XV. — INFECTION ÜRINEUSE
Aperçu cliuique et pathogénique. — A la suite d une intervention sur les voies urinaires, cathétérisme, dilatation, urétrotomie, lithotritie, prostatectomie, etc., un malade est pris d’un grand frisson suivi d'une phase de chaleur, elle-même suivie d’une transpiration abondante; en même temps, la température s’élève brusquement à 40° pour retomber ensuite rapidement; le malade a eu un accès de fièvre urineuse.
Dans les mêmes conditions, mais aussi quelquefois spontanément, chez un urinaire chronique, il se produit un seul frisson ou plusieurs espacés à quelques jours d’intervalle; la température, qui s’est élevée après le premier, n’est pas retombée; elle persiste avec de grandes o.scillations; l’état général s'est modifié, l’appétit est perdu, la soif vive, la langue sèche, les digestions difficiles ; du coté de l'intestin, on note de la constipation ou de la diarrhée. Il s’agit encore d'une forme de fièvre urineuse. Si l’affection doit bien se terminer, la température va baisser peu à peu, les oscillations diminueront d’amplitude, pour redevenir tout à fait normale, et en même temps s’améliorera l’état général : une langue qui redevient humide, un j)Ouls qui reste bon, sont du plus heureux pronostic. Au contraire, la mort peut survenir en quelques jours, la température continuant à s'élever, ou bien les choses traînent, la température peut même baisser, mais l'état général ne s’amélioi’e j)as, la langue leste sèche, le pouls devient de plus en plus petit et rapide, et quelquefois de.*! suppurations variées se font.
Enfin, et cela surtout chez les infectés urinaires chroni(iues, spontanément le plus souvent, il y a un peu de fièvre de tenips en temps, ou régulière mais peu accentuée ; (|uel(iuefois la tempéiature reste* normale; mais les troubles digestifs existent, et ptui à peu, 1 état