‹ Thérapeutique urinaireChapitre 225 sur 307 · MARION. — THÉRAPEUTIQUE GÉNITALE · texte numérisé non relu

MARION. — THÉRAPEUTIQUE GÉNITALE

1« Tuberculose non ramollie. — C’est au traitement médical <]U^ l’on devra recourir.

Localement la bourse sera immobilisée et comprimée légèrement au moyen d’un suspensoir ; le malade évitera tout ce qui peut rendre le testicule douloureu.x, les frottements, les cbocs, la station debout trop longtemps prolongée.

Le traitement général aura souvent les plus heureux effets. Il comprend des prescriptions hygiéniques, alimentaires et médicamenteuses, et ne diffère en rien de celui que l’on peut ordonner à tout sujet porteur d’une tuberculose externe : séjour au grand air, au bord de la mer, saisons dans les stations thermales chlorurées sodiques. Salies, Salins, etc., nourriture abondante, reconstituante, dans laquelle la viande joue un grand nMe ; huile de l'oie de morue, arsenic, glycérophosphate, sirop d’iodure de fer, etc.

2“ Tuberculose suppurée. — Lorsque les foyers épididy maires ou testiculaires auront abouti à la suppuration, il faudra agir sur eux en les ponctionnant et en injectant dans leur cavité soit de l’éther iodoformé à 5 p. 100, soit de la glycérine naphtolée (naphtol camphré, 1 gramme; glycérine, b grammes) suivant la méthode ordinaire employée pour le traitement des abcès froids.

3° Tuberculose fistuleuse. — La tuberculose fistuleuse sera ouverte largement; les parois de la cavité seront curettées et même cautérisées au fer rouge, puis tamponnées, et au cours des pansements successifs on agira encore sur ces parois au moyen de chlorure de zinc, teinture d’iode.

4” Abcès récidivants. — Lorsque les abcès succèdent aux abcès, et que l’on ne peut avoir raison des fistules, il faut en venir malgré tout à la castration, et l’on n’attendra pas pour la pratiquer que les lésions influent sur l’état général.

b“ Lésions vésiculo-prostatiques. — Très souvent la tuberculose testiculo-épididymaire est accompagnée de lésions du côté des vésicules et de la prostate. Logiquement, il serait indiqué lorsque Ion intervient d’une façon l’adicale du côté de l’épididyme et du testicule, d’agir également sur ces lésions. Malheureusement les résultats fournis par l’ablation de ces lésions sont souvent médiocres; les malades conservent des listules urinaires ou purulentes, qui aggravent plutôt leur état, si bien (|u’elle u’est iiidi([uée ([ue dans des cas tout à fait déterminés. Loi'sque d’autres loyers tuberculeux existent dans l’organisme, l’ablation ne paraît pas s’imposeï' parce (pi en taisant courir aux malades les dangers de ces ennuis dont je parlais tout à riieui'c, on ne sui)primera pas toute tuberculose. I) autre part, lorstpie les lésions soni minimes, on |)out encore les négliger, lame-

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