‹ Thérapeutique sulfamidée en stomatologieChapitre 31 sur 33 · SAN AE · texte numérisé non relu

SAN AE

où la flore putride est habituellement seule en cause, la vaccinothcrapie antiputride suffit, mais si le laboraloire a permis de déceler la présence de streptocoques, il devient nécessaire de lui associer la chimiothérapie spécifique. Dans les formes graves où lon n'a pas le temps d'attendre le résultat du laboratoire, je crois qu'il faut agir comme si cette dernière association microbienne était certaine el combiner les deux thérapeutiques. Les résultats que j'ai ainsi obtenus sont d’une réalité telle que Le traitement des phlegmons diffus doil être avant tout médical, l'acte chirurgical ne devant intervenir qu'à partir du moment où l'organisme se défendant mieux commence à localiser l'infection. »

L'observation du Docteur CROQUEFER concerne une

er

ostéomyélite mandibulaire (Le Siècle Dentaire, 1" mai 1941).

« Il s’agit d’un malade entré le 18 novembre 1939 dans un service de chirurgie pour une infection provenant d’une dent de six ans inférieure gauche, s’accompagnant d’une volumineuse tuméfaction engainant toute la branche inférieure de la mâchoire, avec des douleurs assez vives. Le 18, la température n’est pas très élevée, 3575, et il est fait 3 ec. de propidon; pendant la journée du 19, la température augmente et passe à 39°1, et lorsque je vois le malade, le 20 novémbre, la température matinale est à 39°.

« La tuméfaction mandibulaire est extrêmement importante, engainant l’os sur toutes ses faces; le vesübule est comblé par un boudin douloureux et fluctuant; la dent de six ans est douloureuse à la per-

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