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II. — Cystoscopie à vision directe

Imlicanoii.s. — La cysto.scopie à vision directe peut êti’e emiiloyée comme moyen d’exploration. Cependantlalimitation du champ à l’ou-

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verture du tube la l encl très inférieure à cet égard à la cystoscopie à prisme.

Comme woyende trailement, elle peut être par conti-e employée avec beaucoup d’avantages pour de petites interventions vésicales: cautérisalions, ablation de petites tumeurs, exlraction des corps étrangers, catliétérisme de l’uretère.

Chez l’homme, la longueur du tube rend ces manœuvres quelquefois très délicates ; chez la femme, au contraire, elles sont faciles.

La cystoscopie à vision directe ])résente l’avantage de pouvoir être utilisée dans des xœssies où l’absence de capacité empêche toute cystoscopie à prisme.

Insti'iiinciits. — Cystoscope à vision directe de Luys. — Une trompe à eau ou un appareil aspirateur de Potam, une source d’électricité.

Le cystoscope de Luys se compose de tubes et de mandrin, d’un manche, le même que celui de l’urétroscope.

Les tubes sont semblables à ceux de l’urétroscope, mais ils possèdent en plus le long d’une de leurs faces un petit tube sur lequel s’adapte l’aspiration, afin d’évacuer constamment le liquide vésical.

Le mandrin du cystoscope pour la femme est identique aux mandrins de l’urétroscope ; celui de l’homme peut se couder à son extrémité vésicale, de façon que son introduction en soit facilitée.

La trompe à eau est destinée à faire une aspiration constante : un tube de caoutchouc relie cette trompe au petit tube aspirateur de l’urétroscope. Un appareil de Potain manœuvré par un aide peut fort bien remplacer la trompe.

La source d’électricité doit être identique à celle employée pour l’urétroscopie, les lampes étant les mêmes.

Manuel opératoire. — Le malade doit être en position spéciale pour pratiquer une cystoscopie à vision directe. D’abord placé en position de spéculum, son tronc est ensuite mis en position inversée, de façon que la vessie ait tendance à déplisser ses parois. Des épaulières empêchent le malade de glisser en arrière. Une table à renversement est donc nécessaire pour obtenir cette iiosilion.

Les instruments ont été traités et préparés comme pour l’urétroscopie.

1° Introduction du cystoscope. — Chez la fémme, le cystoscope s’introduit j)ar poussée directe. Chez rtiomme, il s’introduit comme un cystoscope à prisme, le mandiin étant coudé; une fois l'instrurnent arrivé dans la vessie, le mandrin est redressé au moyen d'iine vis de commande.

2“ Extraction du mandrin, mise en marche delà trompe à eau. Mise en place de la pince et de la lampe.

TECHNIQUE. — VESSIE. — CATHÉTÉRISME DES URETÈRES. 381

.1“ Examen de la vessie. — J^e tube cysloscopique peut être manœuvré facilement dans la vessie et avec les inclinaisons les plus variées; en le poussant ou en le retirant, on peut arriver à voir tout l’intérieur de la cavité.

La recherche des orifices urétéraux par la cystoscopie directe peut être faite de différentes façons ; 1“ enfoncer le tube jusqu’au contact de la paroi postérieure, le ramener horizontalement en avant : pendant un moment, la ])aroi inférieure de la vessie ne colle pas sur l’ouverture, mais il arrive un moment où la muqueuse arrive à recouvrir le tube ; l’extrémité est arrivée à la crête interurétérale ; à ce moment, il faut incliner un peu le tube en dehors pour voir l’orifice urétéral; 2° retirer le tube jusqu’à ce que le col vésical apparaisse, facile à constater par la délimitation qu’il marque entre l’urètre et la cavité; enfoncer de nouveau le tube de 1<="',5 et l’incliner en dehors.

Comme avec la cystoscopie à prisme, la recherche des orifices déplacés, entourés d’ulcéi'ations, est quelquefois des plus délicates ; il faut y mettre beaucoup de patience.

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