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INDICATIONS. — REINS

ANURIES.

2" De ['obstruction d'un w'etère, celle-ci agissant d’une façon inhibitrice sur le rein du côté opposé, déjà altéré;

3® De l'obstruction d'un uretère, le rein du côté opposé étant absent ou détruit ;

4“ néphrites aiguës, chroniques, ou d’origine toxique;

3“ De lésions destructrices des deux reins, ou d’un rein unique, cancer, tuberculose, maladie kystique, etc. ;

6“ De troubles de la circulation d’origine cardiaque ;

7® D’une action inhibitrice nerveuse d’origine hystérique, ou provoquée par un traumatisme quelconque chez un sujet en apparence indemne d’hystérie. Les traumatismes opératoires et en particulier les interventions sur le rein sont assez souvent suivis d’anurie.

De sorte que, au point de vue de la thérapeutique, il n’y a pas une anurie, mais des anuries.

Indications. — A des causes aussi différentes conviennent, bien entendu, des traitements différents : cependant certains moyens qui agissent comme excitants delà fonction rénale peuvent toujours être employés, quelle que soit l’origine de l’anurie, car il ne faut pas oublier que, même dans les obstructions, un rôle important revient au défaut de fonctionnement du rein et que, d’autre part, dans les anuries par altération du rein, il suffit d’une excitation mécanique, ou d’une décongestion de l’organe pour voir la sécrétion se rétablir.

En général, de par les antécédents, les commémoratifs, l’évolution des accidents, les symptômes concomitants, il est facile de reconnaître la cause de l’anurie, et, celle-ci étant déterminée, voici la conduite que l’on appliquera. Rien entendu, on aura commencé par éliminer la [•étention d’urine.

1® Anurie par tumeur comprimant ou obstruant les uretères. — S’il s’agit d’une tumeur bénigne ne faisant que comprimer les uretères, l'ablation de cette tumeur s’impose, a moins que, l’état général du malade se trouvant trop grave, on ne soit réduit à pratiquer une néphrostomie d’urgence.

Au cas de tumeur maligne, cancer de l’utérus, cancer de la prostate, ayant oblitéré les uretères par envahissement, une seule ressource demeure, la néphrostomie. Si l’état général du malade semble indiquer une survie assez prolongée, on la réalisera; si au contraire il s’agit d’un néoplasme très avancé, mieux vaudra éviter au malade une survie de peu de jours obtenue à l’aide d’une opération et d’une infirmité.

2» Anurie par coudure dans le rein mobile. — Elle est très rare, mais elle a été observée et guérie par la néphrorrapliie.

3 Anurie par calculs. — Si 1 anurie date déjà de plusieurs

jours etque l'état du malade soit précaire, \[ l'aul se borner àpraUqueiune néphrostomie sur le rein que l’on juge obstrué d’après l’bisloire du malade, les douleurs que l’on peut réveiller, la contraction abdominale, à moins que, lors de l'intervention, on ne trouve un calcul engagé dans l’extrémité supérieure de l’uretcre, calcul qu’il sera aussi simple d’extraire immédiatement.

Si, au contraire, le malade est vu au commencement de ses accidents d’anurie, il faut si possible immédiatement le faire radiographier, puis, en attendant le résultat, pratiquer le cathétérisme de l’uretère supposé sain. Celui-ci aura l’avantage, dans ([uelques cas, de réveiller la sécrétion urinaire dans le rein inhibé.

On pourra également essayer des injections intraveineuses de solutions sucrées, 500 centimètres cubes de sérum glucose à 25 p. 100. Si l’on ne peut pratiquer une injection intraveineuse, on pratiquera une injection sous-cutanée de sérum glucosé à 47 p. 1000 (Jeanbrau).

Puis, si ces petits moyens n’ont pas réussi, sans perdre de temps, sans attendre la phase d’intoxication, on agira d’après les renseignements de la radiographie ou du cathétérisme pour extirper un calcul du bassinet ou de l’uretère, suivant la technique habituelle. Plus l’intervention est précoce, meilleurs sont les résutats, et il n’y a rien à gagner à attendre, puisqu’un joui- où l’autre il faudra enlever le calcul.

En somme, la néphrostomie doit être une opération de nécessité, l’extirpation du calcul restant l’intervention de choix.

4“ Anuries nerveuses. — Pour ces anuries, on aura recours aux boissons diurétiques, aux excitants de la sécrétion rénale, théobromine, scille, sels de potasse, aux ventouses scarifiées sur la région lombaire, aux lavements froids, aux injections inlravésicales de liquide sous pression, à la suggestion. La néphrostomie ne sera qu’exceptionnellement indiquée en présence de la persistance des accidents, qui mettraient en danger la vie des malades.

5“ Anuries des néphrites et d’origine cardiaque. — Voy. l’article de .MM. Achard et Paisseau.

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