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IV. — Accidents du cathétérisme

En dehors des complications infectieuses que peut causer un cathétéi'isme malpropre, il n’est (lu’un accident qui puisse se pi'oduire pendant le cathétérisme, c’est la fausse route.

Les complications infectieuses locales, lymphangites, urétrites, cystites, abcès, seront traitées suivant les règles; quand, à la suite d’un cathétérisme septi(|ue, il se développera de la lièvre sans localisation, on conclura à de rinfection urineuse, pour laquelle on mettra une sonde à demeure.

La. fausse roule se produit jn^esque toujoui's sur la paroi inférieure ; la sonde a buté contre un rej)li de la muqueuse, s’en est coilfée et, si la poussée a été un peu forte, a pénétré; c’estau niveau du bulbe ou de la région prostatique que l’on observe les fausses routes en

général. L’arrêt délinilif de la sonde et l'éroulement sanguin indiquent la fausse route.

La fausse route sera évitée en procédant avec la plus grande douceur au catliétéi'isme et en n’insistant pas si l’on ne se rend pas exactement compte de l’obstacle.

Dans le cas où l’on se trouve avoir à faire un cathétérisme poiii" rétention dans un urètre atteint de faus.se route, il faut abandonner les sondes droites et recourir à la sonde béquille, qui seule est susceptible de franchir l’orifice anormal sans s’y engager. Si, malgré cela, on ne peut arriver à franchir l’obstacle, on essaiera le cathétérisme avec mandrin (V’oy. p. 318). Et si l’on ne pouvait arriver encore à passer, on laisserait l’urètre tranquille pendant quelques jours, pendant lesquels on pratiquerait des ponctions de la vessie.

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