VIII. — SYPHILIS DU TESTICULE
Si le diagnostic de la syphilis du testicule peut être dans quelques cas très hésitant, son traitement ne soulève aucune difficulté, qu’il s’agisse d’hérédo-syphilis ou de syphilis acquise; que cette dernière soit localisée à l’épididyme à la période secondaire ; qu’elle frappe le testicule seul ou souvent en même temps l’épididyme à la période tertiaire, déterminant soit le testicule en galet, soit le testicule bourré de grains de plomb, soit une gomme dont le ramollissement aboutira à la suppuration et à la fistule, et dont l’ulcération pourra être l’origine d’un fongus, dans tous les cas, le traitement spécifique est de règle. On le donnera sous une forme quelconque, celle dont on a l’habitude, en combinant le mercure et l’iodure.
Aux malades qui ne peuvent être traités régulièrement, j’ordonne
pour le traitement mercuriel :
l’rotoiodure d’iiydrargyre Os‘,05
Extrait Uiébaïque
Excipient Q. S.
Pour une pilule. Deux pilules par jour pendant trois semaines.
Pour ceu.x que l’on peut traiter, je conseille :
Ifiiodure d'iiydrargyre 0b>',ü1
lodure de sodium dessêclnj Oif.OOS
Eau flistillée stérilisée ; 2 c. c.
Pour une ampoule. Une injection d’une demie ou d'une anq)oulo par jour pendant quinze jours. Cesser pendant luiit à quinze jours, puis reprendre.
MAHION. — THÉRAPEUTIQUE GÉNITALE,
Ce n’est que dans les cas de bourgeons fongueux, fongus, que l’on devrait intervenir pour curetter ce bourgeon.
L’iodure de potassium sera donné simultanément à la dose de 0sf,50 ou 1 gramme, suivant la tolérance du malade.