VI. — HÉMATOCÈLE VAGINALE
L’hématocèle se présente tantôt sous forme d’une cavité dont les parois ne sont pas très épaissies, mais qui contient un liquide hématique ; tantôt sous forme d’une cavité limitée par des parois épaisses, scléreuses, contenant du liquide noirâtre, des caillots, de la fibrine, tantôt comme masse présentant encore quelquefois, de-ci, de-là, des cavités remplies de liquide hématique, mais surtout constituée par la vaginale extrêmement épaissie, adhérente au testicule perdu en son milieu et souvent atrophié. C’est dans ce dernier cas surtout
INDICATIONS. — ÉLfiPHANTIASIS DU SCROTUM.
que le diagnoslic de l’hématocèlo avec le caiicei' du testicule peut ollVii' des dil'Iicullés très sérieuses.
Le seul traileiueut possible de riiémalocèle est rincisiou qui, suivant le cas, sera suivie de réseclioii de la vaginale ou do castration. Si l’incision conduit dans une poche, on en évacuera le contenu, li([uide, ou liquide et caillots, puis on terminera ])ar la résection des parois de la vaginale, comme on la l'ait dans les hydrocèles à parois très épaisses.
Si, au contraire, on se trouve en présence d’une masse mi-solide, mi-liquide, au milieu de laquelle se trouve perdu le testicule, on commencera par chercher un plan de clivage, un point de repère qui puisse donner une indication sur la situation du testicule. Par décollement, déchirure, section, on pourra parfois, en allant prudemment, arriver à dégager le testicule de la masse fibreuse qui l’enserre et ainsi le conserver. Si l’on voit que la séparation est impossible, on terminera l’opération par une castration.