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II. — RUPTURES DE LA ’lfESSIE

Aperçu anatomo-cliiiiquc. — Les ruptures de la vessie peuvent être le fait de sa distension par un liquide poussé dans un but thérapeutiiiue quelquefois avec une force cxce.ssive, quelquefois sans qu’il y ait eu do force déployée, mais parce que l’organe était malade. Irés rarement une vessie distendue par de l’urine qui ne peut s’écouler .se rompt par un mécanisme analogue.

I^e plus souvent la rupture est le fait d’un traumatisme atteignant la région hyjmgastrique au moment où la vessie se trouve en état de réplétion, ou succède à une fracture du bassin dont un IVagment

vient déchirer l’organe ; assez exceptionnellement un effort violent suffit à la provoquer.

Comme les plaies de la vessie, les ruptures peuvent être extra ou intrapéritonéales, celles-ci de beaucoup les plus fréquentes, et les conséquences des lésions sont les mêmes que celles des plaies, avec cette difl’érence toutefois que, si l’urine est aseptique, il ne se produira pas de péritonite ou d’infiltration d’urine, mais seulement des accidents d’intoxication urineuse.

Indications. — Les indications à remplir sont les mêmes que pour les plaies de la vessie ;mais, comme le diagnostic de la rupture vésicale est encore plus difficile à poser que celui de la plaie, il ne faudra pas craindre d’employer tous les moyens propres à l’assurer, car il y va de la vie du malade, avec cette restriction toutefois que l’on doit être prêt à opérer aussitôt que la rupture sera prouvée.

Les commémoratifs, la douleur, le ténesme, l’impossibilité d’émettre de l’urine, impossibilité pas constante, feront soupçonner la lésion.

Le cathétérisme montrera si l’urètre est libre ou non et fera éliminer une rupture du canal (jui pourrait être la cause de l’absence d’émission d’urine constatée. L’autre part, l’absence de globe vésical, la vacuité de la vessie démontrée par la sonde et surtout l’épreuve de l’injection d’eau stérilisée, comme il a été dit pour les plaies, assureront le diagnostic.

Rupture égale intervention, et celle-ci sera conduite delà façon suivante: laparotomie médiane sus-pubienne sans ouverture du péritoine.

Si l’on trouve un épanchement pré vésical, on l’évacuera ; on recherchera le siège de la rupture, au besoin en injectant dans la vessie du liquide que l’on verra sourdre, afin de la suturer si c’est possible, et l’on terminera par un drainage sus-pubien et la mise en place d’une sonde à demeure.

Si l’on ne trouve rien, ou si l’on voit la rupture se prolonger sur la portion péritonéale, on ouvrira le péritoine, et l’on se mettra en demeure desuturer la rupture comme il a été dit à propos des plaies. Un drainage sera laissé dans le péritoine et une sonde à demeure mise en place.

Dans des cas très rares, on auraàintervenirpar le périnée lorsque, la rupture de la vessie étant certaine, on ne la trouvera ni extra ni intrapéi'itonéale par la voie hypogastrique ; il s'agira alors d une ru|)ture des parties basses des faces latérales ou du bas-fond, et alors il laudra ouvrir le foyer où s’épanche l’urine j)ar une incision périnéale médiane ou transversale, par latiuelle on drainera.

1.,’existeuce d’une in Mitral ion d'urine à point dedépait rétro-pubien,

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