III. — PLAIES DU TESTICULE
Les plaies du testicule sont peu graves, si elles ne sont pas septiques ; leur principal danger vient de la suppuration qu’elles peuvent provoquer; exceptionnellement elles déterminent une hémorragie inquiétante.
Les piqûres seront traitées par des pansements humides; il ne sera pas toujours possible, du reste, d’affirmer que le testicule a été piqué, en dehors des cas où cette piqûre est survenue au cours d’une ponction d’hydrocèle, auquel cas la douleur spéciale, l’absence d’écoulement de liquide la feront craindre.
Les coupures, lorsqu’elles apparaissent au fond d’une plaie scrotale, seront vite reconnues par l’issue des tubes testiculaires à travers l’albuginée. U sera indiqué de nettoyer la plaie avec le plus grand soin, de réséquer la substance testiculaire herniée et déplacer sur l’albuginée quelques points de suture. Un bon drainage préviendra les dangers d’une rétention.
Dans tous les cas où piqûre ou coupure serait suivie de phénomènes de suppuration, il faudrait débriderprécocement.