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TECHNIQUE. — PÉNIS. - IIYPOSPADI AS

longues environ de 5 millimètres ; en ouLi'e, à l’iinion du gland et de la région pénienne, une autre incision perpendiculaire sépare les lambeaux balaniques el péniens (fig. 197).

Les lambeaux étant ainsi délimités, il ne l'este plus qu’à les disséquer ; au niveau de la région pénienne, ils comprendront toute

l'i». 199. — SiiUu’C. Ki.\aüon du second tube de Galli.

l’épaisseur de la peau ; au niveau du gland, la muqueuse doublée d'une petite couche de tissu spongieux (tîg. 11J8).

b. Passage des fils. — Les sutures qui vont rapprocher les lambeaux doivent être faites avec des fils d’argent arrêtés d’une façon spéciale; la suture ordinaire échoue toujours ou presque toujours.

Pour les placer, on procède de la façon suivante :

I.es fils d’argent .sont passés au moyen de l’aiguille de lleverdin ; ils pénètrent à la base d’un lambeau d’un côté, cheminent sous la surface avivée, ressortent à runion delà surface médiane non avivée, puis cheminentde l’autre côté, de façon symétrique. Les

fils doivent être placés distants les uns des aulrcs d’une longueur égale à la distance (pii sépare les trous percés dans b>s liges de plomb.

Kig. 200. — Uponilion Icniiimie. Une sonde est pincée dnns l’orilice nnoniinl nlin de protéger In suturé du coninct de ruriiie.

MAFION. — THÉRAPEUTIQUE GÉNITALE.

c. Rapprochement des tissus. — Une des exlrémités des fils est passée dans les Irons d’une des liges. Chacun des fils est, après passage dans le trou, enroulé deux ou trois fois autour de la tige; puis la portion e.xubéraute est coupée. Ainsi les fils sont fi.xés d’un côlé.

Lin morceau de sonde en gomme est placé dans la portion qui forme le canal, sous les fils d’argent.

L’autre e.xtrémité des fils est alors introduite dans les trous de l’autre tige ; puis les deux tiges sont rapprochées et fixées de la façon suivante : un fragment de tuhe de Galli est placé sui' un fil, et pendant que le fil est maintenu par une pince, le fragment saisi par une autre pince est poussé jusqu’à ce qu’on estime le rapprochement des tissus suffisant; à ce moment, la pince écrase le tuhe, et ainsi les deux tiges se trouvent maintenues (lig. ItiOi. La même opération est répétée sur chacun des autres fils.

On complétera l’affrontement par ([uelques points de suture superficiels au catgut (lig. 200).

Enfin on placera dans l’orifice anormal une sonde à demeure que l’on mettra au point et que l’on fixera au moyen d’un fil traversant les lèvres de l’orifice. 11 sera quelquefois nécessaire de débrider un peu l’ouverture étroite de l’urètre, afin de pouvoir introduire la sonde.

Comme j)ansement, on appliquera une poudre antiseptique quelconque, de la gaze stérilisée, et par-dessus un makintosh de façon à isoler autant que possible la région antérieure du méat postérieui’. 11 sera utile, lorsque le canal à réparer présentera une gi-ande longueur, d’empêcher le malade de dormir pendant deux ou trois nuits, afin d’éviter les érections involontaires.

Oti pouira retirer les fils d’argent au septième jour ; pour cela, on sectionnera tous les fils d’un côté entre les tissus et la lige de j)lomb, puis on les enlèvera tous ensemble en tii'ant sur l'autre lige.

A ce moment, on peut l’etirer la sonde qui était j)lacée dans le nouveau canal, pour ne la replacer que de temps en temps, lorsque la cicatrisation est complètement achevée, afin de calibrer lecanal obtenu.

l.a sonde à demeure a dû être changée vers le sixième jour; elle sera définitivement supj)rimée vers le dixième, lorsque la cicatrisation .sera complète.

Dans les premiers jours que le malade urinera seul, il devra, après chaque miction, laver soigneusement la cicatrice, afin d’en éviter l’irritation et l’infection.

Abouchement du nouveau et de l’ancien canal. — Cette dernière opération ne iteul être faite que lor.sque la cicatrice du

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