‹ Thérapeutique urinaireChapitre 219 sur 307 · II. — CONTUSION DU TESTICULE · texte numérisé non relu

II. — CONTUSION DU TESTICULE

Aperçu anatomo-clinique. — Suivant l’intensité des traumatismes, la contusion du testicule peut entraîner une hémorragie intertubulaire légère, un écrasement de la substance testiculaire avec hématome intra-albuginé, ou un véritable éclatement du testicule.

Si la contusion légère peut ne provoquer que de la douleur lorsqu’elle est plus violente, le testicule est augmenté de volume dur et très douloureux. Parler d’orchite traumatique est exagéré, et dans les cas où il y a une orchite au sens propre du mot, il existait une hiennorragie aiguë ou chronique. Le testicule contusionné suppure rarement, mais la règle est qu’il s’atrophie.

Loi'squ’il y a un éclatement du testicule, il peut se produire un hématome parfois considérable; quant au testicule, son atrophie est fatale.

Dans tous les cas, l’épididyme reste ce qu’il était; mais on a vu la contusion localiser sur lui une tuberculose.

liKlicalioiiH. — Au moment de l’accident, on calmera les douleurs en mettant le malade au repos ab.solii, en relevant les bourses au moyen d'une plancbette ouatée placée sur les cuisses et en appli([uant une vessie de glace en permanence sur le scrotum.

MARION. — THÉRAPEUTIQUE GÉNITALE

Si l’hématome scrolal est volumineux-, il sera utile de le débrider, de l'évacuer et de constater l’état du testicule; suivant l’état dans lequel on le trouvera, on en fera la suture ou l’ablation.

Lorsque le testicule ne sera plus douloureu.x, on prati(iuera son électrisation prolongée au moyen du courant continu (pôle négatif); parfois on parviendra ainsi à éviter son atrophie.

Page 1