INDICATIONS. — REINS. — INFECTION URINEUSE. 29T
général mauvais s’accentuant, le malade arrive à une vérilahlecachexie, qui aboutit plus ou moins rapidement à la mort. C’est encore de l'infection urineuse, dont la terminaison est bien rarement heureuse.
Dans tous ces cas, il s’agit d’uue infection partie des voies urinaires spontanément ou à l’occasion d’un traumatisme chirurgical, résorbée soit par une vessie chroniquement enflammée, soit par uneplaie même minime quelconque, absorbée par la voie sanguine et qui va se généraliser. C'est en somme une véritable septicémie, dont les formes et la terminaison varieront avec le degré de virulence de l'infection, avec la quantité de substances septiques et toxiques résorbées, avec la durée de cette i-ésorption, avec la résistance de l’organisme et avec l’état des reins qui servent à l’élimination dessubstances sepliqueset toxiques.
Les particularités de cette infection viennent, d’une part, de ce qu’elle a comme véhicule l’urine, bon milieudeculture etde diffusion pour les microbes et leurs toxines; d’autre part, qu'elle se produit chez des sujets presque toujours déjà touchés dans leurs voies urinaires et en particulier dans leurs reins, qui éliminent de façon défectueuse et se défendent mal, si bien que l’infection se localise souvent sur eux, créant des pyélonéphrites qui aggravent l’affection.
Indications. — Traitement préventif. — Asepsie et ilrainar/e sont les deux moyens qui mettront le mieux à l’abri de l’infection urineuse lorsque l’on pratiquera une intervention sur les voies urinaires.
L’asepsie sera réalisée facilement pour l'opérateur et les instruments; mais pour le malade elle sera souvent impossible à obtenir, étant donné l’état d'infection des voies urinaires et de l’urine. (•Cependant on devi-a tâcher de l’obtenir avant l’opération par leslavages, les instillations de la vessie, les lavages do l’urètre, l’administration à l’intérieur de substances susceptibles d’aseptiser les^ urines : salol, urotropine, etc.
D’autre part, en diminuant les phénomènes de congestion du côté des voies ni'inaires par le repos, les grands bains, on diminuera encore les chances de résoi-plion urineuse.
-\u moment de l’opération, les pi'écautions antiseptiques, les lavagés atténueront également les dangers de l’infection, (pii seront d autant moindres (]ue l’intervention durera moins longtemps et sera plus correctement menée.
Après roi)ération, les lavages fi'é(iucnts (d même continus peuvent avoii' l’imfiorfance la j)lus grande.
Le drainage est chose ca()i(ale dans la chirurgie sei)ti([ue des voies.
■urinaires, comme il l’est en cliirui'gie généi-ale. Ce drainage sera réalisé de dilTérenles façons suivant l’opération ; le plus souvent ce sera le drainage par la sonde à demeure qui empêchera l’iirine de séjourner dans la vessie et, par conséquent, d’y être résorbée, qui l'empêchera de se mettre au contact d’une plaie urétrale, eic., ou bien ce sera un drain vésical, périnéal ou hypogastrique. Du bon ■drainage dépend bien souvent l’absence de la fièvre urineiise.
Traitement curatif . — Cinq indications sont à remplir lorsqu’il •e.xiste de l’infection urineuse : empêcher les résorptions, désinfecter les ■voies urinaires et l'urine, favoriser V élimination des produits septiques résorbés, soutenir l'état général, agir sur les complications locales de l'infection urineuse.
Lorsqu’on se trouve en présence d’un accès aigu de fièvre urineuse. il y a en somme peu de chose à faire : il faudra couvrir le malade pendant le frisson, l’empêcher de se refroidir pendant le stade de •chaleur et de sueurs, lui faire absorber des boissons alcooliques •chaudes (]ui favorisent la lransj)iration.
S’il se produit un seul accès, on se bornera à ces soins; le malade sera ensuite mis au repos de tout traitementpendant quebiues joui's. et ce n’est que lorsque son état général sera redevenu bon qu’on reprendra, s’il y a lieu, le traitement qui a provoqué l’accès.
.Vu cas d’infection urineuse aiguë, continue ou cbroni(iue, la lbérapeuti(iue doit remplir les indications que je formulais plus baul:
1° Empêcher les résorptions septiques. — On empêchera les l'ésorptions, d'une part en ne renouvelant pas les manœuvres qui ont ■créé les i)remièi’es et ont été la cause de l’infection, d’aulre part et surlout en empôcbanl la stagnation de l’urine infectée, et cela par le drainage.
(’e di’ainage sera réalisé avec la sonde à demeure, et, dans la inajorilf* (les cas, il suftira à faire cesser peu à peu les accidents fébriles. .Mais, •.s’il était insuftisant, c'est à un drainage sérieux fait par l'ouverture de la vessie, cgslostomie sus-pubienne, que l’on aurait recours.
2° Désinfecter les voies urinaires et les urines. — Le drainage des voies ui'inaires sera une première fa(}on d’aboutir à leur désinfection. Mais on agii'a encore d’autres façons, d’une part an moytm de /aivçycs rti.sicawÆ antiseplifivics : nitrate d'argent à 1 [). lOOO en particulier, répétés fré(|neinm(înt dans la journée ; .d’autia* part, au moy(;n du substances antiscptiipics, (]ui, passant dans I ni'ine, sont capables, jns(in'à un cei’lain point, d’en diminuer la septicité. Le sabd à la dose de 4 à 0 grammes par jour, rurotro|iine à la dose de d grammes, seront les deux médicaments les |)lns employés. I>eni' ^d'Iicacité n’est jias telle pourtanl (|ue, si l’estomac des malades