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en petite quantité ne laissent aucun douteesur la nature putride de la flore en cause.
« J’instiltue immédiatement la thérapeutique qu'avec mon collègue UNIZENT nous avons adoptée depuis plusieurs années dans ces formes graves, thérapeutique qui, en raison de la présence certaine de la flore anaérobie, de la présence possible de streptocoques et de l'existence de phénomènes généraux graves, associe la vaccinothcrapie antiputride, la chimiothérapie antistrepltococcique et la vitaminothérapie.
& Lé ‘19"au matin, on‘injecté 31cc de "vaccm Provac’s. Je revois la malade vers midi : la température est tombée de 5/10. L’après-midi, on injecte 0 gr. 10 de vitascorbol; à 18 heures, la température est descendue à 39°, les lésions ne paraissent plus s'étendre, le pouls redevenu perceptible est à 120, les sudations sont abondantes et la malade recommence à uriner. Nous faisons donner 8 comprimés de Rubi«azol. Le 20 au matin, la malade, que j'avais laissée la veille prostrée, est assise sur son lit, le facies vultueux; la température est à 38°6, le pouls à 100; la tuméfaction de lhémiface est légèrement diminuée, le trismus s’est relâché au point de permettre une ouverture de 1? cm.; le pus s'écoule abondamment; des lavages de bouche à H0* diluée au 1/3 sont prescrits. On continue 3 cc. de vaccin, 0 gr. 10 de vitascorbol et 8 comprimés de Rubiazol. Le 21, très grosse amclioration générale et locale; température : 38°1 le matin, 38°4 le soir; l’œdème des paupières et la tuméfaction angulo-maxillaire sont fortement diminués; la malade ouvre suffisamment la bouche pour procé-
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der à un examen local. D? et DS sont fortement carices ; le vestibule est le siège d’une plaie sanieuse gris noirâtre en rapport avec ces deux dents; une sonde passe entre le maxillaire etf”la muqueuse décollée jusque derrière et au-dessus de la dent de sagesse, En exprimant doucement la région temporale, on fait s’écouler un pus fétide extrêmement abondant; les lavages de la plaie sont continués, ainsi que la triade thérapeutique. Tout rentre progressivement dans l’ordre.
« Le 22, les paupières ont à peu près repris leur aspect normal, la tuméfaction locale diminue considérablement, le pus s'écoule très abondant. On diminue les doses de Rubiazol tout en maintenant celles de Provac’s et de vitamine C.
« Le 25, la température et le pouls sont à la normale; les lésions locales sont amendées au point de donner limpression d’un abcès dentaire banal.
« Cette observation présente un intérêt du point de vue Cticlogique el comporte un enseignement d’ordre thérapeutique applicable aux phlegmons diffus d’origine dentaire, enseignement qui s'appuie sur des faits précis.
« La plupart des auteurs qui ont publié des observalions de ce genre ont remarqué que les médications générales classiques ne sont pas toujours efficaces; il en fut ainsi pour notre cas. Par contre, la triade thérapeutique dont je dispose permet de relever rapidement et d’une manière constante l’état général, de favoriser les défenses locales et de modifier le pronostie si souvent sombre de ces redoutables infections.
« Dans les phlegmons diffus de gravité moyenne