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III. — DIVISION DES URINES

Indications. — La division des urines au moyen du diviseur vésical est destinée à obtenir séparément l’urine des deux reins.

On l’emploiera quand, soit par faute d’instruments ou d’habitude, soit parce que les uretères sont impossibles à trouver, soit parce que la vessie trop sensible n’a pas suffisamment de capacité, il est impossible de pratiquer le cathétérisme urétéral, qui donnera toujours des résultats yilus certains et plus précis.

Si la capacité vésicale n’atteint pas 20 grammes, l’application du diviseur est impossible.

Instruments. — Séparateur de Luys; sonde vésicale; seringue.

Le séparateur de Luys se compose de trois parties, qui, pour l’usage, sont réunies et représentent à ce moment un calbéter métallique dont le calibre pour l’adulte correspond au n“ 22 de la filière Charrière ; l’instrument présente une forme analogue à celle d’un béniqué; mais sa courbure est diirérente.

La pièce médiane, aplatie transversalement, présente à l’une de ses extrémités un manche, destiné à la préhension de l’instrument, et un volant dont la rotation amène la tension d une chainelle située dans la concavité de la courbure (jui existe à l’autre extrémité. Sur cette pièce médiane se glisse une chemise en caoutchouc, que la chaîne tendue soulève en une cloison dans la j)artie concave, et tpii

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abaisse la chaîne lorsque, au moyen du volant, on fait cesser sa

tension. i

Les deux paidies latérales représentent des sondes accolées de

chaque côté à la partie médiane. Au niveau de leur partie concave, sont percés trois orifices pour l’écoulement de l’urine ; à leur autre extrémité, elles portent une petite tubulure par laquelle sort l’urine. La stérilisation de l’instrument est obtenue par ébullition.

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Fig. 123. — Séparateur de Luys.

Manuel opératoire. — Lorsque la vessie est sensible ou le malade un peu craintif, on pourra administrer un lavement laudanisé et anti[)yriné une. demi-heure avant la séance. La chloroformisation peut être également nécessaire.

Le malade, pour l' introduction de l’instrument, sera couché horizontalement, le siège arrivant au bord do la table, les cuisses horizontales, les jambes verticales reposant sur des étriers ou des chaises. Lorsque l’inslrumenl est en place, le tronc du malade doit être relevé soit pai' élévation du dossier de la table, soit par des oreillers.

1® Lavage de la vessie. — Lavage jusqu’à nettoyage complet, puis ■Maladies urinaires. ot;

MARION. — TUÉRAPEIITIQUE URINAIRE.

abandon dans la cavité de 30 grammes d’une solution de cocaïne à 1 p. 100, qui servira à anesthésier la vessie et à amorcer les sondes.

2® Introduction et mise en place du séparateur. — Le séparateur est enduit de glycérine.

Chez la femme, l’introduction du séparateur est facile : l’extrémité de l’instrument-étant présentée au méat, l’instrument est poussé doucement jusqu’à ce que toute la partie courbe ait pénéti'é dans la vessie.

Chez l’homme, l’introduction est beaucoup plus délicate. 11 est très facile de mettre le séparateur en place dans ’i’urètre comme un béniqué; on procède de la même façon; mais il faut ensuite faire pénétrer la partie courbe dans la vessie. Pour cela, il faut abaisser

Fig. 124. — Coupe montrant le séparateur de Luys en place.

fortement le manche de l’instrument, en même temps qu’on le poussera. 11 ne faut pas ci’aindre d abaisseï .

Une fois l’instrument dans la vessie, le malade est mis en position assise et le manche de l’instrument est relevé en môme temps qu’attiré, de façon que la convexité de la courbure s’applique bien au col et au bas-fond; on pourra vérifier cette application par le toucher vaginal ou rectal; pour le rendre plus intime, on relèvera davantage le manche du séparateur. Uelui-ci sera bien maintenu sur la ligne médiane, dans la [losition adoptée.

3® Tension de la membrane séparatidce. — Au moyen du volant, la chaîne est tendue, soulevant la membram! de caoutchouc, (jui forme alors une cloison entre les deux côtés de la vessie.

4® Recueillement des urines. — Par les sondes s’écoule d’abord le liciuide contenu dans la vessie ; puis il se teinte légèrement en jaune. Mais ce n’est (lue lorsque le liquide s’écoule par éjaculation

TECHNIQT’E. — VESSIE. — TAILLE HYPOGASTRIQUE. 387

qu’on le recueillera dans deux tuhes placés au-dessous des sondes.

On laissera l’inslrumenl en place plus ou moinslongteinps, suivant la quantité d’urine que l’on désire. Une demi-heure est un minimum si l’on veut obtenir un résultat sérieux et éliminer les modifications de la sécrétion urinaire sous l’influence du réQexe parti de la vessie où se trouve le séparateur.

5“ Retrait du séparateur. — La' membrane est abaissée et l’instrument retiré en exécutant les manœuvres qui ont été pratiquées pour son introduction.

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