TECHNIQUE. — STÉRILISATION
tera avec une certaine force le liquide contenu dans la seringue; puis l’embout de la seringue sera introduit dans le méat et le jet projeté dans l'urètre; au début, on fera l'injection à canal ouvert, c’est-à-dire ([ue I on n’appliquera pas l’embout de' façon à empêcher le liquide de sortir, mais, en terminant, l’embout sera appliqué e.xactement et l'urètre distendu d’une façon modérée par le liquide, que l’on laissera sortir ensuite. Cette injection à canal fermé sera répétée plusieurs fois ; on fera passer environ 150 grammes de liquide dans l'urètre. Ainsi on aura assuré sinon l’asepsie absolue du canal, tout au moins une asepsie relative suffisante. La verge sera alors déposée sur une compresse stérilisée, et l’on pourra pratiquer exploration ou opération.
lusti'uiiieuts. — Parmi les instruments, il en est qui peuvent être stérilisés suivant les méthodes ordinaires : flambage, ébullition, passage à l’étuve sèche : ce sont les instruments métalliques. Mais d'autres demandent des précautions spéciales si l’on ne veut pas les détéi'iorer; ce sont les seringues, les sondes et les cgstoscopes.
Les seringues, quel que soit le modèle employé : seringues de Cuyon, d’Âtbari'an, de Janet, de Gentile, peuvent toutes être stérilisées par l’ébullition ; mais, si l’on employait souvent ce moyen, liientùt le piston serait hors d’usage. Aussi, si l’ébullition est recommandable pour assurer une désinfection parfaite de temps en temps, elle ne peut être employée couramment.
(In aura recours soit à la stérilisation pai dés liquides antiseptiques dans lesquels baigneront les seringues : nitrate d’argent à 1 p. 1 000 en particulier, soit mieux à la stérilisation par les vapeurs de ti'ioxymélhylène. Pour ce faire, la seringue est laissée en permanence dans un bocal fermé au fond du- <|uel se trouve du Irioxyméthy lène. Des bocaux spéciaux (lig. 20) contenant un sup|)ort pour plusieurs seringues, seringiuis à injections vésicales, s(!ringu(îs a inj(!ctions urétrahis, seringues à instillations, exisicml, ixirnudtant d'avoir toujoui's à sa disposilion d(!s seringues stériles. Lor.s(|u'on uLilis(; ce dernier moyen, on aura soin de laisser
un peu d eau s((U’ilisée ou d(! nilrate d'ai'gent à du |)iston, alin de l'empècher de se dessécher.
|i. I 000, au-dessous
MARIO-^. — THÉRAPEUTIQUE URINAIHE,
Les somles sont de deux sortes au point de vue de leur constitution : I ° Les sondes en caoutchouc, celles-ci pou van t être stérilisées par él)ul-
Fig. 30. — Tube de Desnos.
lition, OU par passage à l’autoclave à 1 10° pendant trois quarts d'heure;
. 2o Les sondes en gomme,
dont la stérilisation exige des précautions particulières si on veut qu’elles ne subissent aucune altération. L’ébullition répétée un certain nombre de fois ramollit la gomme et lui enlève son ])oli ; il ue faut donc l’employer que si l’on doit prati- (|uer un cathétérisme avec une sonde qu'il est nécessaire de stériliser immédiatement. Pour stériliser les instruments en gomme sans les détériorer, on utilisera les vapeurs de formol dégagées parle ti’ioxy méthylène.
Les sondes sont placées dans des tubes en verre fermés par un bouchon en caoutchouc, ijui contient 4 grammes de trioxyméthylène et 1 gramme de chlorure de calcium (tube de Desnos) (lig. 30). Quarantehuit heures de séjour dans ce milieu assurent une stérilisation absolue ; les sondes i^uvenl rester indéliniment dans ce tube se servir des somles stérilisées de celle les passer dans de l'eau stérilisée alin
Fig
31. — .\|)|)arcil (rildtiioiiic pour la stérilisalioii des sondes.
sans s’altéier. Av.int d(!
façon, ou aura soin de