MODE D'EMPLOI ET POSOLOGIE
Les sulfamides doivent être donnés à des malades observant le plus possible le repos. Le régime doit être bien équilibré et les malades doivent boire au moins un litre par jour.
Le traitement doit être :
-- fractionné;
—— dégressif : donner d'emblée la dose efficace que l’on diminuera peu à peu;
- court : dix jours, ou, s’il est nécessaire, vingt jours, avec deux jours d'interruption vers le douzièmé-quatorzième jour.
La surveillance devra êlre précisée par le labora-
D ra
toire le cinquième jour si possible, le douzième et le
.dix-neuvième jour en tous cas (état sanguin, épreuve
de la phénolphtaléine, examen des urines). Les traitements associés (arsenic, or, pyramidon) sont contreindiqués.
La reprise d’une nouvelle série doit êlre progressive. Il est bon de consacrer un jour ou deux à éludier la sensibilité du malade.
On pourra adopter ces diverses posologies (1)
PAPrEventivemente2,sr, 0-1 er 5x 0:67. 5 à 1-gr7, soit 13 gr. 5 à 15-gr-en 9 nn
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Chez l'enfant de 5 à 10 ans : demi-doses.
— Nous voudrions dans ce travail apporter une contribution à l’étude des sulfamides en art dentaire. Mais, pour faire œuvre utile, il y a lieu de savoir si les accidents dus à cette médication organo-soufrée l’emportent sur les bénéfices à en attendre
L’observalion de pratique courante que nous transmet M. le Docteur Tzaxck nous incite en effet à envisager le problème sous ce double point de vue.
(1) Les doses sont indiquées en grammes par jour, l’exposant représente le nombre de jours pendant lequel la dose est maintenue,
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« M. Joseph R..., âgé de 235 ans, le 11 février 1941, reçoit un traitement au Dagénan pour une infection dentaire. Il s’agit d’une canine supérieure gauche pour laquelle l’extraction avait été proposée au malade par son dentiste à plusieurs reprises. Elle avait donné lieu deux fois à une fluxion dentaire très importante, avec une température à 38°5.
« Cette fois, on est en présense d’un état infectieux aigu. La température depuis deux jours dépasse 39°, le malade présente des frissons, de la céphalée, un état nauséeux; la canine a été enlevée par le dentiste la veille, mais l’état général reste alarmant.
« Le malade prend trois jours de suite la même dose de Dagénan (6 comprimés). L’examen général ne montre aucune manifestation grave, pas d’albuminurie. Au bout de quarante-huit heures, la température tombe. Le 19 février, le malade remarque sur le corps une éruption de taches rouges non prurigineuses d'aspect morbilliforme; le lendemain, léruplion s'étend; elle prédomine aux bras, au thorax, à Pabdomen; rien sur le cou ni sur la face, quelques éléments à la racine des cuisses. Le médecin, appelé, parle de rougeole, mais remarque lui-même labsence de catarrhe oculo-nasal, de fièvre, de signe de Kœæplick. La notion de contage manque également.
« En réalité, les commémoratifs, l’absorption de Dagénan, l'intervalle de huit jours après l’absorption du médicament, les caractères de l’éruption, l’absence de prurit font penser à un érythème du dixième jour de la chimiothérapie.
« L'évolution confirma d’ailleurs çe diagnostic; en
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effet, dès le lendemain 21 février, les éléments éruplifs ont disparu avec la même brusquerie que celle qui avait présidé à leur apparition.
« On n’observa aucune contagion dans l'entourage du malade où se trouvaient deux enfants de 6 et 8 ans n'ayant jamais eu la rougeole. »
— D'une part, les avantages que l’on peut tirer de l’utilisation des sulfamides en art dentaire, tant au point de vue thérapeutique qu’au point de vue prophylactique; d'autre part, les risques que l’on court à employer sans discernement une médication qui, pour avoir fail ses preuves d’une façon incontestable, n’en suscite pas moins, dans certains cas de sensibilité spéciale de l’organisme, des réactions qui peuvent être dangereuses, sont donc les points de vue qui nous guideront dans cette étude.
Nous envisagerons d’abord les accidents et les incidents de la sulfamidothérapie, que nous comparerons ensuite à l’avantage de ses indications dans les infecüons dentaires.