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VIII. — IONISATION URÉTRALE

Indications. — L’ionisation peut être employée dans certaines urétrites rebelles à tout traitement. Lorsque l’on aura épuisé toutes les médications, on pourra la tenter quelquefois avec succès.

Instruments. — Sonde de Melun (de Rucarest), qui n’est autre qu’une sonde droite en caoutchouc durci, portant à son extrémité un robinet, et percée de trous nombreux le long de toute sa portion intra-urétrale.

A ,B, lige d’ai’gcnt. — F, arrivée du courant, pôle positif. — R, robinet.

Dans la sonde pénètre une tige d’argent.

Batterie de piles ou courant continu de la ville avec réducteur de potentiel. Milliampéremètre.

Manuel opératoire. — La sonde est introduite dans le canal; le malade ajtplique fortement les lèvres du méat sur elle. On fait pénétrer dans la sonde et le canal la quantité d’une solution de nilrate d’argent à 1 p. 100 nécessaire pour distendre légèrement le canal, puis le robinet est fermé.

Le pôle négatif est placé sur la cuisse, le pôle positif est adapté à la tige d’argent de la sonde. On fait alors pa.sser un courant pro-

TECHNIQUE. — URÈTRE. — MÉATOTOMIE.

Fig. 74. Méatotomie au moyeu du galvanocautûre.

Nécessité d introduire dans l’urètre des instruments dont le calibre dépasse celui de l’orifice urétral au méat ('béniqué, cvstoscope, lithotriteur).

Maladies urinaires. 9.5

gressivement croissant jusqu’à 30 et 40 milliampères, pendant un quart d’heure.

Les séances seront répétées tous les trois ou quatre jours, suivant la ténacité de l’écoulement; elles seront prolongées plus ou moins longtemps, trois semaines à deux mois.

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