I. — Cathétérisme des uretères avec le cystoscope à prisme
Iiistriiinciiis. — Cystoscope calhétcrisatcur ; sondes urétérales; sonde vésicule; seringue vésicale.
Le cystoscope cathétérisateur est, au ])oint de vueopticpie, constitué comme le cystoscope simple; mais à l’optique est ajouté un conduit danslciiuel glisse la sonde à demeui'(!, et à l’exlrémité vésicale de ce conduit- existe un onglet susceptible d'êti'o mû par une roue située à l'extrémité extérieure; cet onglet, suivant qu’il s’élève ou s’abaisse, éloigne ou rai)|)roche du cystoscope la sonde urétérale qui passe sur lui. Les cystoscopescathétéi'isateurs sont nombreux; ils
sont construits, les uns pour laisser passer une seule sonde, les autres poui en laissser passer deux ; le calibre des sondes urétérales capables
de glisser dans l’instrument varie avec son calibre. Un des plus employés est le cystoscope cathétérisateur de Nitze, modifié d’après le modèle d’Albarran; ce cysto- •scope admet une sonde urétérale n» 7.
Les sondes urétérales sont en général longues de 30 centimètres; leur extrémité est soit à bout coupé, soit taillée en biseau, soit arrondie, soit à bout olivaire ; la plus employée est celle taillée en biseau.
Ces sondes sont graduées par centimètres de façon très visible, de sorte qu’une fois dans l’uretère il est facile avec le cystoscope de voir de combien elles sont engagées. Ces sondes sont stérilisées par un séjour de vingt-quatre heures dans les vapeurs de Irio.xyméthylène.
Manuel opératoire. - — Le cystoscope est préparé d’avance ; on a glissé dans le conduit spécial la sonde urétérale que l’on se propose d’introduire; le bout de la sonde ne doit pas atteindre l’extrémité de ce conduit. Ü’aulre part, afin d’éviter que la partie extérieure de la sonde ne touche la tète de l’opérateur ou les jambes du malade, on glissera sur elle une sonde à bout coupé oi’dinaire qui la protégera. Le courant nécessaire à 1 bonne incandescence de la lampe a été vérillé.
Kig. 120. - Cysioscopc caihéKîrisaicur i>osHion (lii mahuic; préparation (le Nilzc. , . , ,
(le la vesaic ; uUroducliun au cysloscope ; recherche des uretères (Voy. Cysloscupie à prisnie). Cathétérisme de l'uretère. — Une fois que l’oi ilice urétéral aura
TECHNIQUE. — VESSIE. — CATHÉTÉRISME DES URETÈRES. 383
été VU, on place le cystoscope de telle sorte que rorifice urétéral apparaisse dans le champ à la partie inférieure et du côté que l’on cathétérise ; c’est dans cette position que la sonde ira le plus facilement à l’orilice.
Puis on pousse la sonde, qui apparaît dans le champ; au moyen de quelques petits mouvements de rotation du cystoscope, il sera facile de placer la sonde de telle façon que son e.xtrémité se dirige vers l’orifice; en la poussant de plus en plus, il suffira d’imprimer à l’onglet un mouvement d’élévation ou d’abaissement pour arriver à faire correspondre définitivement sonde et orifice; une dernière poussée, et la sonde franchit l’orifice.
Tel est le principe du cathétérisme de l’uretère, mais les détails
Fig. 121. — Cathétérisme urétéral. L’orifice uré- Fig. 122. — Cathétérisme urétéral; pénétérai est vu dans le segment inférieur du tration de la sonde dans rorifice. champ et du côté que l’on veut cathétériser.
La sonde se trouve être bien dirigée vers lui.
des manœuvres varient avec chaque cas : il est des uretères particulièrement délicats à cathétériser : uretères en saillie, en contrebas, sur lesquels glisse la sonde ; uretère au fond d’une ulcération, etc. Dans ces cas l’habitude inspire de petits moyens qui amènent malgré tout la sonde à l’orifice.
Mise en place de la'Sonde. — Une fois que la sonde a pénétré, on la pousse jusqu’au bassinet ou jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée; la graduation dont elle est munie permet de savoir facilement à quelle distance elle a pénétré. Elle se ti’ouvera dans le hassinel lors([u’elle aura pénétré à une profondeur de 25 centimètres en moyenne.
Retrait du cystoscope. — Pour retirer le cystoscope, on c.ommence par éteindre la lumière et parahaisser l’onglet en position de repos. Puis la sonde est poussée dans le cystoscope, à mesure que celui-ci ^st progressivement retiré, jusqu’au moment où, le cystoscope étant
complèlcmenL hors de lurèlrc, on peut saisir la sonde en avant du méat, entre lui et l’instrument, et compléter sa sortie du cystoscope.
Mise en place d’une sonde vésicale. En général, on cathétérise un seul côté, et alors, après avoir fixé la sonde urétérale comme une sonde à demeure, on introduit dans la vessie une sonde qui recueillera les urines de l’autre rein.
II. — Cathétérisme de l’uretére avec le cystoscope à vision directe.
Une fois que le tuhe cystoscopique a été introduit dans la vessie, on recherche l’orifice urétéral suivant les principes (Voy. p. 381). Puis on le place de telle façon que l’orifice urétéral corresponde à la paroi inférieure du tuhe. Prenant alors une sonde urétérale très rigide, on la glisse dans l’instrument appuyée sur la paroi inférieure, qui le conduit tout naturellement à l’orifice urétéral.