IV. — PONCTION DE LA VESSIE
Iiidicntiouis. — Chaque fois qu’en présence d’une rétention d’urine, de quelque origine qu’elle soit, toutes les tentatives de cathétérisme ont échoué, il faut recourir à la ponction de la vessie. C’est une opération moins dangereuse que ne peut l’être un cathétérisme difficile ; elle favorise quelquefois le passage ultérieur de la sonde en décongestionnant tout le système urinaire inférieur ; elle permet en tout cas d’attendre une intervention définitive contre les causes mêmes de la rétention. Elle peut être du reste répétée autant de fois qu’il sera nécessaire.
Instruments. — Appareil aspirateur de Potain ou de Dieulafoy ; on utilisera l’aiguille n“ 2. A son défaut, on peut employer tout simplement un trocart de petit calibre.
.Manuel opératoire. — La région sus-pubienne a été savonnée rasée, antiseptisée. A 1 ou 2 centimètres au-dessus du bord supérieur du pubis repéré par l’index gauche, exactement sur la ligne médiane, l’aiguille est enfoncée d’un seul coup verticalement à 6 centimètres au moins de profondeur; l’index de la main droite qui tient l'aiguille limite la pénétration. Chez les .sujets gras, la profondeur à laquelle il faut pénétrer elfraie queh|uefois l’opéi’ateur novice; du moment qu’il y a rétention prolongée d’urine, .saillie mate du globe vésical à la l'égion hypogastrique, il n’y a aucun danger à ci'aindre, et, si l’urine ne coule pas, c’est (|ue l’aiguille n’a pas atteint la vessie.
L’urine évacuée, l’aiguille est retirée, et un peu de collodion fei'me la pi(jûre.