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VI. - LÉSIONS INFLAMMATOIRES DU PÉNIS

1« Balanoposthite. — L’inflammation du gland et du ])répucé relève des causes les plus variées : étroitesse du préi)uce favorisant les accumulations, écorchure infectée, chancres, herpès, irritation produite par la fermentai ion de rnrine sucrée. Suivant les conditions d’origine, les .soins de propreté ])ris, la balanoposthite pourra ne se manifester que par de la rougeur,on par un gonllement considérable avec production abondante de pus entre le prépuce et le gland.

MARION. — THERAPEUTIQUE GÉNITALE.

La première eondilion pour arriver à guérir la balano posLhile est de mellre à découvert le gland et de l’écarter du prépuce. Pourcela,si l’inflammation n’a pas provoqué de phimosis, on découvrira le gland et, après lavage de celui-ci, de la rainure balano-préputiale et du prépuce, on le recouvrira d’une mince couche d’ouate imbibée de vin aromatique, par-dessus laquelle le prépuce sera rabattu. Plusieurs fois par jour on recommencera ces lavages et ces pansements.

Lorsque l’inllammation a provoqué du phimosis, il faut sans hésiter pratiquer à la cocaïne une fente dorsale du prépuce, de façon à pouvoir découvrir le gland. Les soins seront ensuite les mêmes que précédemment.

(Iliaque lésion sera traitée suivant les indications particulières.

2“ Lymphangites. — Les lymphangites de la verge ne pi’ésentent, au point de vue traitement, aucune indication différente de celles que présentent une lymphangite quelconque.

3“ Phlegmons de la verge. — Ils peuvent être circonscrits ou diffus; je laisse de côté les suppurations d’origine urinaire étudiées dans une autre partie de ce volume.

Circonscrits, les phlegmons de la verge ne prêtent à aucune considération spéciale.

Dilfus, ils affectent parfois, soit en raison delà nature du microbe, soit en raison de sa virulence, ou en raison de l’état du sujet, une forme gangreneuse qui entraîne le sphacèle de toutes les enveloppes de la verge. Dans ces foi'mes, il convient, sans hésiter, de pratiquer d’emblée des débridements au thermocautère et de circonscrire l’inflammalion par une série de pointes de feu pénétrantes. Les pulvérisations, les pansements humides aideront à la guérison. Après élimination des escarres, la répai'ation se fait en général d’une façon remarquablement l'apide. j

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