IX. — TUMEURS DU TESTICULE
La grande majorité des tumeurs du testicule sont des cancers : cancers épithéliaux pour la plupart, d’origine séminale en général, d’origine wolftienne très rarement, ces derniers offrant une malignité particulière, cancers conjonctifs, sarcomes, plus rares qu’on ne le croyait il y a quelques années.
D’autre part, on rencontre encore dans le testicule des tumeurs à tissus variés : les unes constituant, en raison de la complexité de ces tissus, organisés quelquefois sous forme d’organes, de véritables tératomes; les autres représentant des tumeurs à tissus simples, mais dont la présence au niveau du testicule ne peut être expliquée que par un apport de tissu interprété à l’heure actuellê de façon différente (enclavement, cellule nodale, théorie blastomérique, etc.). Or ces tumeurs présentent toutes une tendance à dégénérer en cancers, soit épithéliaux, soit conjonctifs, suivant la nature du tissu qui subit la transformation.
La thérapeutique des tumeurs du testicule prête à peu de considérations. Toutes les tumeurs du testicule, quelles qu’elles soient, doivent être enlevées par castration large, c’est-à-dire par suppression de l’organe et des éléments du cordon aussi loin qu’il sera possible de le faire.
L’ablation des ganglions lombaires que l’on pourra rencontrer au cours de l’extirpation du pédicule vasculaire du testicule devra être pratiquée. La seule contre-indication à l’ablation est l’existence de ganglions lombaires volumineux, perceptibles, qu’il faudra toujours rechercher lorsqu’on sera en présence d’une tumeur du testicule, ou l’existence d’une généralisation quelconque.