autres affections du système nerveux dont les troubles tous autres, sont dus à la réaction anormale de Taltention, à l'égard des empreintes écrites au <;erveau ou idées mémorielles et nécessairement à l'égard des combinaisons de ces idées. Ces affections, on peut les appeler des maladies du sommeil et même de ses analogues en ce que, pareillement à ce qui se passe dans ces états, Ton est devenu alors impuissant à conduire son attention à volonté, soit pour sentir, soit pour se rappeler, «oit pour comprendre et, partant, pour agir. Maïs,

comme le sommeil est le type où l'on retrouve le caraclère des états semblables et qu'il est de tous le mieux connu, c'est à lui que nous rapporterons surtout ce que nous aurons à dire sur ces affections.

Hormis la pensée de reposer qui, chez les dormeurs, continue son cours pendant la période de repos ; hormis le pouvoir qu'ils ont de choisir leur heure pour dormir et même s'éveiller ; hormis ces phénomènes essentiellement normaux, nous avons retrouvé, en tout ou en partie, pour chacune de ces maladies, les autres caractères du sommeil ; c'est qu'elles se développent comme cet état physiologique, par une action de la pensée ; elles en sont des créations favorisées, dans leur origine, par une condition commune, le cumul avec arrêt ou ralentissement de l'attention. Rien donc d'étonnant qu'elles lui ressemblent dans leurs caractères ; aussi peut-on les désigner, ajuste titre, sous le nom de sommeils morbides.

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