‹ Thérapeutique sulfamidée en stomatologieChapitre 19 sur 33 · INCIDENTS ET ACCIDENTS · texte numérisé non relu

INCIDENTS ET ACCIDENTS

Il convient d’insister tout d’abord sur la rareté des accidents que lon peut rattacher aux sulfamides. Les accidents réels sont exceptionnels, compte tenu des milliers de malades en traitement, Néanmoins, la connaissance des accidents possibles nous conduit à observer certaines règles pratiques que nous rappellerons à la fin de ce chapitre, et en particulier au sujet de lemploi des sulfamides chez les intolérants,

En effet, il faut distinguer les manifestations vraiment loxiques, qui peuvent être évilées parce qu'elles dépendent de la dose utilisée et de la substance employée, et les manifestations d’intolérance individuelle, où les incidents sont conditionnés par une sensibilité spéciale de l'organisme.

Passons rapidement sur :

I. — LES INCIDENTS LOCAUX ET SANS RAP- PORT AVEC LE TRAITEMENT, survenant après injection d’azoïques par voie veineuse, voie d’administration abandonnée, car elle donnait lieu à des incidents parfois sérieux : collapsus, vomissements

oi rue

incoercibles; après injection de produits non azoïques ot peut observer une sclérose veineuse.

Nous insisterons davantage sur les incidents en rappert avec Ia loxicité des sulfamides, dépendant assez étroitement de la dose et du médicament utilisés,

I, — CES INCIDENTS, OÙ LE ROLE DU TER- RAIN EST SECONDAIRE, sont des manifestations propres aux sulfamides. Ce sont des complications identiques et inévitables pour une dose donnée, sensiblement les mêmes pour un produit déterminé. Ils sont caractérisés par les symptômes suivants :

1° Céphalée el asthénte :

Troubles notés avec tous les organo-soufrés, mais essentiellement avec le 1162 F el le 693, presque conslants quand on atteint 4 gr.

2° Gastralgtes :

Surtout nettes avec le Dagénan; diminuées quand les comprimés sont administrés par doses fractionnées el par la prise simultanée de bicarbonate de soude (10 gr. par jour).

9° Cyanose :

Particulièrement fréquente avec les sulfones, surtout le 1399; à la dose de 4 gr., le pourcentage des cyanoses est de plus de 60 %.

Parfois impressionnante, cette cyanose est de peu de gravité et l’évolution en est bénigne.

Le

4° Polynévrites :

ORNSTEEN et FURST ont observé une polynevrite avec 130 gr. de 1162 F.

Tels sont les incidents qu'on rencontre assez fréquemment el qui, suivant les médicaments, revêtiront des caractères spéciaux: céphalées (1162 F), gastralgsies (695), cyanoses (1399), polynévrites (D B 90, Uliron).

L'intérêt de ces manifestations toxiques réside dans le fait qu’elles nous permettent de déterminer la dose optima. Il en est autrement des autres accidents de la sulfamidothérapie qui sont individuels, capables d’apparaitre à la suite d’ingestion de doses minimes chez certains sujets, et faisant défaut chez les autres, malgré les doses massives. Ce sont :

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