I. — CONTÜSION DES BOURSES
La contusion des bourses peut déterminer soit un épanchement de sang infdtré dans le tissu cellulaire, soit un véritable hématome dont le siège peut être plus ou moins profond : espace celluleux scrotal, cordon, cloison des bourses. La coloration violette ou noire de la peau, jointe à l’e.xistence d’une tuméfaction en cas d’hématome, permet déjuger de l’intensité de la contusion.
S’il s’agit simplement d’une contusion ayant provoqué une ecchymose sans collection de sang, il suffira de mettre le malade au repos, les bourses soulevées. Le malade pourra reprendre son activité bien avant que l’ecchymose n’ait disparu.
Lorsqu'il existe un hématome, pour peu qu’ilaugmente rapidement ou qu’il soit volumineux, il faudra l’ouvrir, l’évacuer et aller lier le vaisseau qui saigne, vaisseau qu’il n’est pas toujours facile dedécouvrir au milieu du tissu dilacéré. Ainsi l’on préviendra le sphacèle, qui succède aux hématomes trop volumineux ; on mettra le malade à l’abri delà suppuration de l’hématome, et en tous cas on abrégera notablement la durée de la résorption. Au cas où l’on ne pourrait découvrir le vaisseau qui saigne, un tamponnement avec drainage .serait fait, afin d’éviter la reproduction de l’hématome.
Les liématomes abandonnés à eux-mêmes finissent par simuler de véritables tumeurs des bourses ; on les enlèvera comme un néoplasme, auquel on pensera le plus souvent du reste.
MARION. — THÉRAPEUTIQUE GÉNITALE