II. — PLAIES DES BOURSES
Les piqûres des bourses ne tirent leur gravité que de leui' .septicité : parconséquent désinfection superficielle, et à la moindre menace de lymphangite, déhridement, voire délimitation de la région au moyen de pointes de feu profondes si rinllammation paraît devoir s’étendre rapidement, telles sont les indications à remplir au cas de piqûre.
Si la piqûre [)i’ovoquail la formation d’un hématome, nul doute qu’il ne faille l’ouvrir, l’évacuer et drainer.
Les coupures des bourses, peu fréquentes, donnent lieu au.v mêmes indications que les pi(|ûres : désinfection d’une part, évacuation du sang épanché dans les tuniques scrotales et hémostase. De plus, si la plaie paraît devoir être réunie, on la fermera partiellement par quelques points de suture, en veillant à ce que la peau ne se recroqueville pas, comme elle a tendance à le faire, et à ce que ce ne soient pas les surfaces épidermisées qui soient adossées. 11 sera de 'toute nécessité de laisser un drain.
Lorsque la plaie est étendue et profonde, le testicule peut faire hernie à l’extérieur. Si l’on voit te malade au début des accidents, on désinfectera le testicule par des lavages légèrement antiseptiques, puis on le réduira en ayant soin de laisser un hon drainage. On ne l’enlèverait que si le traumatisme l’avait ouvert et évacué, ou s'il était écrasé. Si, au contraire, on voit le blessé quand déjà se sont déclarés des phénomènes de gangrène ou de suppuration de l’organe, le plus simple sera d’en faire l’ablation après ligature en masse du cordon.