IV. — Néphrectomie lombo-abdominale (Grégoire
1® Incision. — Dans les cas de tumeurs malignes, alin de pouvoir facilement enlever les ganglions, ou dans les cas de tumeurs e.xtrèmcment volumineuses, afin d’avoir un joui- suffisant, il faut employer une autre incision que' l’incision lombaire : elle se composera d'une portion verticale située sur une ligne passant par le bord postérieur de l’aisselle, allant du rebord co.stal à i la crête iliaque, et de deux débridements obliques l'un suivant le rebord costal, l’autre la crête iliaque et l’arcade de Eallope. .\insi sera formé un grand lambeau à pédicule interne qui, rabattu, découvrira largement la région du flanc (lig. 161).
2® Décollement de la tumeur. — Ce décollement est facile en ariâère; en avant, il doit être tiès prudent, alin que le péritoine ne i soit pas ouvert. i
Au cas de tumeur maligne, le décollement doit être fait en dehors ! de la capsule adipeuse, que l’on doit enlever en même temps que le j rein et les ganglions du bile, s’ils sont envahis. j
3® Ligature et section du pédicule. Résection de l’uretère, j — Comme dans une néphrectomie typi([ue () oy. |>. 422). ^
4® Remise en place et suture du lambeau. — On laissera un . drainage suflisant.
Accidciil.s posHil>lc!s. — Rlessure de la plèvre, surtout si , l’on i'ésè(|ue la douzième côte pour se donner du jour. Pour l’éviter, serrer de près la cèle pendant la dénudation. Pour y parer : tam- |»onnei’ provisoirement, puis fermer par une suture.
Blessure du péritoine, au moment du décollement du rein en avant. Pour l’êvite-r : s(!rrer de pi’ès le rein ou allci' très doucemeni dans le décollement. Poui- y parer : sulure.
TECHNIQUE. — REINS. — NÉPHROPEXIE.
Blessure de l’intestin : si une fistule intestinale se produisait, elle se fermerait d’elle-même. Quelquefois la fistule se produit consécutivement, sans qu’il y ait eu blessure du fait d’une altération et d’une nécrose de la paroi.
Blessure de la veine cave, lésion fort grave, mais pas fatalement mortelle : Y parer par une suture latérale, un tamponnement.
ou même une ligature, à condition que celle-ci puisse être placée audessous delà veine rénale de l’autre côté.
Anurie consécutive, soit par défaut de rein de l’autre côté, soit par inhibition. Si l’on a fait une division d’urine, on évitera l’anurie par absence ou destruction de l’autre rein ; au cas d’anurie réflexe, on administrera les diurétiques, la caféine, et l’on appliquera des ventouses scarifiées sur la région lombaire de l’autre côté. Si elle persistait, une néphrotomie s’imposerait.
Fistules (Voy. p. 292).